‹ Les Auteurs grecs expliqués d'après une méthode nouvelle par deux traductions françaisesChapitre 23 sur 113 · PONT · texte numérisé non relu

PONT

Σὺ μέντοι οὐχ ἐξεῦρες τέχνας, χαὶ συνεστήσω πόλεις, χαὶ ἐπενόησας ὅσα ἀναγχαῖα, χαὶ ὅσα πρὸς τρυφήν; Τὰ πελάγη où βάσιμά σοι διὰ τὸν λόγον ; Γῆ xai θάλαττα οὖχ ὑπηρετεῖ τῷ βιῷ τῷ σῷ; ᾿Αὴρ χαὶ οὐρανὸς χαὶ χορεῖαι ἀστέρων οὖκ ἐπιδείχνυνταί σοι τὴν τάξιν ἑαυτῶν :

tu peux l’élever

par une vertueuse conduite

au même-degré-d’honneur

des( que les anges)?

Tu as reçu une âme intelligente, par laquelle tu conçois Dieu,

tu vois par le raisonnement

la nature des choses qui sont,

tu cueilles un fruit très-agréable

de sagesse.

Tous les animaux de-la-terre,

et doux et sauvages,

et tous ceux qui vivent

dans les eaux,

et tous-ceux-qui volent-à-travers cet air-ci,

sont pour toi esclaves et soumis.

Et toi n’as-tu pas trouvé des arts, et w’as-tu pas formé des villes,

et n’as-tu pas imaginé [res, toutes-les-choses-qui sont nécessaiet toutes-celles-qui sont

en-vue-de plaisir ?

Les mers

ne sont-elles paspraticables pour toi grâce-à ta raison ?

La terre et la mer

ne subviennent-elles pas

à la vie tienne ?

L’air et le ciel

et les chœurs des astres

ne montrent-ils pas à toi l’arrangement d'eux-mêmes ?

Pourquoi donc as-tu-l’âme-humble, parce qu’un cheval au-frein-d’argent n’est pas toi?

Mais tu as le soleil

qui porte à Loi le flambeau

pendant tout le jour

par une course très-rapide.

48 OMIAIA ΕἸΣ ΤΟ ΠΡΟΣΕΧΕ XEAYTQ.

χαὶ χρυσοῦ λαμπηδόνας, ἀλλὰ σελήνην ἔχεις μυρίῳ σε τῷ παρ᾽ αὐτῆς φωτὶ περιλάμπουσαν. Οὐχ ἐπιδέδη,κας ἁρμάτων χρυσοχολλήτων, ἀλλὰ πόδας ἔχεις, οἰχεῖον ὄχημα χαὶ συμφυὲς σεαυτῷ. Τί οὖν μαχαρίζεις τοὺς τὸ ἁδρὸν βαλάντιον χεχτημέγους, χαὶ ἀλλοτρίων ποδῶν εἰς τὴν μετάδασιν δεομένους: Οὗ χαθεύδεις ἐπὶ χλίνης ἐλεφαντίνης, ἀλλ᾽ ἔχεις τὴν γῆν πολλῶν ἐλεφάντων τιμιωτέραν, καὶ γλυχεῖαν ἐπ᾿ αὐτῆς τὴν ἀνάπαυσιν, ταχὺν τὸν ὕπνον χαὶ μερίμνης ἀπηλλαγμένον. Οὐ χατάχεισαι ὑπὸ χρυσοῦν «ὄροφον, ἀλλ᾽ οὐρανὸν ἔχεις τοῖς ἀῤδήτοις τῶν ἀστέρων χάλλεσι περιστίλθοντα. Ταῦτα μὲν δὴ τὰ ἀνθρώπινα" τὰ δ᾽ ἔτι μείζω. Διὰ σὲ Θεὸς ἐν ἀνθρώποις, Πνεύματος ἁ ἁγίου διανομὴ, θανάτου χατάλυσις, ἀναστάσεως ἐλπὶς, θεῖα προσbres d’or et αἰ ἀγσϑηΐ, mais la lune te baigne de sa riche lumière. Tu ne montes pas sur des chars d’or, mais tu as des pieds, c’est ta voiture à toi, elle ne te quitte point. Pourquoi donc envies-tu ceux dont la bourse est pleine, et qui, pour se déplacer, ont besoin de pieds qui ne sont pas à eux ? Tu ne dors pas sur un lit d'ivoire, mais tu as la terre, plus précieuse que tout l’ivoire du monde, où tu reposes doucement, où tu trouves un sommeil prompt et exempt de soucis. Tu n’habites pas sous un lambris doré, mais tu as le ciel où resplendit la merveilleuse beauté de tous les astres. Tels sont les biens de cette vie mortelle, et il en est d’autres qui les surpassent : un Dieu vivant parmi les hommes pour l’amour de toi, la répartition des grâces

