VIII. Ἐπεὶ δὲ συλλεξάμενος
contre celui qui a créé mes, la créature esclave-comme eux-mémais rapportant à Dieu, comme il est raisonnable, et toutes les autres choses, ftres).
et le mouvement de ceux-ci (des as- Mais qui eût été tellement ignorant ou ami-de-la-dispute (jaloux), que de donner à celui-là le second rang des (pour les) nombres et des (pour les) calculs, [rir, et de (pour) l’admirable art de-guétout-celui-qui s’occupe autour (au sujet) des natures et des tempéraments et des principes des maladies, de-manière-à retrancher aussi les rejetons avec les racines enlevées, et de ne pas se contenter s’il était compté aussitôt après lui remportant la préséance [rang) ?
parmi les seconds (ceux du second Et ces choses ne sont pas un discours sans-témoins, mais en-même-temps et la contrée et celle d’-occident, [d’-orient et toute contrée que celui-là a abordée plus tard, sont des colonnes insignes de la science de celui-là.
VIN. Mais après que ayant réuni dans la seule âme de lui-méme et toute vertu et toute connaissance, [port comme un grand vaisseau de-transréunitune cargaison de-toute-sorte il mit-à-la-voile pour la ville de lui-même .
28 ἘΠΙΤΆΦΙΟΣ ΕἸΣ KAISAPION.
μὲν à μήτηρ εὐχὴν μητρικήν τινα xal φιλόπαιδα, ὥσπερ ἐξἔπεμψεν ἀμφοτέρους, οὕτω xat σὺν ἀλλήλοις ἐπανελθόντας ἰδεῖν. Ξυνωρὶς γὰρ ἐδοχοῦμέν τις, καὶ εἰ μὴ τοῖς ἄλλοις, μητρί γ᾽ οὖν, εὐχῆς χαὶ θέας ἀξία σὺν ἀλλήλοις ὁρώμενοι, À νῦν xa-
- - C9 LA χῶς ὑπὸ τοῦ φθόνου' διαλυθεῖσα “ Θεοῦ δὲ οὕτω χινήσαντος, ὃς
SA. . , "ὦ x r , 3 - > ŒXOUEL OLLALTS EUVYNS, χαι φίλτρον τιμα γόνεων εις παῖδας εὖ"
4 2? 50 2 Q\ LA \ LIEU, | γνώμονας, ἐξ οὐδεμιᾶς ἐπινοίας, οὔδε συνθήματος, δ μὲν ἅπο
τῆς ᾿Αλεξανδρείας, ὃ δὲ ἀπὸ τῆς Ἑλλάδος", χατὰ τὸν αὐτὸν χρόγον εἰς τὴν αὐτὴν πόλιν, ὃ μὲν ἀπὸ γῆς, ὃ δὲ ἀπὸ θαλάσσης, part aux autres des trésors de science qu’il rapportait avec lui, ïl arriva une circonstance merveilleuse que je ne puism’empêcherde rappeler en peu de mots, car ce souvenir ἃ pour moi un charme inexprimable, et peut-être vous causera-t-il quelque plaisir. Notre mère avait formé un souhait bien digne d’une mère, et d’une mère qui aimait ses enfants : elle nous avait vus partir en même temps, elle désirait nous voir revenir ensemble ; car nous étions, sinon pour les autres, du moins aux yeux de notre mère, un couple digne qu’on souhaitât de le voir réuni, couple aujourd’hui séparé par un sort funeste. Dieu ménagea cet événement, lui qui entend la juste prière, lui qui honore l'affection que portent les parents à des enfants vertueux, et, sans y avoir songé, sans avoir rien concerté, nous arrivâmesen même
temps dans la même ville, l’un d'Alexandrie, l’autre de la Grèce, l’un
ὡς av μεταδοίη χαὶ τοῖς ἄλλοις afin qu’il donnât-part aussi aux au-
des belles cargaisons
de l’instruction de lui-même, alors aussi
un fait étonnant
arriva ;
mais rien n’est tel
{et en effet ceci rappelé réjouit moi du moins
le plus de tous,
et pourrait faire vous plus charmés) que de le raconter en un court récit.
La (notre) mère à la vérité souhaitait (formait)
un certain souhait de-mère
et d’attachement-pour-ses-enfants, comme elle nous avait envoyés-autous les deux, [dehors ainsi de nous voir revenus
aussi l’un avec l’autre.
Car nous paraissions {aux autres, même si nous ne le paraissions pas à notre mère du moins donc,
un certain couple
digne de souhait et decontemplation, étant vus l’un avec l’autre,
ce couple maintenant désuni misérablement
par l’envie (le démon); [ainsi, mais Dieu ayant mû (disposé) La chose Dieu qui entend un souhait juste, et qui honore amour de parents pour des enfants aux-nobles-pensées, par-suite-d’aucune intention,
ni d'aucun concert,
Pun venant d'Alexandrie,
l’autre de la Grèce,
dans le même temps
nous descendimes dans la même ville, l’un de (venant par) terre,
[tres
30 EIIITA®#IOZ ΕΙΣ KAISAPION.
χατήραμεν. Ἢ πόλις δὲ ἦν τὸ Βυζάντιον, ἣ νῦν προχαθεζομένη τῆς Εὐρώπης πόλις" " ἐν À τοσοῦτον Καισάριος χλέος où πολλοῦ
, ni
χρόνου διελθόντος ἠνέγκατο, ὥστε δημοσίας τιμὰς αὐτῷ, καὶ , - LES J \ τω ΄ Le ’ γάμον τῶν εὐδοχίμων, χαὶ τῆς συγχλήτου βουλῆς μετουσίαν SRE A \ , , ΒΞ A 1 © προτεθῆναι, χαὶ πρὸς βασιλέα πρεσδείαν σταλῆναι τὸν μέγαν SE 7 ες À , , ea , , ἀπὸ χοινοῦ δόγματος, τὴν πρώτην πόλιν τῷ πρώτῳ λογίων χο- “- , \ -- Ὑ L4 2 -ὉὉ r 2 συτηθῆναί τε χαὶ τιμηθῆναι, εἴ τι μέλον αὐτῷ τοῦ πρώτην ἀλη- “- > ἔνε ἃ 09 3, , 274 A CU “θῶς εἶναι, χαὶ τῆς ἐπωνυμίας ἀξίαν, καὶ τοῦτο προστεθῆναι ᾿ - \ - LA A f' πᾶσ! τοῖς ὑπὲρ αὐτῆς διηγήμασιδ, τὸ Καισαρίῳ καλλωπίζεσθαι
= - \ # 2 / ee Re 4 A πολλοῖς χαὶ μεγάλοις εὐθηνουμένην ἀνδράσι, κατά τε φιλοσο- ’ = PEN ὦν 4 “φίαν χατά τε τὴν ἄλλην παίδευσιν. ᾿Αλλὰ τοῦτο μὲν ἱχανῶς. r
7 - 3 S # Foze δ᾽ οὖν τὸ γενόμενον τοῖς μὲν ἄλλοις συντυχία τις ἔδοξεν ἵ ς
JS ἐν ΟῚ / [Ὁ 7 A ! 2 αλογος χαὶι αναιτίος, οἵα φερε: πολλὰ το αὐτομαᾶτον εν τοις ἣμε-
par terre, l’autre par mer. Cette ville était Byzance, aujourd’hui la capitale de l’Europe ; Césaire y eut bientôt acquis assez de gloire pour qu’on lui offrit des dignités, un hymen illustre, une place au sénat, et une ambassade fut même envoyée à l’empereur, en vertu d’un décret public, pour lui demander d’accorder, comme un honneur et un ornement, le premier des savants à la première ville de l'empire, s’il avait à cœur que cette ville fût en effet la première , qu’elle méritât son nom, et qu’elle püt, avec tant de titres de gloire qu’elle avait déjà, s’enorgueillir de compter Césaire parmi ses médecins et ses habitants; et pourtant, outre ses autres illustrations, Byzance était riche en hommes distingués, tant dans la philosophie que dars les autres sciences. Mais c’est assez sur ce sujet. Notre réunion d’alors
parut à la plupart une circonstance étrange et fortuite, comme le ha-
χρόνου où πολλοῦ διελθόντος, ἠνέγχατο χλέος τοσοῦτον, ὥστε τιμὰς δημοσίας,
Lai πρεσόείαν σταλῆναι
l’autre de (par) mer.
