‹ Les Auteurs grecs expliqués d'après une méthode nouvelle par deux traductions françaisesChapitre 22 sur 113 · CS ΨΨΥΨΡῚ · texte numérisé non relu

CS ΨΨΥΨΡῚ

32 OMIAIA ΕΙΣ ΤΟ" IPOÿEXE ZEAYTQ.

- - LU LA , - Θεοῦ μὴ ἐμπλέχου ταῖς τοῦ βίου πραγματείαις, ἵνα τῷ στρατολογήσαντι ἀρέσης. Ὃ ἀθλητὴς, πρόσεχε σεαυτῷ, μή πού τινα παραδῆς τῶν ἀθλητιχῶν νόμων . Οὐδεὶς γὰρ στεφανοῦται, ἐὰν un νομίμως ἀθλήση. Μιμοῦ τὸν Παῦλον, χαὶ τρέχοντα, \ ἢ \ , δ SRE TE Ὁ} 5 x , χαὶ παλαίοντα, καὶ πυχτεύοντα᾽ xal αὐτὸς, ὡς ἀγαθὸς πύχτης, - τ \ / “ἀμετεώριστον ἔχε τὸ τῆς ψυχῆς βλέμμα. Σχέπε τὰ χαίρια᾽ τῇ - 22 - 3 x A' Ur \ A 3 7 LU προδολὴ τῶν χειρῶν * ἀτενὲς τὸ ὄμμα πρὸς τὸν ἀντίπαλον ἔστω. - » (44 , [4 Ἔν τοῖς δρόμοις τοῖς ἔμπροσθεν ἐπεχτείνου. Οὕτω τρέχε , ἵνα ΩΣ LI LA τω , χαταλάδης. ᾿Εν τῇ πάλη τοῖς ἀοράτοις ἀνταγωνίζου. Τοιοῦτόν σε εἶναι διὰ βίου 6 λόγος βούλεται,

τ LA 2 \ ΕῚ / LT "ἃ - \ \ τῶν συνεργούντων εἷς TO εὐαγγέλιον τοῦ Χριστοῦ, καὶ τὴν

rasse pas dans les affaires de cette vie, si tu veux plaire à celui qui va appelé sous ses drapeaux. Athlète, observe-toi, afin que tu ne transgresses aucune des lois qui te regardent. Nul n’est couronné s’il n’a combattu selon les lois. Imite saint Paul à la course, à la lutte, au pugilat; que le regard de ton âme, comme celui d’un athlète consommé, soit calme et assuré. Que tes mains étendues protégent ces endroits où une blessure est mortelle ; que ton œil demeure fixé sur ton adversaire. Dans les courses, ne songe qu’à ceux qui te précèdent ; fais en sorte de les atteindre. Dans la lutte, combats les adversaires invisibles. C’est ainsi que la sainte parole veut que tu sois durant ta vie entière, jamais languissant, jamais endormi, mais toujours sain, toujours dispos, attentif à t’observer toimême.

V. Le jour ne serait pas assez long, si je voulais énumérer les oc

cupations diverses de ceux qui travaillent à l'Évangile du Christ , et

Υ. CH ἡμέρα

de Dieu ; ne t’embarrasse pas dans les tracas de la vie, [rôlé.

afin que tu plaises à celui qui fa en- Toi, l’athlète, fais-attention à toi-même, de peur que par hasard tu ne transgresses quelqu’une des lois qui-concernent-les-athlètes.

Car aucun n’est couronné, s’il n’a pas combattu selon-les-lois.

Imite Paul, et courant, et luttant, et combattant-au-pugilat ; et toi-même, comme un bon athlète-au-pugilat, aie le regard de l’âme bien-posé (calme).

Couvre les parties vitales par l’avancement des mains ; que ton œil soit fixe vers ton adversaire, Dans les courses fais-effort-vers ceux qui sont devant.

Cours ainsi, afin que tu Les atteignes.

Dans la lutte [510 165.

combats-contre [65 adversaires invi- La parole veut toi être tel pendant toute la vie, ne t’affaissant (ne languissant) pas, ne dormant pas, mais étant-à-la-tête de toi-même avec-sagesse et avec-vigilance.

V. Le jour fera-défaut à moi énumérant et les occupations de ceux qui travaillent-ensemble à l'Évangile du Christ,

4 OMTIAIA ΕἸΣ TO: IIPOSEXE 3EAYTQ.

n/ Σ ΡΞ = er d 3 , # A δύναμιν τοῦ προστάγματος, ὅπως εὐαρμόστως ἔχει πρὸς ἅπαντας.