du saint Esprit, la mort vaincue, l’espoir d’une résurrection, des

Tu n’as pas des candélabres d’argent et d’or, mais tu as la lune qui brille-autour-de toi de la lumière infinie qui vient d'elle.

Tu n’es pas monté-sur des chars plaqués-d’or, mais tu as des pieds, moyen-de-transport qui est propre et naturellement-cohérent à toi-même.

Pourquoi donc trouves-tu-heureux ceux qui possèdent la bourse grosse, et qui ont-besoin de pieds étrangers pour la locomotion?

Tu ne dors pas sur un lit d’-ivoire, mais tu as la terre qui est plus précieuse que de nombreux éléphants, et le repos doux sur elle, le sommeil prompt et débarrassé de souci.

Tu ne reposes pas sous un plafond d’-or ; mais tu asle ciel tout-étincelant des beautés inexprimables des astres.

Ces bienfaits à la vérité donc sont les bienfaits humains; mais les autres sontencore plus grands. ‘ Pour toi un Dieu parmi les hommes la distribution de J’Esprit saint, la destruction de la mort, l'espoir de la résurrection, des préceptes divins

ES

50 OMIAIA EI TO: IIPOSEXE ΣΕΑΥΤΩ.

\ \ ἕτοιμοι, τοὺς ὑπὲρ τῆς ἀρετῆς πόνους μὴ ἀποδράντι Ἴ \ LA La es 1 VIL ᾿Εὰν προσέχῃς σεαυτῷ, ταῦτα καὶ ἔτι πλείω εὑρήσεις \ 4 \ 2 A Ἁ - a 2 περὶ σεαυτόν " χαὶ ἀπολαύσεις μὲν τῶν παρόντων, οὗ μιχρο-- 7 1 A Al rar κἀν" Ἶ Η ψυχήσεις ὃξὲ πρὸς τὸ ἐνδέον. mL σοι παριστάμενον τὸ

τῶν λογισμῶν χατεχράτησε, καὶ Expéon 070 θυμοῦ πρός τε ͵ - - \ 7e . 3 \

LS

préceptes divins qui rendent ta vie plus parfaite, une route tracée vers Dieu par le respect de ses commandements, un royaume céleste où tu peux prétendre, des couronnes de justice qui te sont préparées, si tu consens à travailler pour la vertu.

VII. Observe-toi, et tu reconnaîtras en"toi-même tous ces bienfaits et de plus nombreux encore; tu jouiras des biens que tu possèdes , loin de te décourager à la pensée de ceux que tu r’as pas, Toujours présent à ton esprit, ce précepte viendra à ton aïde de mille manières. La colère a-t-elle triomphé de ta raison, t’entraînet-elle à des paroles inconvenantes, à des actes violents et dignes d’une bête sauvage ? si tu t’observes , tu réprimeras ton emportement comme un coursier indocile et rétif , tu lui feras sentir le fouet de la divine parole. Tu seras maître de ta langue, tu ne porteras pas la main sur celui qui t’a offensé. Que des désirs pervers viennent aiguillonner ton âme ct la jettent dans de fougueux et indomptables

NII. ᾿Εὰν προσέχῃς σεαυτῷ,

perfectionnant la vie de toi,

le voyage vers Dieu

par les commandements,

la royauté des cieux préparée, des couronnes de justice prêtes pour {oi n'ayant pas fui

les peines pour la vertu.