Or cette ville était Byzance, la ville qui est-à-la-tête
de l'Europe maintenant ; dans laquelle Césaire,
que des honneurs publics,
et un hymen des (entre les) illustres,
et association au conseil convoqué (au sénat ) avoir été proposés à lui,
et une députation avoir été envoyée vers le roi (l’empereur) le grand
par-suite-d’un décret commun (public),
[passé, un temps non considérable s'étant remporta une renommée si-grande,
pour demander la première ville
et être ornée et être honorée du premier des savants,
s’il était souci en quelque chose
à lui (à l’empereur)
duelle être (qu’elle fût) véritablement
la première wille,
etdigne de son surnom de métropole,
et demander ceci avoir été ajouté
aux sujets de récits sur elle, elle se vanter de Césaire
et comme médecin
et comme habitant,
quoique assurément,
avec (outre) son autre éclat, étant-abondante
en nombreux et grands honimes
et dans la philosophie et dans le reste-de la science.
Mais ceci a été dit suffisamment.
Mais ce qui donc est arrivé alors
parut aux autres à la vérité
une certaine coïncidence sans-raison
et sans-cause ,
32 ETNITASIOZ ΕΙΣ KAIZAPION. τέροις " τοῖς δὲ φιλοθέοις καὶ λίαν εὔδηλον ἦν, μὴ ἄλλο τι τὸ συμδὰν εἶναι ἢ γονέων θεοφιλῶν ἔργον, x γῆς καὶ θαλάττης
\ - , 2 / ges ΝΣ l4 τοὺς παῖδας συναγόντων εἰς μίαν εὐχῆς ἐχπλήρωσιν.
= A Μ' Ν᾿ A \ 5 4 LL ΜΡ 2 κοι 4 τὸϊς μὲν ἄλλοις ἴσως μιχρὸν xat οὐδὲ μνήμης ἄξιον, ἐμοὶ δὲ καὶ
/ \ es ER Jo F7 Ν Lil 2 ΄«ὖὦἅνΝ A N τότε χαὶ νῦν μέγιστον ἔδοξεν, εἴπερ τῶν ἐπαινετῶν ἣ φιλαδε)--
/ ΤΡ) / ἈΝ / €: ΟΣ ΤΡ τὴν ια, χᾶι OÙ παυσομαι τιθεὶς εν πρώτοις, OGXXIS ἂν τὰ EXELVOU
> © “- - \ sis FA) “ , x ἐχδιηγῶμαι. Κατεῖχε μὲν αὐτὸν αἷς εἶπον τιμαῖς ἣ πόλις, καὶ 5» ἃ Ε / 7 Υ . 5. κῦῦ
ἴσχυσα, ὃ πάντα Καισαρίῳ πολὺς χαὶ τίμιος, καὶ τοῖς γονεῦσι \ TS “ \ ως , \ / A. LT A
τὴν εὐχὴν πληρῶσαι, xat τῇ πατρίδι τὸ χρέος, καὶ ἐμαυτῷ τὸν
4 \ τὖῪο € τω \ \ LA ἣν πόθον" λαδὼν τῆς δδοῦ χοινωνὸν χαὶ συνέμπορον, χαὶ προτιμη-
sard en amène tant dans la vie humaine; mais les personnes pieuses y reconnurent d’une manière évidente l’action de parents pieux, réunissant leurs enfants, par terre et par mer, pour jouir de l’accomplissement de leur vœu.
IX. Mais n'oublions pas non plus une des belles actions de Césaire, que d’autres peut-être trouveront petite et peu digne de mémoire, mais qui m’a toujours paru très-grande, si toutefois l'amour fraternel mérite qu’on le loue, et que je ne cesserai point de placer en première ligne toutes les fois que je parlerai de lui. Byzance voulait le retenir par les honneurs dont j’ai parlé, et protestait que, quoi qu’il arrivât, elle ne le laisserait point partir; mais je l’emportai, moi que Césaire aimait et respectait en toutes choses, et qui le pressais, au contraire, de satisfaire au vœu de ses parents, de payer sa dette à sa patrie et de contenter mon désir ; je l’eus pour compagnon dans ce voyage, et il me préféra, non-seulement à des villes et à des
choses telles que la spontanéité {le en apporte de nombreuses [hasard) dans les événements nôtres ; mais pour ceux aimant-Dieu il était méme fort évident, ce quiétait arrivé ne pas être quelque autre chose que l’œuvre de parents aimant-Dieu, réunissant leurs enfants de laterre et de la mer [hait.
pour un seul accomplissement de sou- IX. Allons
ne passons pas non plus celle-ci des belles actions de Césaire, qui pour les autres peut-être est petite et pas même digne de mémoire, mais qui a paru très-grande à moi et alors et maintenant, si-toutefois l’'amour-fraternel estune des choses dignes-de-louange, et que je ne cesserai pas [res, plaçant (de placer) parmi les premietoutes-les-fois que je raconterai les actions de lui.
La ville à la vérité retenait lui par les honneurs que j'ai dits, et répétait ne devoir Le lâcher pas même si quelque chose arrivait ; mais moi tirant-en-sens-contraire , moi considérable et honoré pour Césaire en toutes choses, je fus-assez-fort pour que lui remplir et aux parents le souhait, et à la patrie la dette, et à moi-même le désir; l’ayant pris pour associé à ma route et compagnon-de-voyage , et ayant été préféré
34 ἘΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕΙΣ KAISAPION.
πολλοὶ χαὶ πολλαχόθεν, of μὲν συνέῤδεον ἐχείνῳ, of δὲ ἠλπίζοντο, ἀλλὰ καὶ αὐτοῦ βασιλέως σχεδὸν, χαὶ τῶν ἐχεῖθεν ἐπι-
τ - S A 4 ταγμάτων. Ἐντεῦθεν ἐγὼ μὲν φιλοσοφεῖν᾽ διέγνων, καὶ πρὸς τὸν ἄνω βίον μεθαρμοσθῆναι, ὥσπερ τινὰ βαρὺν δεσπότην καὶ 32€ 7 4 το À Ξ J 2 4 . δλλ XOOWGTAUX χαλεπὸν πασᾶν φι οτιιαᾶν ATOGELTALLEVOS μα ον st \ x “δὲ ὃ μὲν πόθος πρεσδύτερος, ὃ δὲ βίος ὕστερος. Τὸν δὲ, τὰ πρῶτα -- ὃ’ ΕῚ La ad te - 1 \ ΄ τῆς παιδεύσεως ἀναθέντα τῇ ἑαυτοῦ πατρίδι, χαὶ θαυμασθέντα “ , 521 \ - »" » / À τῶν πόνων ἀξίως, μετὰ ns ἐπιθυμία, καὶ τοῦ προστα-
\ 3 / ἈΦ, τ κί \ VA \ γὰρ ἀπολογήσομαι πρὸς ὑμᾶς ὅτι πολλοστὸν τετάχθαι παρὰ Θεῷ χρεῖττον καὶ ὑψηλότερον ἢ παρὰ τῷ κάτω βασιλεῖ τὰ
peuples, ni à ces honneurs et à ces richesses qui déjà affluaient vers lui de toutes parts, et lui permettaient d’espérer plus encore, mais presque à l’empereur lui-même et à ses ordres souverains. Bientôt je résolus de me vouer à la méditation chrétienne et de me reporter vers la vie céleste, secouant toute ambition comme un joug pesant ou une funeste maladie; mais plutôt j'avais depuis longtemps formé ce vœu que j'allais enfin réaliser. Pour lui, après qu’il eut consacré à sa patrie les prémices de sa science et excité une admiration digne de ses travaux, le désir d’acquérir de la gloire et, comme il me le persuadait, d’être le protecteur de-sa ville natale, le conduisit au palais des: empereurs. Je n’approuvais guère cette résolution, car (et c’est là mon excuse auprès de vous) la dernière place auprès de Dieu est plus considérable et plus haute que le premier rang auprès des rois de la terre. Césaire cependant ne méritait pas de blâme Eneffet,
ὃ Ôë βίος ὕστερος.
OÙ ποιοῦντα μὲν
non-seulement
à des villes et à des peuples,
ni à des honneurs et à des revenus, qui nombreux et de-nombreux-coles uns affluaient à lui,
les autres étaient espérés, mais même presque au roi lui-même, et aux ordresvenant de là (du roi).
Dès lors moi à la vérité [ascétique), je résolus de méditer (embrasser la vie et de m’accommoder (m’appliquer) à l'étude de la vie d’en haut,
ayant secoué toute ambition
comme un certain maître pesant
et une infirmité fâcheuse ;
mais plutôt le désir à la vérité
était plus ancien, [rieure.
et la vie que je souhaitais fut posté- Mais lui (Césaire),
ayant consacré à la patrie de lui-même les premiers fruits desoninstruction, et ayant été admiré dignement pour ses travaux,
après cela un désir de gloire
et d’être-le-protecteur de sa ville, comme il persuadait à moi du moins, le donne aux palais-des-rois ,
ne faisant pas à la vérité
des choses tout à fait agréables à nous et selon notre gré,
— eteneffet
je dirai pour excuse à vous
que être rangé [conque) entre-plusieurs (dans un rang quelauprès de Dieu
est meilleur et plus haut
que d’emporter le premier rang auprès du roi d’en bas (de la terre) n'étant pas toutefois
digne du moins de blâme.
[tés ,
36 ENITA#IOZ ΕΙΣ KAISAPION.
\ “ / 7 \ LA \ > Ὁ 1 Ἰὰρ ὅσῳ μέγιστον, τοσούτῳ χαὶ χαλεπώτατον, xat οὗ πολλῶν τὸ - Β “- - L4 ἐγχείρημα, οὐδ᾽ ἄλλων ἢ τῶν ὑπὸ τῆς θείας προχεχλημένων
/ A -“ , ee ο VE οὐ μεγαλονοίας, À τοῖς προηρημένοις καλῶς χεῖρα δίδωσιν" οὗ μιχρὸν δὲ εἴ τις, τὸν δεύτερον προστησάμενος βίον, χαλοχάγαθίας
ε - \ / , FA ,® \ πὸ ΜῈ τ μεταποιοῖτο, χαὶ πλείω λόγον ἔχοι Θεοῦ καὶ τῆς ἑαυτοῦ σωτη-
΄, à 1 , \ \ \ « A 1 ρίας ἢ τῆς κάτω λαμπρότητος, χαὶ τὴν μὲν ὡς σχηνὴν TpG6GÀλοιτο, À τι προσωπεῖον τῶν πολλῶν χαὶ προσχαίρων, τὸ τοῦ χόσμου τούτου δρᾶυα ὑποχρινόμενος, αὐτὸς δὲ ζώοι Θεῷ, μετὰ τῆς εἰχόνος ἣν οἶδε παρ᾽ ἐχείνου λαδὼν χαὶ ὀφείλων τῷ δεδωχότι" ὅπερ ἀμέλει χαὶ Καισάριον διανοηθέντα γινώσχομεν.
s’il est très-glorieux d’embrasser la vie contemplative, c’est aussi une entreprise bien difficile, et qui n’est pas permise à tous; la grandeur divine y appelle seulement quelques élus, que sa main soutient dans la noble route qu’ils ont choisie. Mais ce n’est pas avoir peu de mérite, lorsqu'on s’est engagé dans la vie mondaine, que de participer à la vertu, de faire plus d’estime de Dieu et de son salut que de l'éclat d’ici-bas ; d’être comme sur un théâtre, et de porter ce masque vulgaire des gens du siècle, sous lequel on joue la comédie de ce monde, tandis qu’on vit pour Dieu sans altérer l’image qu’on sait avoir recue de lui et dont on lui est redevable. Tel était aussi, n’en doutons pas, le plan de conduite de Césaire.
X. Pour obtenir le premier rang parmi les médecins, il n’eut pas ‘besoin de beaucoup d’effort; il lui suffit de montrer son savoir, ou
plutôt d’en donner comme un léger échantillon, et aussitôt admis au
où πολλῶν,
xai Καισάριον διανοηθέντα.
