‹ Les Auteurs grecs expliqués d'après une méthode nouvelle par deux traductions françaisesChapitre 50 sur 113 · IL. Ἄρα τὰ συυθάντα μιχρὰ, χαὶ παθαίνομαι μάτην ; ἢ υᾶλλον · texte numérisé non relu

IL. Ἄρα τὰ συυθάντα μιχρὰ, χαὶ παθαίνομαι μάτην ; ἢ υᾶλλον

le trésor grand

dans un vase d’-argile ;

mais le trésor est disparu,

et le vase d’-argile

est conservé-elt-ramené

vide de la richesse

à ceux qui l'ont donné.

Que dirons-nous

nous qui l’avons envoyé?

que répondront [clame ?

ceux qui sont réclamés (à qui on le ré- Oh! fatal naufrage!

Comment avons-nous fait-naufrage au milieu-du port

de l’espérance de nous?

comment le navire portant-dix-mille-amphores (grand) s'étant submergé

avec la cargaison elle-même

a-t-il laissé nus

nous qui étions-riches jadis?

Où est cette voile éclatante,

celle dirigée pendant tout le femps par l'Esprit saint 3

où est le gouvernail sûr

des âmes de nous, [dent par lequel nous traversions sans-acciles tempêtes de-l'hérésie ?

où est l’ancre immobile

de la sagesse, [gues sur laquelle ayant éprouvé-des-fatinous nous reposions

avec toute sécurité?

où est le bon pilote,

celui dirigeant l’esquif

vers le but qui est en haut?

Il. Est-ce que [ tites, les choses qui sont arrivées sont peet fais-je-du-pathétique en vain?

ou plutôt

14 ἘΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕἸΣ TON ΜΕΓᾺΝ MEAETION.

PES > 3 ΩΝ = μᾶλλον οὐκ ἐφιχνοῦμαι τοῦ πάθους, χἂν ὑπερφωνήσω τῷ λόγῳ; ͵ ,͵ D γ΄ J. ΡΨ € - ὍΝ \ LA À \ ’

Χρήσατε ἡμῖν, ἀδελφοὶ, χρήσατε τὸ ἐχ συμπαθείας δάχρυον. 4 \ \ d 2 € “- 2 ΄ 2 ᾿ - - “-Ὁ΄ 2 - Kat γὰρ, ὅτε ὑμεῖς εὐφραίνεσθε, fuets τῆς εὐφροσύνης ὑμῶν

ἢ L RO Ὁ 2 Re”: TA ἐχοιγωνήσαμεν * οὐχοῦν ἀπόδοτε ἡμῖν To πονηρὸν τοῦτο ἀντάλ- = LA Ἁ ΄ τ “ λαγμα. Χαίρειν μετὰ χαιρόντων, τοῦτο ἡμεῖς ἐποιήσαμεν νυ L , \ , = € = 5 χλαίειν μετὰ χλαιόντων !, τοῦτο ὑμεῖς ἀνταπόδοτε. ᾿'Εδάκρυσέ ΠΥ ΥΡΨΗ Ne 9 - ᾿ 3 ποτε ξένος λαὸς ἐπὶ τοῦ πατριάρχου Ἰαχὼδ, χαὶ τὴν ἀλλοτρίαν συμφορὰν ῳχειώσατο, ὅτε τὲ τέρα ἐξ Αἴγύ ΐ pt φορὰν ᾧχειώσατο, ὅτε τὸν πατέρα ἐξ Αἰγύπτου οἱ - ’ S - ἀπ᾿ ἐκείνου υεταχομίσαντες πανδημεὶ τὴν ἐπ᾽ αὐτῷ συμφορὰν DS 2 ER! ut = + À ÿ- . 4 Ἔ / 4 ἐπὶ τῆς ἀλλοτρίας Ÿ χατωλοφύραντο, ἡμέραις τριάχοντα " καὶ

D: ΄ 2 Fe - 2 DE ES

τοσαύταις νυξὶ τὸν ἐπ᾽ αὐτῷ θρῆνον συμπαρατείνοντες, Muwf-

A EE , € » st

nat νῦν, ἐπεὶ χαὶ τὸ πάθος χοινόν. Ὅρᾶτε τοὺς πατριάρχας tendrirais-je sans motif? Ou plutôt n’est-il pas vrai que je ne puis, même en enflant ma voix, déplorer dignement un tel malbeur ? Prétez-nous, mes frères, prêtez-nous les larmes de ia compassion. Quand vous étiez dans la joie, nous avons pris part à votre bonheur; payeznous aujourd’hui de ce triste retour. Se réjouir avec ceux qui se réjouissent, c’est ce que nous avons fait; pleurer avec ceux qui pleurent, c’est ce que vous nous devez en échange. Jadis un peuple étranger pleura Jacob, et se crut atteint par le coup qui frappait autrui, quand les fils du patriarche, transportant hors d'Égypte, avec toute une nation, le corps de leur père, déploraient cette perte cruelle sur la terre étrangère, et prolongeaient leurs gémissements durant trente jours et trente nuits. Imitez ces enfants d’une autre race, vous qui êtes frères et ne faites qu’une famille. Alors les étrangers et les indigènes mélaient leurs larmes; qu'il en soit de méme aujourd’hui dans un malheur commun. Vous voyez ces pa—

à | ÉLOGE FUNÈBRE DE SAINT MÉLÈCE.

