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introduisant-dans leurs maisons
un second emprunt,
se pavanant un petit temps
avec les biens d’-autrui,
plus tard ont pleuré
aussi leurs propres biens.
Oh! combien d'hommes
les biens d’-autrui ont perdus!
Combien ayant été-riches en-songe
en-réalité ont joui de la ruine!
Mais beaucoup,
dit-il (me dira-t-on), fprunts.
se sont enrichis aussi par suite d’em-
Mais de plus nombreux, je pense,
même se sont suspendus à des lacets.
Mais toi tu regardes à la vérité
ceux qui se sont enrichis,
mais tu ne comptes pas
ceux qui se sont étranglés,
qui, ne supportant pas la honte
au sujet des réclamations,
ont préféré
à vivre ignominieusement
la mort par suffocation.
Moi j’ai vu un spectacle
digne-de-pitié,
des enfants libres
traînés au marché
pour des dettes paternelles.
Tu n’as pas à (tu ne peux pas) laisser
des biens à tes enfants ?
Ne leur enlève-pas-en-outre
aussi leur naissance-honnête (libre).
Conserve à eux cette chose unique,
la possession de la liberté,
le dépôt
que tu as recu de tes parents.
Personne jamais n’a été accusé
de la pauvreté de son père ;
mais une dette paternelle
42 BASIAEIOY OMIAIA ΚΑΤᾺ TON TOKIZONTON.
V. ᾿Ἀχούετε; of πλούσιοι, ὁποῖα συμόουλευομεν τοῖς πτωχοῖς διὰ τὴν ὑμετέραν ἀπανθρωπίαν" ἐγχαρτερεῖν μᾶλλον τοῖς δεινοῖς ἢ τὰς ἐκ τῶν τόχων συμφορὰς ὑποδέχεσθαι. Εἰ δὲ ἐπείθεσθε τῷ Κυρίῳ, τίς χρεία τῶν λόγων τούτων ; Τίς δέ ἐστιν ἣ συμθουλὴ τοῦ Δεσπότου; Δανείζετε παρ᾽ ὧν οὖχ ἐλπίζετε ἀπολαβεῖν". Καὶ ποῖον, φησὶ, τοῦτο δάνεισμα, ᾧ τῆς ἀποδόσεως ἐλπὶς οὐ συνέζευχται; Νόησον τὴν δύναμιν τοῦ ῥητοῦ, καὶ θαυμάσεις τὴν φιλανθρωπίαν τοῦ νομοθέτου. Ὅταν πτωχῷ παρέχειν κέλλης διὰ τὸν Κύριον, τὸ αὐτὸ χαὶ δῶρόν ἐστι χαὶ δάνεισμα : δῶρον μὲν, διὰ τὴν ἀνελπιστίαν τῆς ἀπολήψεως - δάνεισμα δὲ, διὰ τὴν μεγαλοδωρεὰν τοῦ Δεσπότου τοῦ ἀποτιννύντος ὑπὲρ
dette du père traîne l’enfant en prison. Ne laisse pas un contrat après toi, comme une malédiction paternelle qui s’appesantit sur les enfants et sur les petits-enfants.
V. Riches, vous entendez ce que nous conseillons aux pauvres, grâce à voire inhumanité : qu'ils soient patients dans l’adversité, plutôt que de subir les maux qu’enfantent les dettes. Mais si vous obéissiez au Christ, serait-il besoin de tous ces discours? Quel est donc le conseil du Maître ? Prétez à ceux de qui vous n’espérez pas recevoir. Quel est, me direz-vous, ce prêt que n’accompagne pas l'espoir du recouvrement? Voyez quelle est la valeur du précepte, et vous admirerez l’humanité du législateur. Quand vous voulez donner au pauvre au nom du Seigneur, vous faites à la fois un don et un prêt : un don, parce que vous n’espérez pas recouvrer; un prêt, parce que telle est la munificence du Maître qui acquittera la dette, que, recevant peu par l'intermédiaire du pauvre, il vous rendra
Καὶ ποῖον, φησὶ, τοῦτο δάνεισμα, ᾧ ἐλπὶς τῆς ἀποδόσεως où συνέζευχται :
mène en prison.