VIL.Si tu fais-attention à toi-même, tu trouveras autour de toi-même ces bienfaits et de plus nombreux encore ; et tu jouiras à la vérité des biens présents, et tu ne seras-point-abattu par-rapport-à ce qui 6 manque.

Se présentant à toi partout, le précepte te fournira le secours grand, Par-exemple, la colère ἃ vaincu les raisonnements (la raison) de toi, ettu es emporté par cette colère et à des paroles inconvenantes, et à des actions violentes et dignes-d’une-bête-sauvage ?

si tu fais-attention à toi-même, tu réprimeras la colère comme un poulain désobéissant et rétif-à-la-bride, l’atteignant du coup de la parole divine comme d’un fouet,

Et tu seras maître aussi de ta langue, et tu ne jetteras pas tes mains

sur celui qui l’a irrité.

D’un-autre-côté des désirs pervers, rendant-furieuse l’âme de toi,

la jettent dans des élars indomptables etimpossibles-à-réprimer :

si done

52 OMIAIA ΕἸΣ TO * ΠΡΟΣΕΧΕ SEAYTO.

4 2 DA ἡ ϑονῆςε ΕΝ νό! ξνος τῷ r, 4 ὧν 2" aie ὃς Ô VUV EX τῆς 9 ς EYY! με oc Tu) GULATL TU ΝΎ 274 (4 près

Ὁ \ LU ἐν τῇ γεέννη, καὶ À πύρωσις τῆς σαρχὸς μήτηρ γενήσεται τοῦ ai Le ἮΝ ἊΣ “4 a Ἔ δ} θεῖσ € F2 TPE "

T EN ΕΣ / ré , Ν LA

οἷον θεραπαινίδων ἀχολάστων nes χατασιγασθέντος δεσποί-

χαὶ νοε A eZ Lu re Le SA 26: = Ἀν \ 2! K \ ἐρὸν τῆς ψυχῆς, τὸ dE, παθητιχὸν χαὶ ἀλογον. Kat τῷ

AA ΓΑ͂Ν A L Fe S11 ae LA ὧδ ’ μὲν φύσε ει τὸ χρατ τεῖν ὑπ Taoyet, τοῖς οε΄, τὸ UTAXOUELY τῷ λόγῳ

\ / ΕΣ = ” , A xal χαταπείθεσϑαι. MA ποτε οὖν ἐάσης ἐξανδραποδισθέντα τὸν

transports ; si tu t’observes , si tu te souviens que cette volupté d’un moment aura une fin bien amère, que ce plaisir qui chatouille nos sens engendrera le ver dont la morsure sans fin fera notre tourment dans la géhenne, que les ardeurs de la chair allumeront le feu éternel, aussitôt les passions seront mises en fuite, et tu sentiras naître dans ton âme un calme profond et délicieux, comme la présence d’une sage maîtresse fait taire le bruit de servantes indisciplinées.

Abserve-toi donc, et sache que ton âme est composée de deux parties : l’une raisonnable et intelligente, l’autre déraisonnable et sujette aux passions. L’une est faite pour commander, l’autre pour

vbéir et se soumettre à la raison. Ne souffre jamais que ton esprit soit

ὅτι τοῦτο μὲν τὸ παρὸν OU σοι

ai ἡδοναὶ φυγαδευθεῖσαι

tu fais-attention à toi-même,

et si tu te souviens

que ce présent doux à toi

aboutira à une fin amère,

et que le chatouillement

se produisant à présent

dans le corps de nous

par-suite du plaisir,

celui-là engendrera

le ver qui-lance-des-piqûres

châtiant nous éternellement

dans Ja géhenne,

et que l’embrasement de la chair

deviendra mère

du feu éternel,

les plaisirs mis-en-fuite

auront disparu aussitôt,

et un certain calme admirable

et une tranquillité admirable

se fera au dedans autour del’âme,

comme le tumulte

de servantes indisciplinées

ayant élé ramené-au-silence

par la présence

de quelque maîtresse-sage.