Π LA Ἂ ἜΞΞ -Ὁ-Ὁ = | À 5» 1 h V τὩ 4 ρόσεχε σεαυτῷ * νηφάλιος éco', βουλευτιχὸς, τῶν παρόντων φύλαξ, προνοητιχὸς τοῦ μέλλοντος. Μὴ τὸ μὲν ἤδη παρὸν διὰ θυμίας προΐεσο, τῶν δὲ μήτε ὄντων, μήτε ἐσομένων τυχὸν" ῥαθυμίας προίεσο, τῶν GE μήτε ὄντων, μήτε ἐσομένων TUYOV*, x = λ ὡς ἐν γερσὶν ὄντων, τὴν ἀπόλαυσιν ὑποτίθεσο. Ἢ οὐχὶ φύσει ὑπάργει τὸ ἀῤῥώστημα τοῦτο τοῖς νέοις, κουφότητι γνώμης ἔχειν ἤδη νομίζειν τὰ ἐλπισθέντα “Ὅταν γάρ ποτε ἠρεμίας λάδωνται, 4 ΄ 29 , 4 € - LA Ἢ ἥσυχίας γυχτερινῆς ; ἀναπλάττουσιν ἑαυτοῖς φαντασίας ἄν-υποστάτους, TA εὐχολία τῆς διανοίας ἐπὶ πάντα φερόμενοι * δποτιθέμενοι περιφανείας βίου, γά ) οὺὑς, εὐπαιδίαν ιθέμενοι περιφανείας > γάμους λαμπροὺς, εὖ Ξ -Ὁ \ \ ΄, TS - γῆρας βαθὺ, τὰς παρὰ πάντων τιμάς. Εἶτα, μηδαμοῦ στῆναι - 3 ANS Ν , \ \ , “- ΕῚ "» A τῶν ἐλπίδων δυνάμενοι, πρὸς τὰ μέγιστα τῶν ἐν ἀνθρώποις c “- " “- A \ , A 7 ὑπερφυσῶνται. Οἴχους χτῶνται χαλοὺς χαὶ μεγάλους" πληρώ-

LA Ν -Ὁ- LA “τ # σαντες τούτους παντοδαπῶν χειυηλίων, γῆν περιδάλλονται,

montrer quelle est la force de notre précepte, avec quelle convenance il s'applique à tous.

Observe-toi toi-même : sois vigilant, réfléchi; conserve le présent et songe à l'avenir. Ne laisse pas perdre par nonchalance ce que tu possèdes déjà, et pour les biens que tu n’as pas, que tu n’auras jamais peut-être, ne te figure pas que tu en jouis, que tu les tiens dans tes mains. N’est-ce donc pas une maladie ordinaire aux jeunes gens, dont l'esprit est si léger, de croire qu’ils possèdent déjà ce qui n'est encore qu'une espérance ? Dans leurs moments de repos, ou au milieu du calme de la nuit, ils se forgent des visions insensées, et leur pensée mobile se porte sur toute sorte d’objets : ils se représentent une vie pleine d'éclat, un brillant hymen , des enfants dont ils sont fiers, une longue vieillesse, des honneurs universels. Puis, incapables de s'arrêter dans leurs espérances, ils s’enflent et s’élèxent jusqu'aux biens les plus enviés chez les hommes..Ils deviennent les maîtres de grands et beaux palais: ils les remplissent de joyaux de

et la puissance du précepte , [facile comment il est d’une-applicationà tous.

Fais-attention à toi-même :

sois vigilant, réfléchi, gardien des choses présentes, prévoyant de l'avenir.

Ne rejette pas par nonchalance ce qui est-présent déjà, mais figure-toi (pour te figurer) la jouissance des choses et qui ne sont pas, et qui ne seront pas peut-être, comme étant dans {es mains.

Ou bien cette infirmité ne se trouve-t-elle pas par nature aux jeunes gens, de croire par légèreté de réflexion avoir déjà les choses espérées ?

Car lorsqu'une fois ils ont trouvé le calme, ou la tranquillité de-la-nuit, ils forment à eux-mêmes des imaginations sans-fondement, étant portés vers toutes choses par la facilité de la pensée ; se supposant des illustrations devie, des hymens brillants, une progéniture-de-mérite, une vieillesse profonde (longue), les honneurs de la part de tous.

