ÉLOGE FUNÈBRE
DE SAINT MÉLÈCE.
L Le nouvel apôtre, celui compté avec les apôtres, a augmenté à nous le nombre des apôtres; car les saints ont attiré vers eux-mêmes celui semblable-par-les-mæurs, les athlètes ont attiré l’athlète, les combattants couronnés ont attiré le combattant couronné, ceux purs par le cœur ont attiré celui pur par l'âme, les serviteurs du verbe ont attiré le héraut du verbe.
Mais le père de nous est digne-d’étre-estimé-heureux et pour son habitation-en-commun apostolique (avec les apôtres) et pour son départ vers le Christ; {pitié : mais nous nous sommes dignes-decar l’inopportunité de notre état-d’orphelins ne permet pas nous estimer-heureux le bon-lot de notre père.
Être avec le Christ au-moyen du départ
6 EUITA®IOZ ΕἸΣ TON METAN MEAETION.
ἔτι “- 3 1 EE = = \ x =
διὰ τῆς. ἀναλύσεως - ἀλλ᾽ ui χαλεπὸν τὸ διαζευχθῆναι
τῆς πατριχῆς προσταοσίας΄. ἰδοὺ γὰρ βουλῆς χαιρὸς, χαὶ ὃ 6 λ Ψ' La 107 € “το 5 LE a! 4
ἜΑ F \ En = = ’ \ \ » x - “ἡ
τὸ χοιγὸν σῶμα τῆς Ἐχχλησίας, καὶ τὸν ἰατρὸν oùy εὑρίσχομεν.
Ὁρᾶτε ἐν ποταποῖς τὰ ἡμέτερα. ᾿Ξ δουλόμην, εἴ πως οἷόν τε ἦν, τονώσας ἐμαυτοῦ τὴν ἀσθένειαν, συναναθῆναι τῷ ὄγχῳ τῆς συμφορᾶς, xai τινα ῥῆξαι φωνὴν χατ᾽ ἀξίαν τοῦ παύους, χαθάπερ οἵ γενναῖοι πεποιήχασιν οὗτο! ὃ, μεγαλοφώνως τὴν ἐπὶ τῷ πατρὶ συμφορὰν ὀδυρόμενοι. ᾿Αλλὰ τί παάθῶ; πῶς βιάσομαι γλῶσσαν εἰς ὑπηρεσίαν τοῦ λόγου, καθάπερ τινὶ πέδη βαρεία τῇ συμφορᾷ πεδηθεῖσαν; πῶς ἀνοίξω στόμα τῇ ἀφασία χεχρατημένον; πῶς πρόωμαι φωνὴν, εἰς πάθη χαὶ θρήνους ἔχ quitter le monde et demeurer avec le Christ; il est cruel pour nous d’être privés du père qui nous guidait. Voici le moment de délibérer, et celui qui nous conseillait garde le silence. Une guerre nous enveloppe, guerre soulevée par l’hérésie, et nous n’avons plus de chef. Le grand corps de l’Église est abattu par la maladie, et nous ne trouvons pas de médecin. Vous voyez où nous en sommes. Je voulais essayer de donner quelque vigueur à ma faible parole pour atteindre à la grandeur de notre infortune et faire entendre des accents dignes d’une telle afliction , comme ces nobles évêques qui ont. gémi avee tant d’éloquence sur le malheur qui nous ravit notre père. Mais que puis-je ? Comment contraindre au ministère de la parole cette langue
qu’enchainent les lourdes entraves de la douleur ? Comment ouvrir
cette bouche impuissante à trouver des sons? Comment faire retentir
TV χρεῖττον ἐχείνῳ " ἀλλὰ τὸ διαζευχθῆνα:
était meilleur pour celui-là ;
mais étre séparés (privés )
de la présidence du-père
est fâcheux pour nous.
Car voici le moment de la décision, et celui conseillant garde-le-silence.
Une guerre
est organisée-autour de nous,
une guerre d’-hérétiques,
et celui commandant-notre-armée n’est pas.
Le corps commun de l’Église souffre par les infirmités (maiadies), et nous ne trouvons pas le médecin, Vous voyez
dans quelles circonstances
sont les affaires nôtres.
