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Καὶ νῦν ἡμῖν ὃ πολὺς Καισάριος ἀποσέσωσται, κόνις τιμία, vex , εἰ
LA ΄ ’ὔ , ρων βήμασιΐ πομπευόμενος, γονέων χερσὶν ὅδσίαις τιμώμενος, \ το
μητρὸς Aauroopopia? τῷ πάθει τὴν εὐσέδειαν ἀντεισαγούσης,
θρήνους, χαὶ τῆς νεοχτίστου Ψυχῆς. ἣν τὸ Πνεῦμα δι᾽ ὕδατος ὅ EL ; τῆς VEOXT UNS, À { ατος
2 Là LA à
-: Ν μὲ XVI. Τοῦτό σοι, Καισάριε, παρ᾽ ἐμοῦ τὸ ἐντάφιον " αὗται «ὦ ΑἸ — 1 es \ A ΄ ΄ rs τῶν ἐμῶν λόγων at ἀπαρχαὶ, οὃς χρυπτομένους πολλάχις μεμ- / A A 4 +... = = ψάμενος, ἐπὶ σεαυτὸν γυμνώσειν ἔμελλες. Οὗτος ὃ παρ᾽ ἐμοῦ
Q ῃ ᾿ ot , \ S 59 7 32 “»
κόσμος σοι QE χοσμψου πᾶντος, EU O10%, φιλτᾶτος, ου στηθῶν
ces deux événements, l’un lui fut particulier, l’autre lui fut commun avec tous les hommes ; l’un fut l’œuvre de la piété, l’autre de la nature. Mais la consolation avait précédé la douleur, afin qu’abattus par sa mort nous pussions être fiers du miracle de son salut. Le grand Césaire nous a été conservé, cendre vénérable, dépouille honorée de nos louanges, accompagnée d’hymnes qui se succèdent sans fin, portée solennellement aux tombeaux des martyrs , ornée par les mains pures de ses parents, de cette mère qui, prenant des habits de fête, met la piété à la place de la douleur, sèche ses larmes par la résignation, calme ses gémissements par les cantiques ; et cette àme régénérée , que l’Esprit saint a renouvelée par l’eau du baptême, recoit les récompenses qui lui sont dues.
XVI. Recois, ὁ Césaire, ce présent funèbre ; accueille les prémices de cette voix dont tu blâmas tant de fois le silence, et qui devait éclater pour gémir sur toi. C’est la parure que je t'offre, et nulle autre, le sais, ne t’est plus chère, ni ces amples et molles étoffes
ΧΥ͂Ι. Τοῦτο τὸ ἐντάφιον σοὶ, Καισάριε, παρὰ ἐμοῦ " αὗται αἱ ἀπαρχαὶ τῶν ἐμῶν λόγων, oùç μεμψάμενος πολλάχις χρυπτομένους, ἔμελλες γυμνώσειν ἐπὶ σεαυτόν.
et en effet il était homme;
et l’un fut particulier à lui,
l’autre commun avec les autres ;
et l’un fut le propre de la piété,
l’autre de la nature.
Et la consolation
précéda l’accident, [58 mort,
afin qu’ayant été secoués (abattus) par
nous nous glorifiassions
du miracle du salut d’alors.
Et maintenant le grand Césaire
a été conservé à nous,
cendre vénérée, mort loué,
accompagné par des hymnes
à-la-suite d’autres hymnes,
porté-en-procession [tyrs,
aux marches (au tombeau) des mar-
honoré
par les mains pures de parents,
par l’éclat-des-vêtements d’une mère
qui met-à-la-place de l’affliction
la piété,
par des larmes
vaincues par la sagesse-chrétienne ,
par des psalmodies
qui assoupissent les lamentations,
etrecueillantles dignes récompenses
de l’âme récemment créée,
que l'Esprit saint
arenouvelée par l’eau du baptême.
XVI, Ce présent-funèbre
est à toi, Césaire, de la part de moi;
ceux-ci sont les prémices
de mes discours,
lesquels ayant blâmés souvent
se cachant (de ce qu’ils secachaient), tu devais mettre-à-nu(au jour)
pour toi-même. [moi ; Celui-là est l’ornement de-la-part-de etle plus cher à toi detoutornement,
60 ENITAIOZ ΕΙΣ KAIFAPION.
2€! \ / περιῤῥέοντα χαὶ μαλαχὰ νήματα, οἷς οὐδὲ περιὼν ἔχαιρες χατὰ \ \ - 4 LA Ὡν τοὺς πολλοὺς, ἀρετῇ μόνη χοσμούμενος, οὐδὲ λίνου διαφανοῦς ὑφάσματα, οὐδὲ μύ λυτί ἐπιχύ ἃ ταῖς * φάσματα, οὐδὲ μύρων πολυτίμων ἐπιχύσεις, ἃ ταῖς γυναιχω- / ἃ 7 \ ΠΝ À © ἔων ! , A νίτισιν ἀπεπέμπου χαὶ πρότερον, χαὶ ὧν ἡμέρα μία λύει τὴν s Land μον " -" εὐωδίαν, οὐδ᾽ ἄλλο τι τῶν μικρῶν χαὶ τοῖς μιχροῖς τιμίων, ἃ / Ἂν A / ς x s/ κ΄ \ ce πάντα χατέχρυψεν ἂν σήμερον ὃ πιχρὸς λίθος οὗτος μετὰ τοῦ χαλοῦ σώματος. ᾿Εῤῥέτωσάν' μοι χαὶ ἀγῶνες “Ἑλληνικοὶ χαὶ μῦθοι, δι’ ὧν ἔφηδοι δυστυχεῖς ἐτιμήθησαν, μικρὰ μικρῶν ἀγωνισμάτων προτιθέντες τὰ ἔπαθλα xat ὅσα διὰ χοῶν τε χαὶ 22 / Δ , \ 2 L ,ὔ ν 2 ἀπαργμάτων, ἢ στεμμάτων τε χαὶ ἀνθέων νεοδρέπτων, ἀφ-
Ὁ A LS οσιοῦνται τοὺς ἀπελθόντας ἀνθρώπους, νόμῳ πατρίῳ μᾶλλον χαὶ
ἀλογία πάθους ἢ λόγῳ δουλεύοντες. To δὲ ἐμὸν δῶρον, λόγος, ὃ
τάχα καὶ ὃ μέλλων ὑπολήψεται χρόνος ἀεὶ κινούμενον, χαὶ oùx
de soie dont tu n'étais pas fier, comme le sont tant d’autres, content d’être paré de ta seule vertu; ni ces tissus de lin transparent ; ni ces essences précieuses que tu laissas toujours aux gynécées, et dont une seule journée dissipe le parfum ; ni aucun de ces petits ornements qui n’ont de prix que pour les petites âmes, et que ce marbre amer recouvrirait aujourd'hui avec ton beau corps. Laissons aux gentils ces combats et ces fables, ces vains honneurs rendus à une jeunesse malheureuse, à qui l’on proposait de misérables prix pour de misérables luttes ; laissons-leur ces libations et ces prémices, ces guirlandes et ces fleurs nouvelles, ces tributs qu'ils payent à leurs morts non par raison, mais parce qu'ils sont esclaves des coutumes de leurs pères et de la démence de leur douleur. Mon présent, à
moi, est un discours que les temps à venir recueilleront peut-être, et
je Le sais bien,
non des tissus de soie flottant-autour du corps
et moelleux, [dant ta vie) desquels pas même survivant ( pentu te réjouissais
selon (comme) la plupart,
étant orné de ta vertu seule,
ni des trames de lin transparent,
ni des effusions
de parfums de-grand-prix,
que aussi précédemment [nécées, tu renvoyais (abandonnais) aux gyet dont un seul jour
dissipe le bon-parfum,
ni quelque autre des choses petites et précieuses pour les petits,
que cette pierre amère
aurait recouvertes toutes aujourd’hui
avec ton beau corps. [πη0]] Qu'ils s’en aïllent pour moi (loin de etles combats et les fables des-genpar lesquels [tils, des jeunes-gens malheureux
ont été honorés,
proposant petits
les prix de petites luttes;
et toutes Les choses en lesquelles
ils s’acquittent [(morts) envers les hommes qui sont partis par et des libations et des prémices, ou et des guirlandes et des fleurs, étant-esclaves
de la loi (coutume) paternelle
et de la déraison de l’affliction plutôt que de la raison.
Mais mon présent est ce discours, présent que peut-être aussi
le temps à-venir
62 ἘΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕἸΣ KAIZAPION.
XVII Τὰ μὲν οὖν παρ᾽ ἡμῶν τοιαῦτα. Εἰ δὲ μιχρὰ χαὶ τῆς ἀξίας ἐλάττω, καὶ Θεῷ φίλον τὸ χατὰ δύναμιν. Καὶ τὰ μὲν ἀποδεδώχαμεν, τὰ δὲ δώσομεν, τὰς δι’ ἔτους προσφέροντες τιμάς τε χαὶ μνήμας, οἵ γε τῷ βίῳ περιλειπόμενοι. Σὺ δὲ fuiv οὐρανοὺς ἐμδατεύοις. ὦ θεία καὶ ἱερὰ χεφαλὴ, χαὶ ἐν χόλποις Ἀδραὰμ᾽,
"»-Ὁ- Là LA οἵτινες δὴ οὗτοί εἰσιν, ἀναπαύσαιο, καὶ ἀγγέλων ἐποπτεύοις χο-
: ᾽ ὶ ἄλλοι ἄντα διαγελῶν τὰ τῆδε ἀφ᾽ ὲ συγχορεύοις xat συναγάλλοιο πά ay τῇ φ
qui, transmis d’âge en âge, ne laissera point périr tout entier celui qui a quitté cette terre, mais rendra présent à l’oreille et à la mémoire des hommes celui que nous honorons, et montrera plus wivante que sur un tableau l’image de celui que nous regrettons. XVII. Telles sont nos offrandes. Si elles ont peu de valeur, si elles sont indignes de Césaire, qu'importe ? ce que l’on fait selon ses forces est agréable à Dieu. ἃ ces hommages que nous te rendons nous en ajouterons d’autres encore, en renouvelant chaque année ces honneurs et en rappelant ta mémoire, nous qui restons sur cette terre. Puisses-tu entrer dans le ciel, ὃ divine et sainte tête! puisses-tu reposer dans le sein d'Abraham , quoi que nous devions entendre par ces mots! puisses-tu voir le chœur des anges, la gloire et la splendeur des bienheureux ! ou plutôt puisses-tu partager leurs chants et leur allégresse, prenant en pitié du haut
des cieux les choses d’ici-bas, ce qu’on appelle les richesses, le néant
XVII Τὰ μὲν οὖν παρὰ ἡμῶν
χαὶ δόξα: TE χαὶ λαμπρότητας
recueillera se mouvant toujours, et ne permettant pas celui qui a émigré d’ici être parti (mort) jusqu’au point complet (toutentier), mais conservant toujours et aux oreilles et aux âmes celui honoré par ce discours, et présentant plus manifeste que des tableaux l'image de celui regretté.