Ensuite ne pouvant s'arrêter nulle-part de leurs espérances, ils s’enflent vers les plus grandes des choses parmi les hommes.

Is acquièrent des maisons belles et grandes; ayant rempli celles-ci de joyaux de-toute-sorte,

36 OMIAIA ΕΙΣ TO: HPOXEXE XEAYTO.

L4 Le \ 2 - 2 / " 7 , ἀποτέμηται. Πάλιν τὰς ἐντεῦθεν εὐπορίας ταῖς τῆς ματαιότητος - ΄ / ἀποθήχαις ἐναποχλείουσι. ἸΠροστιθέασι τούτοις βοσχήματα, 5. - se \ P \ « \ οἰχετῶν πλῆθος ἀριθμὸν ὑπερόαῖνον, ἀρχὰς πολιτιχὰς, ἥγεμοῃ ΕἸ - / 4 vas ἐθνῶν, στρατηγίας, πολέμους, τρόπαια, βασιλείαν αὐτήν. | 4 -- - ὮΝ L4 - Ni LA 3 » 2 4 Ἦάντα ταῦτα τοῖς διαχένοις τῆς διανοίας ἀναπλασμοῖς ἐπελθόν-- € A -- LA 3 / b] LA ni LA - 5 ΄ τες, ὑπὸ τῆς ἄγαν ἀνοίας ἀπολαύειν δοχούσι τῶν ἐλπισθέντων, ε DAS , TEE \ 2 ΘΚ LES 3361 ὡς ἤδη παρόντων χαὶ ἐν ποσὶ χειμένων αὐτοῖς. Ἴ[διον ἀῤῥώ- 25 - “ Wie / . 7 ΄ στημὰα τοῦτο ἀργῆς καὶ ῥαθύμου ψυχῆς. ἐνύπνια βλέπειν, τ LA ἐγρηγορότος τοῦ σώματος.

͵ , \ , τ / \ \ Ταύτην τοίνυν τὴν χαυνότητα τῆς διανοίας χαὶ τὴν φλεγμο- \ ΩΣ - ὔ , Er “νὴν τῶν λογισμῶν χαταπιέζων ὃ λόγος, χαὶ οἷον χαλινῷ τινι

2 LA > NI LA > J' \ 4 9 ἀναχρούων τῆς διανοίας TO ἄστατον ; παραγγέλλει τὸ μέγα τοῦτο

toute sorte ; ils les entourent de terres immenses que leur esprit chimérique découpe dass la création. Ils enferment dans des coffres imaginaires les revenus de ces domaines. À tous ces biens ils ajoutent des troupeaux, une foule innombrable d'esclaves, des magistratures civiles, la suprématie sur une nation, des armées, des guerres, des trophées, la royauté même. Lorsque leur vaine imagination s’est promenée sur tous ces fantômes, ils se figurent, dans l’excès de leur démence, qu’ils jouissent déjà de ces biens espérés, qu’ils les possèdent, qu'ils les touchent du doigt. C’est une infirmité propre à l’âme oiïsive et indolente, de voir des rêves quand le corps est éveillé.

Pour réprimer cette effervescence de la pensée et ces emportements de l’esprit, pour contenir comme avec un frein cette imagina-

tion qui s’égare , l’Écriture nous proclame ce grand et sage pré-

ils s’entourent de terre, aussi-considérable-que la vanité des raisonnements peut en détacher pour eux de la création entière, De nouveau ils enferment dans les coffres de la vanité les revenus de là (de ces terres).

Ils ajoutent à ces choses des troupeaux, une multitude de serviteurs qui surpasse {out nombre, des magistratures civiles, des commandements de nalions, des charges-de-généraux, des guerres, des trophées, la royauté elle-même.

Ayant abordé toutes ces choses par les imaginations vides (vaines) de la pensée, ils paraissent à eux-mêmes (croient) par la folie à-l’excès (excessive) jouir des choses espérées comme déjà étant-présentes, etse trouvant devant les pieds à eux.

Cette infirmité est propre à une âme oisive et nonchalante, de voir des rêves, le corps étant éveillé.