Ne laisse pas un contrat
comme une malédiction paternelle qui descend sur les enfants
et les petits-enfants.
V. Entendez, vous les riches, quelles choses nous conseillons aux pauvres à-cause-de votre inhumanité ; d’être-patients-dans les peines plutôt que d’accepter [rèts.
les malheurs qui résultent des inté- Or si vous obéissiez au Seigneur, quelle serait l'utilité de ces discours 7 Or quel est le conseil du Maître ?
Prétez à ceux
de qui vous n’espérez pas recouvrer.
Et quel est, dit-il (me dit-on), ce prêt,
auquel espoir de la restitution n’est pas attaché ?
Vois la valeur de la chose dite, et tu admireras
l'humanité du législateur.
Quand tu vas donner au pauvre au-nom-du Seigneur,
la même chose est et don
et prêt:
don à la vérité,
à cause du manque-d’espoir
du recouvrement ;
mais prêt,
à cause de la munificence
du Maître
qui paye pour lui (pour le pauvre), qui, ayant recu de petites choses par l'intermédiaire du pauvre, rendra de grandes choses
pocr elles (pour ce petit prêt}.
44 BASIAEIOY OMIAIA ΚΑΤᾺ TON TOKIZONTON.
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πάντων Δεσπότην ὑπεύθυνον ἔχειν σεαυτῷ πρὸς τὴν ἔχτισιν : ον εἶ Ὁ Lé LA Ἢ τῶν μὲν ἐν τῇ πόλει πλουσίων ἐάν τις δμολογήσῃ σοι τὴν Ὁ, 2 τ s ὑπὲρ ἑτέρων ἔχτισιν, δέχη αὐτοῦ τὴν ἐγγύην; Θεὸν δὲ ὗπεο- \ “ὦ - - / \ κ᾿ - ὦ , > / εχτιστὴν τῶν πτωχῶν οὐ προσίεσαι; Δὸς τὸ εἰχῇ χείμενον ἀργύ-- \ A 7 NT ee O4 ἢ de | ᾿ ε ριον, μμἢ βαρύνων αὐτὸ ταῖς προσθήχαις, χαὶ ἀυφοτέροις ἕξει sise Σοὶ πλοτδρ δπάοξει τὸ ἐκ χῃρὲ OGC χαλῶς. Σοὶ μὲν γὰρ ὑπάρξει τὸ ἐχ τῆς φυλαχῇς ἀσφαλές" τῷ -- ΄ , a \ δὲ λαδόντι, τὸ ἐχ τῆς χρήσεως χέρδος. Εἰ δὲ xat προσθήχην 5 Ξ = \ Ἐπ -- , \ φὸ ἐπιζητεῖς, ἀρχέσθητι τοῖς παρὰ τοῦ Κυρίου. Αὐτὸς ὑπὲρ τῶν } 2 ἴ ὶ , \ \ 3 / A e y LA
2 \ RE a \ / ; που ἀνάμενε τὰ φιλάνθρωπα. Ἃ γὰρ λαμόὄάνεις, ταῦτα μισανθρωπίας οὐδεμίαν ὑπερδολὴν ἀπολείπει. ᾿Απὸ συμφορῶν
beaucoup. Celui qui fait l’aumône au pauvre prête à Dieu. Ne veuxtu pas avoir pour garant de ta créance celui qui est le maître de toutes choses, et, tandis que tu acceptes la caution d’un des riches de la ville qui s'engage à payer pour d’autres, ne veux-tu pas de Dieu pour acquitter la dette du pauvre ? Donne l’argent dont tu n’as pas besoin, ne le surcharge point d'intérêts, et des deux côtés on s’en trouvera bien. Toi, tu auras un placement sûr, et celui qui reçoit, une jouissance utile. Que si tu veux encore un intérêt, contente-toi de ce que t'offre le Seigneur. C’est lui qui rendra avec usure l’argent emprunté par le pauvre. Compte sur la bonté de celui qui est la bonté même. Ce que tu exiges aujourd’hui est le comble de l’inhumanité. Tu cherches un profit dans les malheurs, de l'argent dans les larmes, tu serres à la
gorge celui qui est sans vêtements, tu frappes celui qui a faim ; point
te mon. mm ΟΝ