Car d'autant plus méditer (embrasser la vie ascétique) est très-grand, d’autant plus et cela est très-difficile, et l’entreprise [breux, n’est pas le fait d'hommes nonini d’autres que de ceux qui ont été appelés par la grandeur-d’esprit divine, qui donne la main [ment ; à ceux qui ont fait-choix honorabieet ce n’est pas chose petite, si quelque homme , ayant entrepris la seconde vie, participe à la vertu, et a (tient) plus grand compte de Dieu et du salut de lui-même que de l'éclat d’en bas (de cetteterre), et porte-devant-lui cet éclat comme un théâtre, ou comme quelque masque des choses nombreuses et temporeljouant le drame les, de ce monde, mais lui-même vit pour Dieu, avec l’image qu’il sait ayant (avoir) recue de Jui et devant (devoir) à celui qui La lui a donnée ; chose que nous connaissons certainement aussi Césaire ayant eu-en-vue.
X. Car il est rangé au premier rang parmi les médecins, n'ayant même pas eu-besoin d’une peine considérable, mais ayant montré seulement son savoir, et (ou) plutôt [tillon) court comme un certain prologue (échan-
38 ἘΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕΙΣ KAISAPION.
nombre des amis de l’empereur, il recueille les honneurs les plus considérables. Il offre aux magistrats de donner gratuitement les secours de son art, sachant bien que la vertu et les belles actions contribuent plus que tout à élever un homme; il l'emporte de beaucoup par la réputation sur ceux dont le rang est supérieur au sien; aimé de tous pour sa modestie, il se voit confier les objets les plus précieux : il n’a pas besoin de faire le serment d’un Hippocrate, et lasimplicité même d’un Cratès n’est rien si on la compare à la sienne; tous le respectent plus qu’on ne fait un homme de son rang; les empereurs eux-mêmes, et ceux qui tiennent la première place après eux, l’estiment toujours digne de sa grande fortune présente, digne de la fortune plus grande encore qu’on espère pour lui. Mais ce qui est au-dessus de tout, c’est que ni la gloire, ni les plaisirs au milieu des-
quels il vivait, ne corrompirent la noblesse de son âme : de tant de
de son savoir,
et compté aussitôt
parmi les amis du roi,
il recueille les plus grands honneurs.
Et il propose à ceux en charge l'humanité de son art
saus-salaire (gratuite),
Sachant rien ne faire-avancer ainsi vers le rang en avant
comme la vertu
et le être connu
pour les actes les plus honorables ; et il l’emportait de beaucoup
par la réputation
sur ceux auxquelsil était inférieur par le rang,
étant à la vérité aimé de tous
pour sa réserve,
et à-cause-de cela [ses, se-voyant-confier les choses précieuet n’ayant-besoin en rien
d’un Hippocrate prétant-serment, de-sorte-que même la simplicité
de Cratès
n'être rien
étant considérée près de celle de lui; et respecté de tous
plus queen-proportion-de son rang, étant-jugé-digne à la vérité toujours des avantages présents
qui étaient grands,
mais étant Jugé être digne
de ceux espérés
qui étaient plus grands encore,
et par les rois eux-mêmes,
et par (ous ceux qui ont
le premier rang après ceux-là.
Mais la chose la plus grande est qu'il ne fut corrompu
dans la noblesse de son äme
40 ἘΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕἸΣ KAISAPION.
“ à ἂν ἠῶ» ᾿ > ὦ διεφθάρη * ἀλλὰ πολλῶν χαὶ μεγάλων ὑπαρχόντων αὐτῷ, πρῶἃ ἐ [ x τον ἦν εἰς ἀξίωμα Χριστιανὸν χαὶ εἰναι χαὶ ὀνομάζεσθαι, χαὶ 4 € ΩΣ # 2 14 \ Ὁἅ \ ὃ Ὁ LA πάντα ὁμοῦ παιδιά τις ἐχείνῳ χαὶ λῆρος πρὸς ἕν τοῦτο χρινό- ΄ , μενα " τὰ μὲν γὰρ ἄλλα ὡς ἐπὶ σχηνῆς καὶ ἄλλοις παίζεσθαι, » . \ , τάχιστα πηγνυμένης TE χαὶ καταλυομένης, τάχα δὲ φθειρομένης ῥᾷον ἢ συνισταμένης, ὡς εἶναι ἰδεῖν ἐχ τῶν πολλῶν τοῦ βίου “ \ “- F4 \ # LA 2 à Ὃ μεταδολῶν, χαὶ τῆς ἄνω χαὶ κάτω μεταπιπτούσης εὐετηρίας S Ν 5 - A μόνον δὲ ἴδιον ἀγαθὸν εἶναι χαὶ παραμένον ἀσφαλῶς, τὴν εὐσέ-δειαν.