Je voulais, ‘ [con, si cela était possible en-quelque-faayant donné-de-la-vigueur
à la faiblesse de moi-même, n’élever-avec l’enflure (l’excès |
du malheur,
et faire-éclater une voix [cident, en-proportion-avec la valeur de l’accomme ces nobles évéques
ont fait,
déplorant d’une-grande-voix
le malheur au-sujet-de notre père:
Mais
qu’éprouverais-je (comment faire) ?
comment forcerai-je
au ministère de la parole
ma langue
entravée par le malheur
comme par une entrave lourde ?
comment ouvrirai-je ma bouche domptée
par l’impossibilité-de-parier ?
comment émetirais-je ma voix,
ὃ ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕἸΣ TON ΜΕΓᾺΝ MEAETION.
Al
πόθεν δὲ χαὶ ἀναλάμψει À ἀχτὶς, τοῦ ἤοος ἡμῖ πόθεν δὲ der À ἀχτὶς, τοῦ φωστῆρος ἡμῖν χατα- “, à -“ 3 δύναντος: O2 χαχῆς σχοτομήνης ᾽, ἀνατολὴν φωστῆρος οὐχ ἐλπιζούσης, ὡς ἀπεναντίον ἡμῖν ἐν τῷ παρόντι τόπῳ νῦν τε χαὶ ἐπε DV οἵ γόνο L sé ] T δι 2 - a πρώην οἵ λόγοι γίνονται : Τότε γαμιχῶς ἐχορεύομεν, νῦν 29 ch 5584 - 1h. , ΄ - 1 4 ἐλεεινῶς ἐπὶ τῷ πάθει στενάζομεν - τότε ἐπιθαλάμιον, νῶν ἐπιτάφιον ἄδομεν - μέμνησθε γὰρ ὅτε τὸ τιχὸν ὑμζ πιτάφιον ἄδομ. μέμνησθε γὰρ ὅτε τὸν πνευματιχὸν ὑμᾶς LA
θένον 3 χαὶ δι κεἰ δ “-..4 Εν »«ἷἈ δ, € ae 2 € s ZA TA τῶν λογὼν ξεονα Χχατὰ ουνᾶμον μων ELGAVEY-
cette voix qu'étouffent des plaintes et des gémissements arrachés par les souvenirs de l'amitié ? Comment élever les regards de cette âme voilée des ténèbres du malheur? Qui, percant pour moi cet épais et sombre nuage de la douleur, me montrera encore, brillant dans un ciel serein, le rayon de la paix? Où luira pour nous la lumière, maintenant que le flambeau s’est éclipsé? Oh! nuit funeste, qui n’espère plus d’aurore, combien sont différents les discours que nous tenions hier dans ce même lieu et ceux que nous y tenons aujourd'hui ! Nous faisions entendre des chants d’hyménée, et nous gémissons sur un coup terrible ; nous chantions un épithalame, aujourd’hui c’est un hymne funèbre; car vous vous rappelez comment nous ayons célébré au milieu de vous cet hymen spirituel, amenant la vierge au
beau fiancé, et apportant à tous deux, selon notre pouvoir, l’offrande
glissant (tombant)
dans les attendrissements
et les gémissements (lèce?
par-suite-de ma famitiarité avec Mé.
comment regarderais-je-en-haut avec les yeux de l’âme,
étant voilé
par les ténèbres ἄτι malheur ?
Qui ayant écarté à moi
ce nuage profond
et sombre
de la douleur,
me montrera de nouveau brillant du-sein-de la sérénité
le rayon de la paix?
et d’où aussi brillera le rayon, l’astre
s’étant couché pour nous?
Oh ! funeste nuit-obscure, n’espérant pas
le lever de J’astre,
comme les discours
sont à nous en-sens-contraire dans le lieu présent fre)!
et maintenant et avant-hier (naguè- Alors nous chantions-en-chœur à-la-manière-des-hymens , maintenant nous gémissons pitoyablement
au-sujet-de l’infortune ;
alors nous chantions un épithalame, maintenant
nous chantons un chant-funèbre :
car vous vous souvenez [vous lorsque nous donnämes-en-régal à le mariage spirituel , faisant-habiter la vierge