La sainte parole donc, comprimant cette frivolité de la pensée [ments, et cet échauffement des raisonneet réprimant comme avec un frein l'instabilité de la pensée, commande ce commandement grand et sage:

LA bd Pas De nt dl iv"

38 OMIAIA ΕἸΣ TO - IIPOSEXE SEAYTQ.

χαὶ σοφὸν παράγγελμα - Σεαυτῷ, φησὶ, πρόσεχε" μὴ ὑποτιθέμενος τὰ ἀνύπαρχτα, ἀλλὰ τὰ παρόντα πρὸς τὸ συμφέρον διατιθέμενος. Οἰμαι δὲ κἀχεῖνο τὸ πάθος ἐξαιροῦντα τῆς συνῃ { LA Se Z LA 0 nd 4 dl θέ 4 ηθείας, ταύτῃ χρήσασθαι τῇ παραινέσει τὸν νομοθέτην᾽. ᾿Επειδὴ ῥάδιον ἑκάστῳ ἣμιῶν πολυπραγμονεῖν τὰ ἀλλότρια À τὰ οἰχεῖα ἑαυτοῦ διασχέπτεσθαι, ἵνα μὴ τοῦτο πάσχωμεν, παῦσαι, “ἢ \ - δου \ "4 LIEN φησὶ, τὰ τοῦ δεῖνος χαχὰ περιεργαζόμενος * μὴ δίδου σχολὴν τοῖς λογισμοῖς τὸ ἀλλότριον ἐξετάζειν ἀῤῥώστημα * ἀλλὰ ἣν ς λογισμοῖς \OTE ξεταῦ pô ik À σαυτῷ πρόσεχε * τουτέστιν, ἐπὶ τὴν οἰχείαν ἔρευναν στρέφε σου τὸ ὄμμα τῆς ψυχῆς. Πολλοὶ γὰρ, κατὰ τὸν λόγον τοῦ Κυρίου. τὸ vo / 1-9 3 - 539 CET 2 Ά A μὲν κάρφος τὸ ἐν τῷ ὀφθαλμῷ τοῦ ἀδελφοῦ κατανοοῦσι, τὴν δὲ ἐν τῷ οἰχείῳ ὀφθαλμῷ δοχὸν οὐχ ἐμύλέπουσι. Μὴ παύσῃ τοίνυν διερευνώμενος σεαυτὸν, εἴ σοι at” ἐντολὴν ὃ βίος πρόεισιν " ἀλλὰ μὴ τὰ ἔξω περισχόπει, εἴ πού τινος μῶμον ἐξευρεῖν

cepte : Observe-toi toi-même ; ne suppose pas ce qui n'existe point, mais tire de la réalité le parti le plus profitable. Je pense qu’en nous faisant cette recommandation le législateur avait aussi en vue de retrancher un des abus du commerce de la vie. Comme chacun de nous est plus porté à s'inquiéter des affaires d'autrui qu’à examiner les siennes propres, pour nous préserver de ce défaut : Cesse, nous dit-il, de t’occuper des vices de tel ou tel ; ne donne pas à ton esprit le loisir de rechercher les infirmités d'autrui; mais observe-toi toi-même, c'est-à-dire applique à l’étude de toi-même l’æœil de ton âme. Beaucoup, selon l'expression du Seigneur, voient une paille dans l’œil de leur frère, et ne voient pas une poutre dans le leur. Ne cesse donc pas de t’examiner toi-même, si tu veux vivre conformément au précepte; ne regarde pas autour de toi pour essayer de découvrir les fautes d’autrui, comme ce Pharisien vain et insolent,

un ὑποτιθέμενος

Fais-attention à toi même, dit-elle :

ne supposant pas

les choses sans-réalité,

mais disposant les choses présentes en vue de ce qui est-utile.

Et je crois le législateur

s’être servi de cette exhortation aussi enlevant (voulant retrancher) du commerce (de la société)

cette maladie. [nous Puisqu’il est plus facile à chacun de de s'occuper des affaires d’-autrui que de considérer

les affaires propres de lui-même, afin que nous n’éprouvions pas cela, cesse, dit-il,

t’occupant (de l’occuper)

des choses mauvaises d’un tel;

ne donne pas loisir à tes pensées d'examiner

l'infirmité d’-autrui;

mais fais-attention à toi-même ; c’est-à-dire,

tourne l’œil de l’âme de toi

vers l’inyestigation qui t’est propre.

Car beaucoup,

selon la parole du Seigneur, apercoivent à la vérité la paille celle dans l’œil de leur frère,

mais ne voient pas la poutre

dans leur œil propre.