τὴν συμφορὰν ἀλλοτρίαν, ὅτε οἱ ἀπὸ ÉxELVOU , πψεταχομίσαντες ἐξ Αἰγύπτου πανδημεὶ

est-ce que je n'’atteins (ne m'élève) à (jusqu’à) l'accident, [pas même si je force ma-voix

par le discours?

Prêtez-nous, frères,

prêtez-nous la larme

provenant de la sympathie.

Et en effet,

lorsque vous vous réjouissiez,

nous avons pris-part

à la joie de vous.

Donc rendez-nous

ce triste retour. {sent, Se réjouir avec ceux qui se réjouisnous avons fait cela;

pleurer avec ceux qui pleurent, vous, donnez-en-échange cela.

Un peuple étranger a pleuré jadis sur le patriarche Jacob, [sien) et s’est attribué {a régardé comme le malheur d’-autrui,

lorsque ceux nés de lui,

ayant transporté hors d'Égypte avec-tout-le-peuple (en foule)

leur père,

gémirent-sur le malheur au-sujet-de lui

sur la ferre étrangère, prolongeant-ensemble

la lamentation au-sujet-de lui trente jours

et autant-de nuits.

Imitez ceux d’-autre-race,

vous étant frères et de-même-race.

La larme fut commune alors

aux étrangers

et aux habitants-du-pays; [nant, qu’elle soit commune aussi maintepuisque aussi l'accident

est commun,

16 EHITA®IOZ ΕἸΣ TON METAN MEAETION.

LA τὭ ͵ τὸ Lu \ A F) - \ s / νείὰα τῆς πίστεως. Οὐχοῦν χαὶ ἥμέξτερος ἐχεῖνος πατὴρ; ὅ!ότι

΄ PTE N \ , 2 7 ἐπ 2 ν θέμις £KELVU) δουλικὴν συγγένειαν ἐπεισαγειν τὴ EUYE-

- \ 7 τ , 3 ͵ 3 , ᾽ ,ὔ -- TOU πατρὸς ἣν TOU ἡμετέρου πατήρ. Ηχούσατε ἀρτίως τοῦ

2 L \ C9 ! > 4 τ Tr: A x

Evpatu χαὶ τοῦ Μανασσῆ *, οἷα χαὶ ὅσα περὶ τοῦ πατρὸς

διηγήσαντο, ὡς ὑπερόαίνειν λόγον τὰ θαύματα. Δότε χἀμοὶ \ LA 2 - νι δ \ DEP ἂν 4 LA L4

- LA n/ 3 5 \ 2 , Su

τολῶν, ἄμεμπτος, δίκαιος, ἀληθινὸς, eocebnc, ἀπεχόμενος ἄπο \ 29 / > \ AI La € L4

ὸ £5 2 rai = A 3 2 , Le \ 5 ΄ WO°, εἰ ταις πέρι AUTOU μαρτυριαᾶις χαι ὁ μιμητὴς SXELVOU

triarches ; ils sont tous enfants de notre Jacob. Tous sont nés de la femme libre; nul n’est bâtard ni supposé : car celui que nous pleurons ne pouvait pas introduire des rejetons d'esclaves parmi les nobles enfants de la foi. Il était donc aussi notre père, puisqu'il était le père de notre père. Vous venez d’entendre Éphraïm et Manassès vous raconter les merveilles de sa vie, dont le nombre et la grandeur sont au-dessus de tous les récits. Souffrez que je vous en entretienne à mon tour. Nous pouvons désormais célébrer'sans danger son bonheur; je ne redoute plus l'envie du démon : quel mal pourrait-elle me faire encore ? |

ΠῚ. Apprenez donc quel était celui que nous regrettons. Noble entre ies plus nobles de l'Orient, sans reproche, juste, sincère, pieux, fuyant toute action mauvaise; car le bienheureux Job ne sera

pas jaloux si son émule s’honore des mémes témoignages qui lui fu-

‘Opäare τοὺς πατριάρχας τούτους" πάντες οὗτοί εἰσι τέχνα τοῦ ἡμετέρου Ἰαχώδ.

TL. Οὐχοῦν γνῶτε τίς ὁ ἀνήρ.

Evdyevac τῶν ἀπὸ ἀνατολῶν ἡλίου, ἄμεμπτος, δίχαιος, ἀληθινὸς, θεοσεθὴς, ἀπεχόμενος ἀπὸ παντὸς πράγματος πονηροῦ.

Ὁ γὰρ μέγας Ἰὼδ où ζηλοτυπήσει δὴ, εἰ χαὶ ὁ μιμητὴς ἐχείνου

Vous voyez ces patriarches-ci ; tous ceux-ci sont des enfants de notre Jacob.

Tous sont nés de femme libre.

Aucun n’est illégitime, ni supposé.

Car ce n’était pas non plus chose-licite à celui-là d'introduire une parenté d’-esclavces dans la noble-famille de la foi.

Donc aussi celui-là était notre père, parce qu’it était père du père nôtre, Vous avez entendu récemment Éphraïm et Manassès, quelles choses et quelles-grandes choses ils ont racontées sur le père, de sorte que les merveilles de sa vie surpasser la parole.

Donnez (permettez) aussi à moi de parler sur ces choses.

Et en effet vanter-son-bonheur est sans-danger déseormais ; et je ne redoute pas l'envie (le démon) :

car quoi de pire fera-t-elle (fera-t-il) à moi?

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