Fais-attention donc à toi-même,

et sache que l’une des parties

de l’âine

est raisonnable et intelligente,

l’autre, passionnée et déraisonnable.

Et à l’une le commander

appartient par nature,

et aux autres (aux passions),

le écouter la raison

et lui obéir.

Ne laisse donc jamais l'esprit

ayant été réduit-en-servitude

devenir esclave des passions ;

et d’un-autre-côté au contraire ne

aux passions [permets pas

54 OMIAIA ΕἸΣ TO: ΠΡΟΣΕΧΕ XEAYTQ.

- {0 ES . / \ 2 \ à 4 τοῖς πάθεσι κατεξαναστῆναι τοῦ λόγου, καὶ εἰς ἑαυτὰ τὸ χράτος τῆς ψυχῆς περιστῆσαι.

a τ ‘ Ὅλως δέ σοι À ἀκριδὴς σεαυτοῦ κατανόησις αὐτάρχη παρέξει χειραγωγίαν χαὶ πρὸς τὴν ἔννοιαν τοῦ Θεοῦ. ᾿δν γὰρ προσἐχῆς σεαυτῷ, οὐδὲν δεήσῃ ἐκ τῆς τῶν ὅλων κατασχευὴΐς τὸν δημιουργὸν ἐξιχνεύειν, ἄλλ᾽ ἐν σεαυτῷ, ofovel μιχρῷ τινι / 1 \ £ 4 ΠΣ ee / / ἝΝ "Ά, / χόσμῳ΄, τὴν μεγάλην χατόψει τοῦ χτίσαντός σε σοφίαν. ᾿Ασώ- , \ \ - Ὁ ΕἸ / ” ΕῚ 4 μᾶτον νόει τὸν Θεὸν x τῆς ἐνυπαρχούσης σοι ψυχὴς ἀσωμάτου, \ A2 4 5, πὶ δὲ ὃ \ - ’ 4 μὴ περιγραφόμενον τόπῳ,, ἐπειδὴ οὐδὲ ὃ σὸς νοῦς προηγουμένην ἔχει τὴν ἐν τόπῳ διατριδὴν. ἀλλὰ διὰ τῆς πρὸς τὸ σῶμα συναφείας ἐν τόπῳ γίνεται. ᾿Δόρατον εἰναι τὸν Θεὸν πίστευε, τὴν Ὁ 24. 2 né πὶ ΞΕ \ 9 2 ve ὄῳθαλ “σεαυτοῦ ψυχὴν ἐννοήσας, ἐπειδὴ καὶ αὐτὴ σωματικοῖς ὀφθαλμοῖς ἄληπτός ἐστιν. Οὔτε γὰρ χέχρωσται, οὔτε ἐσχημάτισται,, οὔτε τινὶ σωματιχῷ χαραχτῆρι περιείληπται, ἀλλ᾽ ἐχ τῶν ἐνεργειῶν

σ, CU γνωρίζεται μόνον. “Ὥστε μήτε ἐπὶ Θεοῦ ζητήσης τὴν δι᾽ ὀφθαλ-

asservi aux passions; ne permets pas que la passion secoue le joug et s’arroge l’empire de l’âme.

Enfin , l'examen attentif de toi-même te conduira naturellement, et comme par la main, à la pensée même de Dieu. En effet, situ t'observes , tu n’auras pas besoin de chercher dans l’ordre de l’univers celui qui en est l’artisan; tu apercevras en toi-même, comme dans un petit monde , la sublime sagesse de celui qui t’a créé. Faistoi d’après l’âme immatérielle qui est en toi l’idée d’un Dieu immatériel qui n’est point enfermé dans un lieu. En effet un séjour déterminé n’est point essentiel à ton esprit; il ne réside dans tel ou tel endroit qu’à cause de son union avec le corps. Crois aussi que Dieu est invisible , en songeant à ton âme que les yeux du corps ne peuvent non plus saisir. Elle n’a ni couleur, ni figure, elle n’est pas revêtue d’une forme matérielle , ses actes seuls la font connaître, Ne cherche donc pas à contempler Dieu de tes regards, mais laissant

Νόει τὸν Θεὸν ἀσώματον Ex τῆς ψυχῆς ἀσωμάτου ἐνυπαρχούσης σοι, μὴ περιγραφόμενον τόπῳ" ἐπειδὴ οὐδὲ ὃ σὸς νοῦς ἔχει τὴν διατριδὴν ἐν τόπῳ προηγουμένην, ἀλλὰ γίνεται ἐν τόπῳ διὰ τῆς συναφείας πρὸς τὸ σῶμα.

de se soulever-contre la raison, et de placer-autour sur elles-mêmes la domination de l’âme,

Et en-un-mot [toi-même la contemplation exacte (attentive) de fournira à toi une conduite suffisante aussi vers Ja pensée de Dieu.

Car si tu fais-attention à toi-même, tu n’auras-besoin en rien

de rechercher lartisan

d’après la disposition

des choses universelles,

mais tu apercevras en toi-même, comme dans un petit monde,

la grande sagesse

de celui quia créé toi.

Conçois Dieu sans-corps

d’après l’âme incorporelle

qui se trouye-en toi,

conçois-le non circonscrit

dans un lieu;

puisque non plus ton esprit

n’a le séjour dans un lieu

comme principal (essentiel),

mais se trouve dans un lieu

par la connexion axec le corps.

Crois Dieu être invisible,

ayant songé à l’âme de toi-même, puisque aussi elle-même

est insaisissable

par les yeux du-corps.

Car et elle n’est pas colorée,

et elle n’est pasrevétue-d’une-figure, et elle n’est pas enfermée [porelle, dans quelque empreinte (forme) cormais est connue seulement

d’après ses actes.

De-sorte-que ne cherche pas non plus à-propos-de Dieu

56 OMIAIA ΕἸΣ ΤΟ" IIPOSEXE ZEAYTO.

—: es LA \ , \ μῶν κατανόησιν, ἀλλὰ τῇ διανοία ἐπιτρέψας τὴν πίστιν, νοητὴν SES / \ / “ἔχε τὴν περὶ αὐτοῦ χατάληψιν. Θαύμαζε τὸν τεχνίτην, πῶς - ! LT \ 9/ \ Χ - JS € ΄ τῆς ψυχῆς σου τὴν δύναμιν πρὸς τὸ σῶμα συνέδησεν, ὡς, μέχρι es J ΕῚ em Du / \ - μν τῶν περάτων αὐτοῦ διϊχνουμένην, τὰ πλεῖστον διεστῶτα μέλη \ 7 f A / Y 4 LA Ὁ LA πρὸς μίαν σύμπνοιαν χαὶ χοινωνίαν ἄγειν. Σχόπει τίς ἣ ἀπὸ U> - 3 ὃ Ν , 4 \ S/ ᾿Ξ Jim ex SR x \ ψυχῆς ἐνδιδομένη τῇ σαρχὶ δύναμις " τίς À ἀπὸ σαρχὸς πρὸς \ 2 Ὁ 10 = ο΄ \ \ ζ, À 2 “Ὁ ψυχὴν ἐπανιοῦσα συμπάθεια * πῶς δέχεται μὲν τὴν ζωὴν ἐχ τῆς ψυχῆς τὸ σῶμα, δέχεται δὲ ἀλγηδόνας ἀπὸ τοῦ σώματος À Pre / > , - , πα, το EE D Ψυχή" ποίας ἀποθήχας τῶν μαθημάτων ἔχει" διὰ τί οὐχ ἐπισχοτεῖ τῇ γνώσει τῶν προλαδόντων À τῶν ἐπιγινομένων προσ- / - “ Ἐπ “Ὁ θήχη. ἀλλ᾽ ἀσύγχυτοι καὶ εὐχρινεῖς af μνῆμαι, οἷον χαλχῇ τινι στήλη τῷ ἣγε ᾧ τῆς ψυ ὥς ἐγχεχαραγμέναι, διαφυλά τ An τῷ ἡγεμονικῷ τῆς ψυχῆς ἐγχεχαραγμέναι, διαφυλάτ- Ὁ Α \ \ Ὁ A ς LA \ τονται * πῶς μὲν, πρὸς τὰ τῆς σαρχὸς ὑπολισθαίνουσα πάθη, τὸ

agir la foi dans ta pensée , contente-toi de le voir par les yeux de l'esprit. Admire comment le divin artisan a su lier à ton corps une âme assez puissante pour pénétrer jusqu'aux extrémités et réunir en une harmonie et un accord parfait les membres les plus éloignés l’un de l’autre. Considère quelle force l’âme donne à la chair, et quelle sensibilité la chair communique à l’âme à son tour; comment le corps recoit la vie de l’âme , tandis que l’âme ne recoit du corps que des douleurs; quels trésors de connaissances elle renferme ; pourquoi, loin que des notions nouvelles nuisent à la clarté des anciennes, les souvenirs se conservent nets et distincts , gravés dans l'intelligence comme sur une colonne d’airain ; comment l'âme, lors-

qu’elle se laisse entraîner aux passions de la chair, perd la beauté

qui lui est propre; comment aussi, quand elle s’est purifiée des souil-

la connaissance par les veux, mais ayant confié la foi à ton imagination, aie intellectuelle (par la pensée) la perception au sujet de lui.

Admire l'artisan, comment il a attaché au corps la puissance de l’âme de toi, en sorte que elle, pénétrant jusqu'aux extrémités de lui, amener les membres éloignés le plus à un seul accord et une seule communauté, Examine quelle est la puissance donnée à la chair par l’âme; [sions quelle est la communauté-d’impresqui remonte de la chair vers l’âme ; comment à la vérité le corps recoit la vie de l’âme, mais l’âme recoit des souffrances du corps ; quels dépôts des connaissances elle a; pour quoi l’addition des connaissances qui s’ajoutent n’obscurcit pas la notion de celles qui ont précédé, mais les souvenirs sont conservés non-confus et facilement-distincts, gravés-dans la partie directrice de l’âme comme sur une colonne d’-airain ; comment à la vérité elle perd la beauté qui lui est propre, glissant (se laissant aller) vers les passions de la chair; et comment en revanche,

58 OMIAIA ΕΙΣ TO: HPOSEXE 3EAYTQ.

s ,ὔ 5 = \ \ ᾿ τ : CU VII. Πρόσεχε, εἶ δοχεῖ σοι, μετὰ τὴν τῆς ψυχῆς θεωρίαν, \ -Ὁ τω LU καὶ τῇ τοῦ σώματος χατασχευὴ , χαὶ θαύμασον ὅπως πρέπον αὐτὸ τὶ 4 τ x - ἢ δ 2 ! 4 29 7 ᾽ ᾿ χαταγώγιον τῇ λογιχὴ ψυχῇ 6 ἀριστοτέχνης 1 ἐδημιούργησεν. Ὄρθιον ἔπλασε" μόνον τῶν ζώων τὸν ἄνθρωπον, ἵν᾽ ἐξ αὐτοῦ 29 LA τ τ τοῦ σχήματος εἰδῇς ὅτι ἐχ τῆς ἄνωθεν συγγενείας ἐστὶν ἣ ζωή CAL Din ἃς LE PTE 0 ἃ, ἩὔΤ Ὴ ἴσου. Τὰ μὲν γὰρ τετράποδα πάντα πρὸς τὴν γὴν βλέπει", χαὶ \ \ ΄ Lé 2 , ΔΑ € / \ τ \ πρὸς τὴν γαστέρα VÉVEUXEY * ἀνθρώπῳ δὲ ἑτοίμη πρὸς οὐρανὸν À ἀνάόλεψις, ὥστε μὴ σχολάζειν γαστρὶ μηδὲ τοῖς ὑπὸ γαστέρα πάθεσιν, ἀλλ᾽ ὅλην ἔχειν τὴν δρμὴν πρὸς τὴν ἄνω πορείαν. ΕΣ οτὁν Ἂν τὼ Ἐπειτα τὴν χεφαλὴν ἐπὶ τῶν ὑψηλοτάτων θεὶς, ἐν αὐτῇ τὰς πλείστου ἀξίας τῶν αἰσθήσεων χαθιδρύσατο. ᾿Εχεῖ ὄψις, καὶ

lures du vice, elle reprend, grâce à la vertu, sa ressemblance avec celui qui l’a créée.

VIII. Après que tu auras contemplé ton âme , observe, si tu le veux , la disposition de ton corps, et vois avec admiration quel séjour digne d’elle le divin architecte a préparé à l'âme douée de raison. Il ἃ mis l’homme debout , seul de tous les animaux, afin que tu voies, d’après ton attitude même, que le souflle qui t’anime n’est pas étranger au ciel, Toutes les bêtes ont les regards attachés à la terre et la tête penchée vers les parties ies moins nobles de leur être ; le regard de l’homme , au contraire, se porte naturellement au firmament , et au lieu de partager les vils instincts de la brute, il n’aspire qu’à s’élever vers le ciel. De plus, Dieu a placé la tête sur la partie la plus haute du corps, et il y a établi le siége des sens les plus nobles, C’est là qu’il a mis, et près l’un de l'autre, la vue, l’ouie, le goût, l’odorat ; et bien que resserrés dans un si petit espace,

VINT. Πρόσεχε, εἰ δοχεῖ σοι, μετὰ τὴν θεωρίαν τῆς ψυχῆς, χαὶ τῇ χατασχευῇ τοῦ σώματος, χαὶ θαύμασον ὅπως ὁ ἀριστοτέχνης ἐδημιούργησεν αὐτὸ χαταγώγιον πρέπον τῇ ψυχῇ λογικῇ.

s'étant purifiée de la laideur qui résulte du vice, elle revient par la vertu à la ressemblance de celui qui l’a créée,

VIII. Fais-attention, si cela semble-bon à toi après la contemplation l’âme, aussi à la disposition du corps, etadmire comment l’excellent-artisan ᾿ a fait lui un lieu-de-séjour convenable pour l’âme raisonnable.

ΤΙ ἃ formé l’homme droit seul des animaux, afin que tu voies d’après l'attitude elle-même que la vie de toi est (vient) de l’affinité d’en haut.

Car tous les quadrupèdes (animaux regardent vers la terre, et sont inclinés vers leur ventre; mais l’élévation-du-regard vers le ciel est prête (facile) pour l’homme, de manière à n’avoir-pas-de-loïsir pour le (pour s'occuper du) ventre, ni pour les (ni des) passions sous le (dépendant du) ventre, mais à avoir son élan entier vers le voyage d’en haut.

Ensuite ayant placé la tête sur Les parties les plus hautes, il ἃ assis en elle ceux des sens dignes du plus grand prix Là est la vue , et l’ouie, et le goût, οἱ l’odorat, établis

60 OMIAIA ΕἸΣ ΤΟ IIPOXEXE ZEAYTO.

: Καὶ οὕτως περὶ βραγὺ γωρίον στενογωρούμεναι, οὐδὲν σμεναι. Kat GTEPE POEXU χῶρ χωρούμεναι; 5 “ , - , Ξ \ , ἑχάστη παρεμποδίζει τῇ ἐνεργείᾳ τῆς γείτονος. ᾿Οφϑαλμοὶ μέν \ CA Re A TEL \ 2 À [4 θὲ =) γε τὴν διψηλοτάτην σποπιὰν χατειλήφασιν, ὥστε μηθὲν αὐτοῖς τῶν τοῦ σώματος μορίων ἐπιπροσθεῖν, ἀλλὰ μικρᾷ τιν: προδολῇ - ΕῚ ὔ € La 2 - Υ̓͂ 55 -Ὁ- \ A τῶν ὀφρύων ὑποχαθήμενοι, Ex τῆς ἄνωθεν ἐξοχῆς πρὸς τὸ εὐθὲς" ἀποτείνονται. Πάλιν À ἀχοὴ οὐχ ἐπ᾿ εὐθείας ἤνοιχται, ἀλλ᾽ ἑλικοειδεῖ τῷ πόρῳ τῶν ἐν τῷ ἀέρι ψόφων ἀντιλαμόάνεται. > ! A 9 τ 3 / σ \ 1 \ À λύ οφίας χαὶ τοῦτο τῆς ἀνωτάτω, ὥστε τὴν μὲν φωνὴν ἀχωλύτως διϊέ ἢ χαὶ μᾶλλον ἐνηχεῖν, περιχλωμένην ταῖς σχολιότησι ἰέναι, ἢ καὶ μᾶλλον ἐνηχεῖν, περιχλωμένην ταῖς σχολιότησι, NI AU ὦ »» , , S δύ μηδὲν δὲ τῶν ἔξωθεν παρεμπιπτόντων χώλυμα εἶναι δύνασθαι ΩΝ “- La ,ὔ τῇ αἰσθήσει. Κατάμαθε τῆς γλώττης τὴν φύσιν, ὅπως ἁπαλή τέ ἐστι χαὶ εὔστροὉ αἱ πρὸς πᾶσαν χρείαν λόγου τῷ ποιχίλῳ σ ροφος; χαὶ πρὸς πᾶσαν χρείαν λόγου τῷ ποιχίλᾳ ἘΣ ν 35 - O5 "NES VS RE τῆς χινήσεως ἐξαρχοῦσα. ᾿Οδόντες, δμοῦ μὲν φωνῆς ὄργανα;

2 \ LS 4 \ -Ὁ εἶ ἰσχυρὰν τῇ γλώττη τὴν ἀντέρεισιν παρεχόμενοι, διμιοὺῦ δὲ καὶ

aucun de ces sens ne trouble les fonctions des autres. Les yeux occupent le point le plus élevé, afin que nulle partie du corps ne puisse leur faire obstacle ; protégés par les sourcils, qui forment une légère proéminence, ils sont forcés par cette saillie qui les domine de regarder droit devant eux. L’oreille à son tour ne présente pas une ouverture directe , mais elle recoit par un conduit sinueux 165 sons qui se trouvent dans l’air : et c’est ce qui prouve encore une admirable sagesse, car la voix y pénètre sans obstacle, rendue plus sonore mème par les détours contre lesquels elle vient se heurter, et aucun accident extérieur ne peut empêcher l'exercice de ce sens. Vois combien ta langue est à la fois délicate et souple , répondant par la variété de ses mouvements à tous les besoins de la parole, Tes dents, organes de la voix, puisqu’elles offrent à la langue un point

d’appui et une résistance, servent en même temps, les unes à cou-

tous près les uns des autres.

Et étant resserrés ainsi

autour de (dans) une place petite, chacun ne met obstacle en rien

à l’action de son voisin.

Les yeux à la vérité certes ont occupé le plus haut point-d’observation, de-manière-à-ce-que aucune

des parties du corps [obstacle), courir-au-devant d’eux (ne leur fasse mais étant assis-sous

une petite saillie des sourcils ,

ils sont dirigés vers la ligne droite par la proéminence d’en haut (d’au- D’autre-part l’ouie [dessus).

n’est pas ouverte en direction droite, mais reçoit

par le conduit en-spirale

les sons qui sont dans l'air,

Aussi ceci est de la sagesse

celle très-en-haut (très-supérieure), de sorte que à la vérité la voix traverser sans-empêchement,

ou même résonner davantage , étant brisée par les anfractuosités, et aucune

des choses qui surviennent du dehors ne pouvoir être un empêchement

à la sensation,

Étudie

la nature de la langue,

comment elle est et tendre

et flexible,

et suffisant

pour tout usage de la parole

par la variété du mouvement.

Les dents,

sont en-même-temps à la vérité organes de la voix,

fournissant à la langue

62 OMIAIA ΕἸΣ TO: ΠΡΟΣΕΧΕ SEAYTQ.

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