ΧΙ. Ταῦτα Καισαρίῳ ἐφιλοσοφεῖτο κἀν τῇ χλανίδι ᾽- ταύταις ι- pe. τὸν γάσοσον τανε ἣν, \ τὰ / - , καὶ συνέζησε ταῖς ἐννοίαις, καὶ συναπῆλθε, μείζω τῆς φαινομένης εἰς τὸ χοινὸν εὐσεζείας Θεῷ γνωρίζων xal παριστὰς τὴν \ \ \ 24 9 \ » - , ’ \ κατὰ τὸν χρυπτὸν ἀνθρωπον". Καὶ εἴ με δεῖ, πάντα παρέντα, τὴν
, .- 4 # \ Li προστασίαν τῶν ἐχ γένους ἀτυχησάντων, τὴν ὑπεροψίαν τοῦ
titres honorables qui lui appartenaient, celui qui avait le plus de prix à ses yeux c'était d’être chrétien, de porter le nom de chrétien ; auprès de celui-là, tout le reste ne lui semblait qu’un jeu et un enfantillage : il tenait que tous les autres avantages ne sont que les oripeaux de ce théâtre qui se dresse et disparaît si vite,et qui peut-être même disparaît plus vite encore qu’il ne se dresse, comme le prouvent les innombrables vicissitudes de la vie, et le flux et le reflux incessant de la prospérité; qu'il n’y a qu’un bien qu’on possède en propre et qui reste sûrement, la piété.
XI. Tels étaient, même sous le manteau de cour, les sentiments chrétiens de Césaire ; c’est dans ces pensées qu’il vécut et qu’il mourut, manifestant aux regards de Dieu une piété plus grande que celle qu’il laissait voir en public, la piété de l’homme caché. Et s’il faut que je mette de côté tout le reste, la protection qu’il acccrdait à ses
ἐπὶ σκηνῆς χαὶ ἄλλοις, πηγνυμένης TE καὶ χαταλυομένης τάχιστα, τάχα δὲ φθειρομένης ῥᾷον ἢ συνισταμένης, ὡς εἶνα: ἰδεῖν ἐκ τῶν πολλῶν μεταδολῶν τοῦ βίου, χαὶ τῆς εὐετηρίας μεταπιπτούσης ἄνω χαὶ κάτω" μόνον δὲ ἀγαθὸν εἶναι ἴδιον χαὶ παραμένον ἀσφαλῶς, τὴν εὐσέδειαν.
ni par la gloire,
ni par les délices
au milieu desquelles il vivait ; mais de nombreux et grands orneappartenant à lui, [ments le premier en-vue-de la dignité était et d’être réellement
et d’être nommé chrétien,
et tous les autres ensemble
étaient pour lui un enfantillage
et une niaiserie {bagatelle),
étant jugés
relativement-à celui-là seul :
car il pensait les autres choses en-quelque-sorte être jouées
sur un théâtre et pour d’autres, sur un théâtre et qui se dresse etqui se renverse très-promptement, et peut-être se détruisant
plus facilement que s’organisant, comme être (il est) possible de voir d’après les nombreux changements de la vie,
et d’après la prospérité [en bas ; tombant-successivement en haut et mais un seul bien être en-propre et persistant sans-risque,
la piété.
XI. Ces choses [Césaire étaient méditées-chrétiennement par même dans (sous) la chlanide ; et il vécut et il s’en alla (mourut) avec ces pensées, faisant-connaître et présentant à Dieu plus grande que la piété montrée en public par lui celle dans l’homme caché.
Et s’il faut moi, ayant omis toutes choses, la protection de ceux de sa famille
42 ἘΠΙΤΆΑΦΙΟΣ ΕἸΣ KAISAPION.