avec le beau fiancé,
et que nous apportämes
selon les moyens de nous
10 ETIITA#IOZ ΕἸΣ TON MEFAN MEAETION.
’ . La 19 ri 2 περιδολὴ σάκκος ἐγένετο. Ἢ τάχα σιωπᾶν ἔδει τὸ πάθος. \ Fe δ, + ὶ ἔνδον ἀποχλείειν τῇ σιωπῇ τὴν ἀλγηδόνα, ὡς ἂν ur ϑιοχλοίημεν τοὺς υἱοὺς τοῦ νυμφῶνος, οὐχ ἔχοντες τὸ φαιδρὸν > - \ 9 τοῦ γάμου ἔνδυμα !, ἀλλὰ μελανειμονοῦντες τῷ λόγῳ; Ἐπειδὴ ᾿ :
ἀρ ἀπήρθη ἀφ᾽ ἡμῶν ὃ χαλὸς νυν φίος, ἀθρόως τῷ πένϑει * χατεμελάνθημεν, χαὶ οὖχ ἔστι συνήθως χαταφαιδρῦναι τὸν ἊΝ Ὑπὸ κς τ: ἘΣ TS - ͵ 9. > ΄ λόγον, τὴν χοσμοῦσαν ἥμξᾷε στολὴν τοῦ φθόνου " ἀποσυλή- = ΤΡ - -Ὁ ù c τ᾿ - , \ + σαντος. Πλήρεις ἀγαθῶν πρὸς ὑμᾶς ἀπηντήχαμεν - γυμνοὶ χαὶ νιν θῖν 5.55. ἃς Ὁ 2e ! δι 3003 #. eA “Ὁ πένητες ἀφ᾽ ὑμῶν ὑποστρέφομεν * ὀρθὴν εἴχομεν ὑπὲρ κεφαλῆς Ξ ᾿ ΡΞ \ 1 τὴν λαμπάδα, πλουσίῳ τῷ φωτὶ χαταλάμπουσαν “ ταύτην DES =] 4 » \ \ , = , ἐσδεσυένην ἀνχκομίζομεν, εἰς χαπνὸν χαὶ χόνιν διαλυθέντος
de notre parole, charmant les autres et nous laissant charmer par eux à notre tour. Mais maintenant notre allégresse s’est changée en deuil, et nos habits de fête en cilice. Fallait-il peut-être imposer silence à notre douleur et tenir renfermé dans nos cœurs un désespoir muet, afin de ne pas troubler les enfants de la chambre nuptiaie, nous qui n’avons pas la belle robe de l’hymen, et dont la parole est couverte d’un vêtement de deuil? Car, dès que le beau fiancé s’estéloigné de nous, une sombre afiliction a fondu sur nous soudain, et nous ne pouvons plus orner notre discours, comme jadis, de couleurs riantes, puisque le démon nous ἃ dépouiilés de notre parure. Nous sommes venus vers vous chargés de biens ; nous nous éloignons paurres et
us : le flambeau était droit au-dessus de nos têtes et brillait d’un riche éclat; nous le remportons éteint, et sa lumière s’est dissipée en fumée et en cendre. Nous portions le précieux trésor dans un
ÉLOGE FUNÈBRE DE SAINT MÉLÈCE. Εἴ
les dots des discours,
réjouissant à notre tour
et étant réjouis.
Mais maintenant l’allégresse
a été changée à nous en lamentation, et le vêtement de la réjouissance est devenu un cilice,
Qu peut-être fallait-il
taire l’accident,
et enfermer au-dedans de nous par le silence
la douleur,
afin que nous ne troublassions pas les fiis de la chambre-nuptiaic , n'ayant pas
l’habit brillant de la noce,
mais étant vétus-de-noir
par la parole ?
Car après que le beau fiancé
a été séparé de nous,
soudain nous avons été assombris par l’afiliction,
et il n’est pas possible
de faire-briller la parole selon-lhabitude,
l'envie (le démon) ayant rai
la robe qui ornait nous.
Nous sommes venus vers vous remplis de biens; {vous nous nous en retournons d’auprès de nus {dépouillés) et pauvres;
nous avions le flambeau
droit au-dessus de notre tête, brillant
de la (d’une) lumière riche ;
nous remportons
ce flambeau éteint,
la lumière s’étant dissipée
en fumée et poussière.
