XII. Ἀλλὰ
ceux souffrant comme chrétiens être châtiés comme malfaiteurs, afin que nousn’obtinssions même pas l’honneur au-sujet-de nos combats; car cet homme-généreux enviait même celui-ci aux chrétiens ; et le second artifice était, le nom de persuasion s’attacher à ce qui se passait, et non celui âe tyrannie, pour que la part de la honte fût plus grande que le danger pour des gens allant vers l’impiété de-leur-propre-choix ; et entraînant les uns par de l’argent, les autres par des dignités, les autres par des promesses, les autres par des honneurs de-toute-sorte, qu’il n’offrait même pas en-roi, mais même fort servilement, devant les regards de tous, et tous par le charlatanisme des discours et par l’exemple selon(de) lui-même, après beaucoup d’autres il tente aussi Césaire.
Je dis hélas pour son égarement et sa démence, s’ilaespéréravir (séduire) un homme étant et Césaire, et mon frère, et Le fils de ces parents!
XIL Mais, afin que j'insiste un peu sur le discours, et que je jouisse du récit,
46 ἘΠΙΤΆΦΙΟΣ ΕΙΣ KAIZAPION.
\ ΩΝ \ τὸν μέγαν Λόγον ἑαυτοῦ προδαλλόμενος, πρὸς τὸν πολὺν ἐν ὅπλοις nat μέγαν ἐν λόγων δεινότητι “ οὐδὲν δὲ καταπλαγεὶς
, 2 ι Ὁ ὃ ve 1 4 % A εὐσεδείας ἀγωνιστὴς τοσοῦτος" χαὶ ἀγωνοθέτης ἷ, ἔνθεν μὲν
. A: Tin ι à δεινὸς τύραννος, τῇ τῶν λόγων οἰχειότητι προσσαίνων, χαὶ
ES 29 L14 LA 4 s la LA La el 14 τῷ τῆς ἐζουσίας OYAW δεδιττόμενος * θέατρον δὲ ἀμφοτέρωθεν,
- “Ὁ τ L4 4 4 \ ln 4 La , 2 Lu τῶν τε τῇ εὐσεύδεία λειπομένων ἔτι, χα! τῶν ὕπ᾽ ἐχείνου
beau spectacle : ce noble lutteur descendit dans la lice avec une seule arme, le signe du Christ, un seul bouclier, le Verbe divin, pour combattre un adversaire puissant par ses armes, habile par sa rare éloquence ; mais sans s’étouner à la vue d’un tel ennemi, sans que la flatterie lui fit rien rabattre de son orgueil, il était tout prêt à lutter par la parole et par l’action contre un adversaire aussi fort par l’une que par l’autre. Telle était l’arène, tel le champion de la piété : l'arbitre du combat était d’une part le Christ, armant son athlète de sa propre passion, de l’autre un tyran redoutable, tantôt caressant par des paroles amies, tantôt épouvantant par l’immensité de sa puissance ; les spectateurs étaient d’un côté ceux qui demeuraient encore fidèles à la piété, de l’autre ceux que le séducteur
avait entraînés, tous impatients de voir quel serait le sort de leur
τῶν TE λειπομένων ἔτι
χαὶ τῶν συνηρπασμένων ὑπὸ éxeivou, ἀποσχοπούντων ὅπη νεύσῃ τὰ χατὰ αὐτοὺς,
comme ceux quiétaient-présents jouirent du spectacle,
cet homme-noble
entrait en lice,
s'étant fortifié
par le signe du Christ,
et mettant-en-avant de lui-même
le grand Verbe,
contre celui abondant en armes
et grand
dans l’habileté des discours
mais n’ayant été frappé (effrayé ) en à cet aspect, [rien, et n’ayant pas rabattu par flatterie quelque chose de sa fierté,
il était athlète prêt à combattre
et par parole et par action
contre celui puissant
en toutes deux.
L’arène donc était telle,
et le champion de la piété
était si-grand ;
et le président-du-combat était, d'ici (d’un côté) le Christ,
armant l’athlète
des souffrances de lui-même,
et de là (de l’autre côté)
un tyran redoutable,
caressant
par l’affabilité des discours,
et effrayant
par le faste de sa puissance; [tateurs et il y avaitune assemblée-de-specdes-deux-côtés,
et de ceux laissés encore
à la piété,
et de ceux ravis
par lui,
regardant où pencheraient
les intérêts concernant eux-mêmes,
48 EIIITADIOS ΕἸΣ KAISAPION. ὅστις νικήσειε πλείω τὴν ἀγωνίαν ἐχόντων, ἢ περὶ οὺς τὸ θέατρον.
XIII. Ἄρ᾽ οὐχ ἔδεισας περὶ Καισαρίου, μή τι πάθῃ τῆς πϑοθυμίας ἀνάξιον ; ᾿Αλλὰ θαρσεῖτε " μετὰ Χριστοῦ γὰρ À vie,
= à \ LT ! - [12 0 τοῦ τὸν χόσμον νικήσαντος". 'Γὰ μὲν oùv χαθ᾽ ἕχαστὸν τῶν τότε
On
f ET ΝΥ À ν - Ὁ τω \ - ,, € μνήμνην " ἔξω δ᾽ ἂν εἴη παντελῶς τοῦ χαιροῦ χαὶ τοῦ λόγου. Ὥς
s ΩΣ “ LA -
7 2 pa Ὁ 3N\ ὦ \ me Ὁ ΄ A μενξιν ἀνεχήρυξεν, QU0£ οὕτω μεν παντελῶς αποπευπεται" χα!
parti, et plus inquiets de connaître le vainqueur que ceux même qui se donnaient en spectacle.
XIII. Ne craignez-vous pas pour Césaire? ne tremblez-vous pas qu’il ne fasse quelque chose d’indigne de son courage? Rassurez-vous; la victoire est avec le Christ, qui a vaincu le monde. Je donnerais tout, croyez-le bien, pour vous rapporter en détail tout ce qui fut dit alors ; on y trouverait des artifices de raisonnement, des subtilités de langage que je ne me rappelle pas sans plaisir : mais ce serait trop m’éloigner et de la circonstance présente et de l’objet de ce discours. Après avoir réfuté tous les sophismes, repoussé comme en se jouant toutes les attaques ouvertes ou cachées de son adversaire, Césaire proclame hautement et d’une voix éclatante qu’il est et qu’il demeure
chrétien ; mais alors même le tentateur ne peut se résoudre à le
ἐχόντων τὴν ἀγωνίαν πλείω ὅστις νιχήσειεν, À περὶ os τὸ θέατρον.
Ὡς δὲ διαλύσας πάσας τὰς πλοχὰς αὐτοῦ ἐν τοῖς λόγοις, ai παρωσάμενος, ὥσπερ τινὰ παιδιὰν, ἅπασαν πεῖραν ἀφανῇ τε καὶ φανερᾶν, ἀνεχήρυξε τῇ φωνῇ μεγάλῃ χαὶ λαμπρᾷ
ayant l’inquiétude plus grande pour savoir qui vaincrait, que ceux autour desquels était l’assemblée-de-spectateurs.
XIII. Est-ce que tu n’as pas craint pour Césaire, de peur qu'il n’éprouvât quelque indigne de son ardeur ? [chose Mais rassurez-vous ; car la victoire est avec le Christ, celui qui a vaincu le monde.
Moi donc, à la vérité, sachez-le bien, j'aurais estimé au prix de tout de raconter dans les circonstances d’à présent les particularités par chacune (une des choses dites [à une) ou mises-en-avant alors ; et en effet il est des artifices et des sophismes lesquels et détours (artifices) de-raisonnement etapparences-spécieuses (sophismes) le discours a (renferme), non désagréables pour la mention à moi du-moins-donc :
mais cela serait tout à faiten dehors de la circonstance et du discours.
Mais dès que ayant dénoué tous les replis de lui (de Julien) dans ses discours, et ayant repoussé, comme quelque jeu-d’enfant, toute tentative [feste, et non-manifeste (cachée ) et maniil eut proclamé d’une voix grande (haute)et éclatante le et être et demeurer chrétien, pas même ainsi (alors) à la vérité il est renvoyé tout à fait :
20 ENITAIOZ ΕΙΣ KAIZAPION.
A = τ , γὰρ δεινὸς ἔρως εἶχε τὸν βασιλέα τῇ Καισαρίου παιδεύσει συνεἶναι καὶ χαλλωπίζεσθαι * ἡνίκα καὶ τὸ περιδόητον τοῦτο ἐν ταῖς - - Li 4
͵ : A PA μαχάριος, καὶ τροπαιοῦχος ἀναίμαχτος, χαὶ περιφανέστερος τὴν 2 4 à \ / ἀτιμίαν À τὴν λαμπρότητα.
XIV. Ταύτην ἐγὼ τὴν νίκην τῆς πολλῆς ἐχείνου χειρὸς ὃ καὶ τῆς ὑψηλῆς ἁλουργίδος καὶ τοῦ πολυτελοῦς διαδήματος δψηλοτέραν χρίνω μαχρῷ χαὶ τιμιωτέραν ᾿ τούτῳ τῷ διηγήματι πλέον τι L4 A 2 22 2 LA \ ! 3 7 ἐπαίρομαι ἢ εἰ πᾶσαν ἐχείνῳ τὴν βασιλείαν ἀπεμερίσατο. Τοῖς
bannir : le prince désirait trop vivement conserver Césaire, dont la science était l’ornement de sa cour; il fait entendre en présence de tous ces paroles tant de fois répétées : «Ὁ heureux père! Ὁ malheureux enfants!» car il daigna nous honorer en nous enveloppant dans le même outrage, nous dont il avait connu à Athènes et l'instruction et la piété. Réservé pour rentrer une seconde fois dans le palais (car la justice divine armait à propos Julien contre les Perses), le aoble exilé revient vers nous, chargé de trophées non sanglants et plus illustre par sa disgrâce que par l’ancien éclat de sa fortune. XIV. Pour moi, j'estime cette victoire beaucoup plus glorieuse et plus honorable que la puissance sans bornes, le riche manteau de pourpre, le magnifique diadème de l’empereur ; je suis plus fier de
cette lutte que s’il eût partagé avec Julien tout l'empire. Il cède donc au malheur du temps, et en cela il obéit à notre loi, qui or-