‹ Les Auteurs grecs expliqués d'après une méthode nouvelle par deux traductions françaisesChapitre 71 sur 113 · XIV. Ἐγὼ χρίνω · texte numérisé non relu

XIV. Ἐγὼ χρίνω

et en effet un désir violent avait (possédait) le roi d’être-avec et de s’orner de la science de Césaire ; alors qu’il prononça aux oreilles de tous [ côtés :

aussi cette parole répétée-de-tous- Ὁ heureux père, ὁ malheureux enfants!

puisqu’il jugea-digne d’honorer aussi nous de la communauté de l’outrage, nous dont il avait connu à Athènes et l'instruction et la piété.

Mais réservé [lais, pour une seconde entrée dans le paaprès que du moins la justice divine eut armé à-propos celui-là (Julien) contre les Perses, Césaire revient vers nous exilé bienheureux, et possesseur-de-trophées sans-répandre-de-sang, et plus brillant par la disgrâce que par l’éclat de sa fortune.

XIV. Moi je juge cette victoire de loin (de beaucoup) plus haute et plus précieuse que la grande main (puissance) de celui-là (Julien) et que la robe de-pourpre élevée et que le diadème somptueux ; je m’enorgueillis plus de ce récit que s’il avait partagé avec celui-là tout l’empire.

Il cède donc aux temps mauvais,

52 ἘΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕἸΣ KAIZAPION.

LA 3 {1 \ τ ͵ « “ ραν νομοθεσίαν, ἐνστάντος μὲν καιροῦ, διακινδυνεύειν ὑπὲρ τῆς ἀληθείας, χαὶ μὴ προδιδόναι δειλία τὴν εὐσέῤειαν, ἕως δ᾽ ἂν ἐξῇ, un προχαλεῖσθαι τοὺς χινδύνους χελεύουσαν:, εἴτε δέει τῶν

, Led διὰ, εν ΄ A LAS 2 \ Austépwv ψυχῶν, εἴτε φειδοῖ τῶν ἐπαγόντων τὸν χίνδυνον. ᾿Επεὶ δὲ 6 ζόφος ἐλύθη, καὶ À ὑπερορία καλῶς ἐδίκασε, χαὶ ἣ στιλόωθεῖσα ῥομφαία τὸν doc χκατέῤδαλε, χαὶ Χριστιανοῖς ἐπανῆλθε

LA 1 cl Ÿ 4 \ € Qo SX # LS A τῶν μαρτυρίων οἵων καὶ ὅσων, χαὶ ὡς διδοὺς χάριν μᾶλλον ἢ χομιζόμενος, τοῖς βασιλείοις αὖθις ἀναλαμόάνεται, χαὶ διαδέχε--

αἱ τὴν προτέραν τιυτὖν ἣ δευτέρα; Καὶ βασιλεῖς μὲν 6 γρόνο 1 0 9 RU 3 μ χρονος

Ca

donne, lorsque le moment est venu, de braver les dangers pour la vérité et de ne point trahir lâchement la foi, mais, tant que cela est possible, de ne point provoquer le péril, soit qu’elle ait craint pour nos âmes, soit qu’elle ait voulu épargner ceux qui suscitent la persécution. Mais quand les ténèbres furent dissipées, que la terre étrangère eut rendu son juste arrêt, que le glaive étincelant eut abattu l’impie, que la puissance fut rendue aux chrétiens, est-il besoin de dire avec quelle gloire et quel honneur, avec quels témoignages flatteurs Césaire reparut dans le palais, et, accordant une grâce plutôt qu’il ne la recevait, vit une faveur nouvelle succéder à son ancienne faveur ? La suite des temps amena de nouveaux princes, mais le crédit de Césaire n’en fut point altéré ; il conserva toujours le premierrang, et ce fut une émulation pour les maîtres de l’empire

de voir qui le ferait entrer plus avant dans ses bonnes grâces, et qui

et cela

selon notre législation,

qui ordonne,

le temps s'étant présenté,

de courir-des-risques

pour la vérité,

et de ne pas trahir par lâcheté

la piété,

mais tant que cela est-possible,

de ne pas provoquer les dangers, soit par crainte de (pour) nos âmes.

soit par ménagement

de (pour) ceux quiamènent-sur nous le danger.

Mais après que les ténèbres furent dissipées,

et que la terre-étrangère

eut jugé bien,

et que le glaive ayant brillé

eut abattu l’impie,

et que les affaires

revinrent aux chrétiens,

en quoi faut-il (est-il besoin de) dire avec et quellegloireetquel honneur, ou avec les témoignages

quels et combien-nombreux,

et combien

donnant (faisant) une grâce [une, plutôt qu’en remportant (recevant) il est recouvré de nouveau

par les palais,

et le second honneur

succède au premier honneur?

Et le temps à la vérité

changea les rois,

mais le ot de la bonne-estime

et du premier-rang auprès d’eux fut non-détruit à Césaire,

et ce fut une émulation pour les rois de voir qui s’attacherait Césaire

54 ἘΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕΙΣ KAISAPION.

οἰχειώσηται, χαὶ οὗ μᾶλλον ἐχεῖνος ὀνομασθῇ φίλος χαὶ γνώρι- - ΄ \ “Ὁ 2 , \ \ Led 3 μος. Τοιαῦτα Καισαρίῳ τὰ τῆς εὐσεδείας χαὶ παρὰ τῆς eù- ‘ 2 LA 1 LA * \ s À - 3 σα cebetuc. ᾿Ἀχουέτωσαν χαὶ νέοι χαὶ ἄνδρες; χαὶ διὰ τῆς αὐτῆς 3 “ῳ x \ LEE: | 3 4 = LA > “- À ἀρετῆς πρὸς τὴν αὐτὴν ἐπιφάνειαν ἐπειγέσθωσαν (Ἀγαθῶν γὰρ πόνων χαρπὸς εὐχλεὴς), ὅσοις χαὶ τοῦτο διὰ σπουδῆς,χαὶ μέρος εὐδαιμονίας ὑπολαμόάνεται.

XV. Ἀλλ᾽ οἷον δὴ καὶ τοῦτο τῶν περὶ αὐτὸν θαυμάτων, 6100 - - ν ,ὔ \ - 9. 4 , “δ τε τῆς τῶν γονέων θεοσεῤείας χαὶ τῆς ἐχείνου μεγίστην ἔχον ἀπόδειξιν ; Διέτριδε μὲν ἐν τῇ Βιθυνῶν, τὴν οὐ πολλοστὴν ἀπὸ ss © Ὁ ε LA βασιλέως διέπων ἀρχήν ᾽. Ἣ δὲ ἦν, ταμιεύειν βασιλεῖ τὰ χρή- A - - Υ \ 2 Le PE — “ A ματα, καὶ τῶν θησαυρῶν ἔχειν τὴν ἐπιμέλειαν " ἐντεῦθεν γὰρ Dr A US nou j \ÿ2 , O1 ’ αὐτῷ τὰς μείζους ἀρχὰς βασιλεὺς προοιμιάζεται. Τοῦ δὲ πρώην

τω \ πώποτε UVNHLOVEUOUÉVUV γεγονέναι λέγεται, μικροῦ τοὺς πάντας

pourrait à plus juste titre le nommer son confident et son ami. Telle fut la piété de Césaire et tels furent les fruits de sa piété. Que les jeunes gens, que les hommes entendent ceci; qu'ils s'efforcent d'atteindre à la même gloire par la même vertu (car Le fruit des bonnes œuvres est glorieux), tous ceux qui aspirent à la renommée et qui la regardent comme un des éléments du bonheur.

XV. Mais voici encore une des circonstances de sa vie où éclata d’une manière merveilleuse la piété de ses parents et la sienne propre. Il vivait en Bithynie, où l’empereur lui avait confié une charge considérable. Cette charge consistait à recevoir les impôts pour le prince et à administrer le trésor; ce n’était là que le prélude de plus hautes dignités où l’empereur voulait l’élever. Lorsqu'arriva le tremblement de terre de Nicée, qui fut, dit-on, le plus terrible de tous ceux dont on eût gardé le souvenir, et qui faillit engloutir tous les

A SSL Lab A ὌΨΙ.

ÉLOGE. FUNÈBRE ΡῈ CÉSAIRE. ᾿ς

XV. ᾿Αλλὰ οἷον δὴ rai τοὐτοτῶν θαυμάτων περὶ αὐτὸν, ἔχον ἀπόδειξιν μεγίστην ὁμοῦ τε τῆς θεοσεδείας τῶν γονέων Lai τῆς ἐχείνου ;

davantage ,

et de qui il serait nommé davantage ami et de-connaissance (intime).

Tels furent pour Césaire

les actes de la piété

et Les fruits recueillis de la piété.

Que et jeunes-gens et hommes entendent,

et qu’ils se pressent

par la même vertu

vers la mêmeillustration

(car Le fruit de travaux vertueux est glorieux),

tous ceux pour qui cela (la gloire) et est à empressement {est un objet et est présumé [d’envie, étre une partie du bonheur.

XV, Mais quelle donc est aussi celle-ci des merveilles concernantlui, ayant (renfermart) une preuve très-grande et en-méme-temps de la piété de ses parents et de celle de lui?

ΤΙ vivait dansle pays des Bithyniens, administrant de par le roi

la (une) charge

quin’est pasà-un-rang-quelconque.

Or cette charge était

de garder pour le roi les fonds,

et d’avoir la surveillance

des trésors ;

car de là (de cette charge)

le roi prélude pour lui

aux charges plus grandes.

Or le tremblement de terre

arrivé avant-hier (naguère) à Nicée, lequel donc est dit

avoir été le plus terrible

de ceux mentionnés jamais-encore,

56 ἘΠΙΤΆΦΙΟΣ ΕἸΣ KAIZAPION.

ἐγκαταλαθόντος, καὶ τῷ τῆς πόλεως χάλλει συναφανίσαντος, μόνος τῶν ἐπιφανῶν, À χομιδῇ σὺν ὀλίγοις, ἐκ τοῦ χινδύνου περισώζεται, καὶ σωτηρίαν ἀπιστουμένην, αὐτῷ σκεπασθεὶς τῷ συμπτώματι, χαὶ μιχρὰ σημεῖα τοῦ χινδύνου φερόμενος, ὅσον τὸν φόδον παιδαγωγὸν λαύεῖν τῆς μείζονος σωτηρίας, καὶ ὅλος τῆς sf. L4 , , ΄ 2 Ὁ ἄνω γενέσθαι μοίρας, μεταθέμενος τὴν στρατείαν ἐχ τῶν χινουμένων, χαὶ ἀμείψας ἑαυτῷ τὰ βασίλεια. Τοῦτο μὲν οὖν χαὶ n - A! Α ΝΑ e .-- / « Ἕ ΕῚ δὶ ͵ διενοεῖτο, χαὶ χατὰ σπουδὴν ἑαυτῷ συνηύχετο, ὡς πρὸς ἐμὲ γράφων ἔπειθεν, ἁρπάσαντα τὸν καιρὸν εἰς νουθέτησιν, ὅπερ οὐδ᾽ ἄλλοτε ποιῶν ἐπαυσάμην. ζηλοτυπῶν τὸ ἐχείνου μεγαλοφυὲς τ A = 2 - / \ Ἂ ) , x σ \ 2 στρεφόμενον ἐν τοῖς χείροσι, χαὶ τὴν φιλόσοφον οὕτω ψυχὴν ἐν roi S / s ὃ 7, \ ‘4 ὅλ ΄

is δημοσίοις χαλινδουμένην, καὶ ὥσπερ ἥλιον νέφει συγχα-

habitants et détruire une ville si belle, seul, ou à peu près seul entre les personnages du premier rang, Césaire échappe au danger, et il y échappe d’une manière miraculeuse ; protégé par les ruines elles-mêmes, il ne garde que de légères traces d’un si grand péril, pour que la crainte l’avertit de songer au salut d’une chose plus précieuse que son corps, de se consacrer au ciel, d’abandonner la milice de ce monde sujet à tant de révolutions, et de passer sans réserve dans une autre cour. Telles étaient ses résolutions, tel l’objet de ses vœux les plus ardents, comme ses lettres me le persuadaient ; car j'avais saisi cette occasion de lui adresser quelques conseils, et d’ailleurs jamais je n’avais cessé de le faire ; je voyais avec peine cette noble nature se débattre dans un monde indigne d'elle, cette âme chrétienne s’agiter au milieu des affaires du monde, et pour ainsi dire le soleil voilé d’un nuage. Il avait échappé au tremblement de terre, il ne put triompher de la maladie ; car il était homme : de

et “1

de peu s’en faut ayant saisi

tous les habitants,

et les ayant détruits

avec la beauté de la ville,

seul des hommes de-marque,

outout ἃ faitavecdepeu-nombreux,

il est sauvé du péril,

et remportant

un salut incroyable (miraculeux),

ayant été couvert (protégé)

par l’écroulement même,

et de petites marques du danger,

autant qu’il en fallut [prit) la peur

pour que lui avoir pris ( pour qu’il

comme conseillère

du salut plus grand,

et être devenu (et qu’il devint)

tout-entier de la partie d’en haut,

ayant transporté la milice

en dehors des choses qui s’ébranlent,

etayant changé à lui-même les palais.

Et donc il méditait cela,

et il Le souhaitait-avec (en) lui-même

avec ardeur,

comme il me le persuadait

en écrivant à moi,

qui avais saisi l’occasion

pour lui donner un avertissement,

ce queje n'avais cessé faisant(de faire)

pasmêmeen-d’autres-circonstances,

voyant-avec-peine :

la grande-nature de lui

s’agitant parmi les choses pires,

et son âme si chrétienne [ques,

se vautrant dans les affaires publi-

et comme le soleil

caché par un nuage,

Mais il fut à la vérité plus fort

que le tremblement, [ladie :

mais non plus fortencore que la ma-

58 ἘΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕΙΣ KAISAPION.

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