Ne cesse donc pas

recherchant (d'étudier) toi-même,

si la vie s’ayance à toi

selon le commandement ;

mais n'examine pas

les choses du dehors,

pour voir si peut-être tu pourrais trouver un blâfne de quelqu'un, selon (comme) ce Pharisien

40 OMIAIA ΕἸΣ TO‘ IIPOSEXE ZEAYTQ.

ὃς εἱστήκει ἑαυτὸν Ouxatdv, χαὶ τὸν τελώνην χατευτελίζων * ἀλλὰ σεαυτὸν ἀναχρίνων μὴ διαλίπης * μή τι χατὰ τὰς ἐνθυυήσεις ἥμαρτες, μή τι ἣ γλῶσσα παρώλισθε τῆς διανοίας προεχδραμοῦσα, μὴ ἐν τοῖς ἔργοις τῶν χειρῶν πέπραχταί τι τῶν ἀῤδουλήτων. Κἂν εὕρης ἐν τῷ βίῳ σεαυτοῦ πολλὰ τὰ ἁμαρτήματα (εὑρήσεις δὲ πάντως ἄνθρωπος ὧν), λέγε τὰ τοῦ τελώνου " ὋὉ Θεὸς, ἱλάσθητί μοι τῷ ἁμαρτωλῷ.

qui, debout dans le temple, se justifiait lui-même et rabaissait le publicain ; mais demande-toi à chaque instant si tu n’as pas péché par la pensée, si ta langue, plus prompte que ton esprit, n’a pas failli, si tu n’as pas commis quelque faute involontaire dans les œuvres de tes mains. Et si tu trouves dans ta vie un grand nombre de péchés, comme tu ne manqueras pas d’en trouver, puisque tu es homme, dis avec le publicain : Mon Dieu, ayez pitié de moi qui suis un pécheur.

Observe-toi donc. Si ta prospérité est éclatante, si tout le cours de la vie est heureux, il est utile que cette maxime se présente à ton esprit, comme un sage conseiller qui te rappelle ce que sont les choses humaines. Si, au contraire, tu es accablé par le malheur, il

est bon encore qu’elle retentisse à ton cœur, afin que l’orgueil ne

bb δὼ

insolent et fanfaron, qui se tenait justifiant lui-même, et dépréciant le publicain ; mais ne t’interromps pas interrogeant toi-même :

si tu n’as pas péché en quelque chose en tes pensées, si ta langue n’a pas glissé (failli) en quelque chose ayant couru-en-avant de ton idée, si quelqu’une des choses involontaires n’a pas été accomplie dans les œuvres de tes mains, Et si tu as trouvé dans la vie de toi-même les fautes nombreuses (or tu Les trouveras de-toute-facon étant homme), dis les paroles du publicain:

Dieu, sois-propice à moi le pécheur.

Fais-attention donc à toi-méme.

Cette parole se tiendra-auprès-de toi utilement, et florissant dans-un-temps brillamment, et toute ta vie .

étant portée selon un cours prospère, comme un bon conseiller apportant ressouvenance des choses humaines.

Et assurément aussi elle pourrait être à propos étant répétée au cœur à toi pressé (accablé) par les circonstances, en sorte que toi et n’être pas élevé par orgueil

42 OMIAIA ΕἸΣ TO: ΠΡΟΣΕΧΕ 3EAYTO.

4 ψ A La μήτε τύφῳ πρὸς ἀλαζονείαν ὑπέρογκον ἐπαρθῆναι, μήτε LA \ Ὁ ἀπογνώσει πρὸς ἀγεννὴ δυσθυμίαν χαταπεσεῖν. Πλούτῳ χομᾶς ; καὶ ἐπὶ προγόν : is; χαὶ ἐπαγάλλ: (δ μᾶς"; ρογόνοις μέγα φρονεῖς; χαὶ ἐπαγάλλη πατρίδι, \ LÀ À a \ - \ LA - L4 xat χάλλει σώματος, Hal ταῖς παρὰ πάντων τιμαῖς; Πρόσεχε τ € A 5 « τ σεαυτῷ, ὅτι θνητὸς εἰ. “Ὅτι YA εἰ, nai εἰς γῆν ἀπελεύση" , ἴ \ \ TR -" / 6 3 Περίόλεψαι τοὺς πρὸ σοῦ ἐν ταῖς ὁμοίαις περιφανείαις ἔξετα- L4 τὭω ᾿ο-ὩῸὉ σθέντας. Ποῦ οἱ τὰς πολιτικὰς" δυναστείας περιδεθλημένοι: ποῦ ar / RTE , , οἱ δυσμαχώτατοι ῥήτορες : ποῦ οἱ τὰς πανηγύρεις διατιθέντες ; οἵ λαμπροὶ ἱπποτρόφοι᾽, οἱ στρατηγοὶ, of σατράπαι, οἵ , ΩΝ τύραννοι ; Οὐ πάντα χόνις ; οὐ πάντα μῦθος; Οὐχ ἐν ὀλίγοις ὀστέοις τὰ μνημόσυνα τῆς ζωῆς αὐτῶν ; "Eyxuov τοῖς τάφοις, εἰ δυνήση διαχρῖναι τίς 6 οἰχέτης καὶ τίς ὃ δεσπότης, τίς ὅ A \ / [4 Lu ,ὔ Ν΄ A πτωχὸς χαὶ τίς ὃ πλούσιος. Διάχρινον, εἴ τίς σοι δύναμις, τὸν

2 =) \ τ 4 \ " Ξ ε 2 A τω 2 Ὁ \ δέσμιον ἀπὸ τοῦ βασιλέως. τὸν ἰσχυρὸν ἀπὸ τοῦ ἀσθενοῦς. τὸν ἢ pl ᾽

t’enfle pas jusqu’à une excessive insolence et que le découragement ne te jette pas dans un lâche abattement. Es-tu enivré de ta richesse ? es-tu fier de tes aïeux ? es-tu orgueilleux de ta patrie, de la beauté de ton corps, des hommages que te rendent tous les hommes ? Observe-toi, songe que tu es mortel, Que tu es poudre et que tu retourneras en poudre. Vois ceux qui ont joui avant toi des mêmes distinctions. Où sont ces hommes revêtus des magistratures de ja cité? où sont ces invincibles orateurs? où sont ces ordonnateurs de fêtes, ces brillants éleveurs de coursiers, ces généraux, ces satrapes, ces tyrans°? Tout cela n’est-il pas poussière ? tout cela n’est-il pas un vain nom ? Quelques ossements ne sont-ils pas les seuls monuments qui restent de leur vie ? Penche-toi sur les tombeaux, et distingue, si tu le peux, l’esclave et le maître, le pauvre et le riche. Re-

connais, si cela est en ton pouvoir, le prisonnier d’avec le roi, le fort

à une forfanterie excessive,

et ne pas tomber par désespoir

à un découragement sans-noblesse.

Tu es-fier de ta richesse? [leux) et tu penses grandement (es orgueilau-sujet-de fes ancêtres?

et tu te glorifies de {a patrie,

et de la beauté de ton corps,

et des honneurs

qui te sont rendus par tous?

Fais-attention à toi-même, considérant que tu es mortel, Quetues terre,

et que tu t'en iras en terre.

Examine

ceux qui ont été classés avant toi dans les illustrations semblables.

Où sont ceux qui ont été revêtus de magistratures civiles ?

où sont lesorateurs très-invincibles?

où sont ceux qui disposaient

les fêtes ?

les brillants éleveurs-de-coursiers, les généraux, les satrapes,

les tyrans? [poussière ?

Toutes ces choses ne sont-elles pas toutes ces choses

ne sont-elles pas un vain récit ?

Les monuments de la vie d’eux

ne sont-ils pas dans des ossements peu-nombreux ?

Baisse-toi-sur les tombeaux,

pour voir si tu pourras disceruer qui fut l’esclave et qui fut le maître, qui fut le pauvre et qui fut le riche.

Distingue,

si quelque pouvoir en est à toi,

le prisonnier du roi,

le fort du faible,

le beau du laid.

TE

PE ΘΒεδ ὌΝ Se M # it es F8 > EVTOET 1, απὸ τοῦ OUGELOOUC . εμνήμιενος QUY τῆς QUGEUXC > AUX

44 OMIAIA ΕΙΣ TO: ΠΡΟΣΕΧΕ XEAYTO.

͵ # 4 os LS 3 ἐπαρθήση ποτέ " μεμνήσῃ δὲ σαυτοῦ, ἐὰν προσέχῃς σεαυτῷ. ΄, ᾿ LT > “-- VI. Πάλιν δυσγενής τις εἰ χαὶ ἄδοξος, πτωχὸς ἐκ πτωχῶν. »] # 4 ) 2 θε a es 5 € # D. δ. ἃ La ἀνέστιος, ἄπολις, ἀσθενὴς, τῶν ἐφ᾽ ἡμέραν ἐνδεὴς, τρέμων Ἁ ΕῚ a 4 4 € , SN ΄ LA τοὺς ἐν δυναστεία, πάντας ὑποπτήσσων διὰ ταπεινότητα βίου;

1{τ LS \ L \ 2.2 € , = JET A" τωχὸς γὰρ, Φησὶν, οὖχ ὑφίσταται ἀπειλήν -» - τω 51 d 291 x 5 “- ’ ἀπογνῷς σεαυτοῦ, μηδ᾽ ὅτι οὐδὲν ζηλωτὸν ἐν τῷ παρόντι σοι πρόσεστι, πᾶσαν ἀγαθὴν ἀποῤῥίψης ἐλπίδα - ἀλλ᾽ ἀνάγαγε - \ δὲ , \ EN € L4 “ "-Ὁ-Ὁσεαυτοῦ τὴν Ψυχὴν πρός τε τὰ ἤδη ὑπηργμένα σοι παρὰ τοῦ Θεοῦ ἀγαθὰ. χαὶ πρὸς τὰ Ôù ἐπαγγελίας ὕστερον d ί Ὁ ἀγαθὰ, χαὶ πρὸς γγελίας ὕστερον ἀποχείμενα. Πρῶτον μὲν οὖν, ἄνθρωπος εἰ, μόνον τῶν ζώων θεόπλαστον. LE ἍΝ CU - , , Ἄρ᾽ οὐχ ἐξαρχεῖ τοῦτο σωφρόνως λογιζομένῳ πρὸς εὐθυμίαν A 3 , 9 ΣΟ > © - “- - - - \ τὴν ἀνωτάτω", τὸ ὅπ᾽ αὐτῶν τῶν χειρῶν τοῦ Θεοῦ τοῦ τὰ , LA

d’avec le faible, le beau d’avec le laid. Si tu te souviens de ce qu’est ta nature, tu ne t’enorgueilliras jamais ; or, tu te souviendras de ce que tu es, si tu t’observes toi-même,

VI. Es-tu sans naissance et sans renommée, pauvre parmi les pauvres, sans foyer, sans patrie, faible, privé des choses les plus nécessaires à la vie, tremblant devant ceux qui sont au pouvoir, redoutant tous les autres hommes à cause de l’humilité de ta condition (car le pauvre, dit le sage roi, ne peut résister aux menaces)? Eh bien! ne désespère pas de toi-même, et, parce que tu ne possèdes aucun de ces biens qu'on envie, ne rejette pas toute bonne espérance ; reporte ton âme à la pensée des bienfaits que Dieu Va déjà accordés, et de ceux que sa promesse te réserve un jour.

D'abord, tu es homme , et l’homme est le seul animal que Dieu ait faconné de ses mains. N'est-ce pas assez déjà pour t’inspirer la plus haute confiance, si ton esprit est sage, que d’avoir été formé par les propres mains du Dieu qui a ordonné l'univers ? surtout lorsque ta ressemblance avec ton créateur te permet de t’élever par une vie

VI Πάλιν εἰ τις δυσγενὴς χαὶ ἄδοξος, πτωχὸς ἐχ πτωχῶν, ἀγέστιος, ἄπολις; ἀσθενὴς, ἐνδεὴς τῶν ἐπὶ ἡμέραν, τρέμων τοὺς ἐν δυναστεία, ὑποπτήσσων πάντας διὰ ταπεινότητα βίου ;

ρα τοῦτο oÙx ἐξαρχεῖ λογιζομένῳ σωφρόνως πρὸς εὐθυμίαν τὴν ἀνωτάτω, τὸ διχπλασθῆναι ὑπὸ τῶν χειρῶν αὐτῶν τοῦ Θεοῦ τοῦ συστησαμένου τὰ πάντα:

Te souvenant donc de ta nature, tu ne l’enorgueilliras jamais; or tu te souviendras de toi-même, si tu fais-attention à toi-méme,

VI. D’un-autre-côté es-tu quelqu'un de-basse-naissance, et sans-renommée, pauvre entre les pauvres, sans-foyer, sans-ville, sans-force, manquant des choses nécessaires pour chaque jour, redoutant ceux qui sont en puissance, tremblant-devant tous à cause de l’humilité de ta vie?

Car le pauvre, dit Salomon, ne supporte pas la menace.

Ne désespère donc pas de toi-même, et ne rejette pas toute bonne espérance, parce que nulle chose digne-d’envie n’est à toi dans le présent; mais reporte l’âme de toi-même et vers les biens donnés-précédemment déjà à toi par Dieu, et vers ceux réservés plus tard en-vertu-de la promesse.

D'abord donc, tu es homme, seul desanimaux faconné-par-Dieu.

Esé-ce que ceci ne suffit pas à un homme réfléchissant sagement pour inspirer une confiance celle le plus haut (la plus grande), le avoir été faconné par les mains mêmes du Dieu qui a formé toutes les choses ?

ensuite ceci que aussi, ayant été fait à l’image de celui qui a créé toi,

46 OMIAIA ΕἸΣ TO: ΠΡΟΣΕΧῈ ΣΕΑΥΤΏ.

ὅμοτιμίαν δι’ ἀγαθῆς πολιτείας ἀναδραμεῖν; Ψυχὴν ἔλαδες \ S. © \ = PO “ \ ,ὕ γοερὰν, δι᾽ ἧς Θεὸν περινοεῖς, τῶν ὄντων τὴν φύσιν λογισμῷ τ“ , NU A do ΄ ’, \ χαθορᾶς, σοφίας δρέπη χαρπὸν ἥδιστον. Πάντα μέν σον τὰ 1 ᾿ - Led (24 , \ ΕΣ La \ 2 Ὁ“ χερσαῖα ζῶα, ἥμερά τε χαὶ ἄγρια, πάντα δὲ τὰ ἐν ὕδασι δι- LA \ do \ JA / τ δι οω ΤΩΝ αιτώμενα 7) χαὶ ὅσα τὸν ἀέρα διαπέταται τοῦτον, δοῦλά ἐστι καὶ ὑποχείρια. Οὐ σὺ μέντοι τέχνας ἐξεῦρες, χαὶ πόλεις συνεστήσω, καὶ ὅσα ἀναγχαῖα, χαὶ ὅσα πρὸς τρυφὴν ἐπενόησας ; Οὐ βάσιμά \ Δ ΟΝ >" ΑΒ ΤᾺ 3 = \ 4 € - σοι τὰ πελάγη διὰ τὸν λόγον᾽ : Οὐ γῆ καὶ θάλαττα ὑπηρετεῖ τῷ , “- ÈS 2 DA αἱ où x x AUS J 0 CT A aà βίῳ τῷ σῷ ; Οὐχ ἀὴρ χαὶ οὐρανὸς καὶ ἀστέρων χορεῖαί σοι τὴν ἑαυτῶν ἐπιδείχνυνται τάξιν ; Τί οὖν μικροψυχ εἴς ὅτι ἵππος σοι οὐχ ἔστιν ἀργυροχάλινος: ᾿Αλλ᾽ ἥλιον ἔχεις ὀξυτάτῳ δρόμῳ διὰ

/ d SN dre / À ) ἫΝ Où D 2 # TAC NS ἥμερας οαοουχουντα σοι τὴν ᾿ιαμπαοα + UUX ἐχεις ἄργυρου

vertueuse au rang même des anges ? Tu as recu une âme intelligente, par laquelle tu concois Dieu, tu te rends compte de la nature des êtres, tu cueilles le fruit le plus doux de la sagesse. Tous les animaux que portent la terre, privés ou sauvages, tous ceux qui vivent dans les eaux, tous ceux qui fendent cet air, sont tes serviteurs et tes esclaves. N'est-ce pas toi qui as inventé les arts, qui as fondé des villes, qui as imaginé tout ce qui sert à tes besoins ou à tes plaisirs? Ne marches-tu pas sur les mers, grâce à ton génie? La terre et les eaux ne fournissent-elles pas à ta vie? L’air et le ciel et les chœurs des astres ne te montrent-ils pas leur ordre admirable? Pourquoi donc t’affliger, si tu ne possèdes pas un coursier au frein d’argent ? N’as-tu pas le soleil qui, dans sa course infatigable, v’é-

claire durant tout le jour de son flambeau? Tu n’as pas de candéla

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