Nous avons eu ᾿
12 ETITA®IOZ ΕἸΣ TON METAN MEAETION.
res τις >) ) A \ \ δ' | 12 La σχευει * GA ὃ μὲν θησαυρὸς ἄφανης, τὸ Ôs ὀστράχινον σχεῦος
\ - NE - f χενὸν τοῦ πλούτου τοῖς δεδωχόσιν ? ἐπανασώζεται. ‘Ti ἐροῦμεν
- J ot ἀποστείλαντες ὃ;
rés CIDRE 4 * τί ἀποχρινοῦνται of ἀπαιτούμενοι; Ἃ ΜῊ x - , 1 D 2 / -- L4 ὡς ΚΒ > ͵ πονηροῦ ναυαγίου! Πῶς ἐν μέσῳ τῷ λιμένι τῆς ἐλπίδος ἡμῶν 5 LA Led e , € \ > Ὁ Land \ L ἐνχυαγήσαμεν; πῶς À μυριοφόρος δλχὰς αὐτῷ τῷ πληρώματι A δὺ \ $ τἅ / = À - 1 χαταδῦσα γυμνοὺς ἡμᾶς τούς ποτε πλουτοῦντας χατέλιπεν ; Ποῦ τὸ λαυπρὸν ἱστίον ἐχεῖνο, τὸ τῷ ἁγίῳ Πνεύματι διὰ A > ’ Ὁ \ » \ - -Ὁ- LA το # παντὸς ἰθυνόμενον; ποῦ τὸ ἀσφαλὲς τῶν ψυχῶν ἡμῶν πηδά- COL πο, / \ € \ > - Ὁ Πα λιον, δι᾿ οὗ τὰς τριχυμίας τὰς αἱρετιχὰς ἀπαθῶς παρεπλέομεν ; me - ΟΣ - / Ὑ T \ / 5 ποῦ hf ἀμετάθετος τῆς γνώμης ἄγκυρα, À μετὰ πάσης ἄσφα- , / . ἘΞ λείας πεπονηχότες ἀνεπαυόμεθα : ποῦ ὃ χαλὸς χυδερνήτης, ὃ x τὴ “ \ Ν, LA \ LA πρὸς τὸν ἄνω σχοπὸν διευθύνων τὸ σχάφος :
IT. Ἄρα μικρὰ τὰ συμόαάντα, xat μάτην παθαίνομαι: :
vase de terre; mais le trésor n’est plus, et le vase est conservé, vide de sa richesse, à ceux qui l'avaient donné. Que dirons-nous , nous qui l’avons envoyé? Que répondront ceux à qui on le réclame ? Ὁ fatal naufrage! Comment notre vaisseau s’est-il brisé au milieu du port de notre espérance ? Comment ce puissant navire, englouti avec les trésors qu’il portait, nous a-t-il laissés dépouillés de tout, nous jadis si riches ? Où est cette voile éclatante de blancheur que conduisit toujours le souffle du Saint-Esprit? Où est ce fidèle gouvernail de nos âmes , qui nous faisait passer sains et saufs au milieu des tempêtes de l’hérésie ? Où est l’ancre inébranlable de cette sagesse, sur laquelle nous nous reposions en toute sécurité dans nos tourmentes ?
Où est l’habile pilote qui dirigeait le navire vers le but céleste ?
I. Est-ce donc un accident ordinaire qui nous surprend , et m'at-
Τί ἐροῦμεν οἱ ἀποστείλαντες; τί ἀποχρινοῦνται οἱ ἀπαιτούμενοι; Ὦ πονηροῦ ναναγίου Πῶς ἐναναγήσαμεν ἐν μέσῳ τῷ λιμένι τῆς ἐλπίδος ἡμῶν ; πῶς À δλχὰς μυρι:οφόρος καταδῦσα τῷ πληρώματι αὐτῷ χατέλιπε γυμνοὺς Aus τοὺς πλουτοῦντάς ποτε; Τοῦ ἐχεῖνο τὸ ἱστίον λαμπρὸν, τὸ ἰθυνόμενον διὰ παντὸς τῷ Πνεύματι ἁγίῳ ; ποῦ τὸ πηδάλιον ἀσφαλὲς τῶν ψυχῶν ἡμῶν, διὰ οὗ παρεπλέομεν ἀπαθῶς τὰς τρικυμίας αἱρετιχάς; ποῦ ἧ ἄγκυρα ἀμετάθετος τῆς γνώμης, ἡ πεπονηχότες ἀνεπαυόμεθα μετὰ πάσης ἀσφαλείας: