‹ Les Auteurs grecs expliqués d'après une méthode nouvelle par deux traductions françaisesChapitre 61 sur 113 · DE CÉSAIRE SON FRÈRE · texte numérisé non relu

DE CÉSAIRE SON FRÈRE

I. Οἴεσθε ἴσως, ὦ φίλο:, καὶ ἀδελφοὶ, καὶ πατέρες, τὸ γχυχὺ καὶ πρᾶγμα καὶ ὄνομα, UE ὑποδέχεσϑαι προθύμως τὸν λόγον, ἐπιθαλοῦντα θρήνους χαὶ ὀδυρμοὺς τῷ ἀπελθόντι, À ἀποτενοῦντα λόγους μαχροὺς χαὶ χομψοὺῦς, οἷς οἵ πολλοὶ χαίρουσι" καὶ παρεσχεύασθε οἵ μὲν ὡς συμπενθήσοντες χαὶ συνθρηνήσοντες, ἵνα ἐν τῷ ἐμῷ πάθει δαχρύσητε τὰ οἰχεῖα, ὅσοις τι τοιοῦτόν ἐστι, χαὶ σοφίσησθε τὸ ἀλγοῦν ἐν πάθεσι φιλιχοῖς" οἱ δὲ ὡς ἑστιάσοντες τὴν ἀχοὴν, Ha ἐσόμενοι ἡδίους" χρῆναι γὰρ ἡμᾶς ποιήσασθαι ἐπίδειξιν χαὶ τὴν συμφορὰν, οἷα ἦν ποτε τὰ ἡμέτερα, ἡνίχα ἦμεν

I Vous croyez peut-être, ὁ amis, et frères, et pères, et douce chose et doux nom, moi accepter de-bon-cœur le discours, devant jeter des gémissements et des lamentations sur celui qui est parti (mort), ou devant étendre (développer) des discours longs et pompeux, desquels la plupart sont-contents; et vous vous êtes préparés les uns [moi comme devant prendre-le-deuil-avec et devant gémir-avec mot, afin que dans mon malheur vous pleuriez vos malheurs propres, vous tous-à-qui quelque chose de tel et trompiez [est, ce qui souffre en vous à-propos-de malheurs de-vos-amis ; les autres [votre ouïe, comme devant donner-un-régal-à et devant être plus charmés; car vous croyez falloir nous faire étalage même de notre infortune, {ces, tels qu’étaient autrefois nos exercilorsque nous étions

ὃ ἘΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕἸΣ KAIZAPION.

φιλότιμοι, πρὶν ἀναδλέψαι πρὸς τὸν ἀληθῇ λόγον χαὶ ἀνωτάτω, A / / CS ei

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λαμδάνειν βούλεσθε δεξιόν. Οὔτε γὰρ θρηνήσομεν τὸν ἀπελθόντα ’ “ἃ - J re ap

“ " 4 L4 τῷὦ ‘4 . LA Se 1 μεθα, οὔτε ἐπαινεσόμεθα πέρα τοῦ μέτρου * καίτοι γε δῶρον φί-

φερούντ ἃ ἃ ἧς \ 2 \ Àd ñ =, Fe \ 3 2€ 00 ως à TAGAVTL τοὺς EHLOUG ογους, EUX χαι OÙ

se ,ὔ » 3 \ 1 € LA Ὁ LA δῶρον μόνον, ἀλλὰ χαὶ χρέος ἁπάντων χρεῶν δικαιότατον" 3 , © =] LÀ “ 9 4 \ LA ἀλλ᾽ ὅσον ἀφοσιώσασθαι τὸν περὶ ταῦτα νόμον, χαὶ δαχρύσαντες

mais alors, trop esclave de la matière , j’aspirais à la gloire de l’éloquence: je n’avais pas encore levé les yeux vers la parole de vérité, le Verbe suprême ; je n’avais pas encore donné tout à Dieu, de qui tout nous vient, pour recevoir Dieu en échange de tout. Ainsi, n’attendez de moi rien de pareil, si vous voulez que vos conjectures soïent vraies. Pleurant sur celui qui s’est éloigné de nous, nous ne franchirons pas les bornes, nous qui blâmons chez les autres l’excès de la douleur; nous saurons aussi le louer avec mesure : et pourtant quel présent plus cher et plus convenable pour l’homme éloquent que le discours? pour celui qui aima singulièrement ma parole, que l’éloge ? Ce n’est même pas seulement un présent, c’est une dette, et la plus juste de toutes les dettes. Mais quand nous aurons donné à son souvenir ce qu’il faut de larmes et de louanges pour satisfaire à l'usage (usage qui

n’est pas étranger à notre sagesse même : car « La mémoire du juste

lé à die Ci

et suffisamment abondants

en les autres choses de la matière, et ambitieux [cernant les) discours, quant aux choses autour des (conayant d’avoir élevé-les-yeux

vers la parole vraie

et placée très-haut,

et ayant donné tout à Dieu,

de qui viennent toutes choses, d’avoir recu Dieu en-échange-de tout.

Nullement,

ne supposez pas cela sur nous,

si vous voulez [vrai).

supposer quelque chose de droit (de Car et nous ne déplorerons pas celui qui est parti (mort)

plus qu’il n’est bien,

nous qui du moins n’admettons pas des autres

les lamentations telles,

et nous ne Le louerons pas

au delà de la mesure ;

et-pourtant certes le discours

est un présent cher

et très-convenable,

si-toutefois quelque autre l’est,

à l’homme instruit (Césaire),

et l’éloge

à celui qui a aimé excellemment mes discours ;

et non-seulement un présent ,

mais aussi une dette

la plus juste de toutes les dettes ; mais autant qu’il faut

pour nous acquitter de la coutume concernant ces choses,

et ayant pleuré

et ayant admiré,

-car ceci n’est pas non plus en dehors de la sagesse

10 ἘΠΙΤΆΑΦΙΟΣ ΕἸΣ KAIZAPION.

“Li /

SAS ΧΑ ΡΟΝ, ἐν να ας / σοφίας " Μνήμη re γὰρ δικαίων μετ᾽ ἐγκωμίων " χαὶ, Ἐπὶ veδ -- \ 4 δ, \ χρῷ, φησι, χατάγαγε δάχρυα, χαὶ ὡς δεινὰ πάσχων ἔναρξαι HE S QE 2 / εἰ / - ΡΞ / x θρήνου" ἴσον ἀναλγησίας χωρίζων ἡμᾶς καὶ ἀμετρίας), τὸ \ Ὁ ὙΝ μετὰ τοῦτο ἤδη, τῆς τε ἀνθρωπίνης φύσεως τὴν ἀσθένειαν ἐπι-- DT \ -“ δείξομεν, καὶ τοῦ τῆς ψυχῆς ἀξιώματος ὑπομνήσομεν, καὶ τὴν ὀφειλομέ is ἀλγοῦ ἀχλ ἐπιθή ὶ φειλομένην τοῖς ἀλγοῦσι παράχλησιν ἐπιθήσομεν, χαὶ μετα- / \ / τ θήσομεν τὴν λύπην ἀπὸ τῆς σαρχὸς χαὶ τῶν προσχαίρων ἐπὶ τὰ πνευματιχὰ χαὶ ἀΐδια.

/ L4 \ # 2 τω IL. Καισαρίῳ πατέρες μὲν, ἵν᾽ ἐντεῦθεν ἄρξωμαι ὅθεν ἡμῖν Les ΝΖ a , ΄ 7 \ τς πρεπωδέστατον, Ode πάντες γινώσχετε, καὶ ὧν τὴν ἀρετὴν χαὶ - , Ὁ “᾿ δρῶντες χαὶ ἀχούοντες ζηλοῦτέ τε χαὶ θαυμάζεξε, xat διηγεῖσθε τοῖς ἀγνοοῦσιν, εἴπερ τινές εἰσιν ἀνθρώπων, ἄλλος ἄλλο τι μέρος

> = Ed AS \ A / \ DA T7 S\ “" ᾿ ἀπολαύοντες" ÉTEL ἡ πᾶντα τὸν AUTOV OLOV TE, μηῆος στὰς γλώσ-

sera accompagnée de louanges, » et « Jette des larmes sur le mort, commence à pleurer comme un homme qui a souffert des choses dures, » dit Jérémie, qui veut nous préserver également de l’insensibilité et de l’exagération) , nous montrerons alors la faiblesse de la nature humaine; nous rappellerons la noblesse de l’âme; nous apporterons à ceux qui pleurent les consolations qui leur sont dues, et de la pensée de la chair et des biens temporels, nous élèverons les affligés à celle des biens spirituels et impérissables.

II. Césaire, pour commencer par où il convient le mieux, Césaire est né de parents que vous connaissez tous; ce que vous voyez, ce que vous entendez, vous fait désirer d’égaler leur vertu; vous l’admirez, vous en parlez vous-mêmes à ceux qui l’ignorent, s’il en est toutefois, et chacun de vous en raconte quelque particularité; car, quelque ardeur et quelque zèle qu’on y mette, il n’est pas possible à un seu] homme de tout rapporter, ni à une seule langue de tout dire

|, sie di à robe

II. Πατέρες μὲν Καισαρίῳ, ἵνα ἄρξωμαι ἐντεῦθεν ὅθεν πρεπωδέστατον ἡμῖν, οὃς πάντες γινώσχετε, χαὶ ὧν χαὶ ὁρῶντες χαὶ ἀχούοντες ζηλοῦτέ τε χαὶ θαυμάζετε τὴν ἀρετὴν, καὶ διηγεῖσθε τοῖς ἀγνοοῦσιν, εἴπερ τινὲς ἀνθρώπων εἰσὶν, ἀπολαθδόντες ἄλλος τι ἄλλο μέρος: ἐπεὶ μὴ οἷόν τε τὸν αὐτὸν πάντα, μηδὲ ἔργον μιᾶς γγ)ώσσης,

qui est selon nous (nous convient) :

Car et La mémoire de justes sera avec (accompagnée d’) éloges ; et, Fais-descendre (verse)des larmes sur le mort, dit Écriture, [bles et comme souffrant des maux terricommence la lamentation; | nous dit-elle, séparant (voulant éloigner) également de l’insensibilité et du manque-de-mesure — pour ce qui vientaprès ceciaussitôt, et nous montrerons la faiblesse de la nature humaine, et nous ferons-souvenir de la dignité de l’âme, et nous ajouterons la consolation due à ceux qui sont-dans-la-peine, et nous ferons-passer notre chagrin de la chair et des choses temporelles aux chosesspirituelles etimmortelles.

II. Des parents furent à Césaire, afin que je commence de là d’où il est le plus convenable pour que tous vous connaissez, [nous, et desquels et voyant et entendant raconter et vous enviez etvous admirez la vertu, et vous racontez à ceux qui l’ignorent, [mes si-toutefois quelques-uns des homsont l’ignorant, ayant recueilli [que) particularité ; unautre quelque autre (chacun quelpuisqu'il n’est pas possible le même raconter toutes choses, etce n’est pas l’œuvre d’une-seule langue,

A + à 19 5 ττ σῷ ΄ ι GAS τὸ ξργόν, χαν σφοῦρα τις ἢ τῶν φιλοπονωτάτων χαι φιλο-

y x τ DES EN) τω, τ΄ θ , a un τῳ περιττὸς εἶναι δοκῶ τὰ οἰχεῖα θαυμάζων), ἕν μέγιστον .

ἁπάντων χαὶ ὥσπερ ἄλλο τι ἐπίσημόν ἐστιν, À εὐσέδεια : τοὺς σεμνοὺς τούσδε λέγω χαὶ πολιοὺς, καὶ οὖχ ἧττον δι’ ἀρετὴν. ai-

δεσίμους À διὰ γῆρας" ὧν τὰ μὲν σώματα χρόνῳ κέκμηχεν, ai

De tant de titres précieux qu'ils ont à nos louanges (et puisse-t-on ne pas m’accuser d’arrogance si j’exalte ce qui me touche de si près! ), le plus grand, celui qui les distingue en quelque sorte, c’est la piété. Oui, je parle de ces vénérables têtes blanches que vous voyez, non moins respectables par la vertu que par l’âge ; leurs corps sont épuisés par le temps, mais leurs âmes sont jeunes pour Dieu.

III. Le père, olivier sauvage changé par la greffe en olivier fertile, devint assez riche de séve pour qu’on le jugeât digne de grefler d’autres arbres à son tour, et qu’on lui confiât la culture des âmes ; élevé au rang suprême de pasteur de ce peuple, comme un autre Aaron ou un autre Moïse, il mérila d'approcher de Dieu et d’être l'interprète de la voix divine auprès de ceux qui se tiennent à distance, doux, sans colère, la sérénité sur le visage, la flamme dans le cœur, riche de ces vertus qui paraissent au dehors, plus riche eu-

ai δὲ ψυχαὶ νεάζονσι Θεῷ.

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