XX. Μὴ πενθῶμεν τοίνυν
Lai παραδραμόντες . τὰ παρατρέχοντα, ἐπειγοίμεθα
au-dessus de tous les rois ceux d’auparavant, et que dit-il au-sujet-de toutes ces choses ?
Tout est vanité des vanités, le tout esf vanité, etaffliction d'esprit, soit donc un certain élan de l'âme irréfléchi , et un égarement de l’homme, condamné à cela, [cienne
peut-être par-suite-de la chute anmais Le tout écoute (écoutez tous), la fin de ce discours, [dit-it, crains (craignez) Dieu.
Il s’arrête là de la perplexité;
et ce gain seul est à toi
de la vie d'ici,
d’être conduit par le trouble
des choses qui se voient
et qui sont agitées
vers celles qui restent-immobiles et qui ne sont pas ébranlées.
XX. Ne pleurons donc pas Césaire, [rassé, sachant de quels maux il a été débarmais pleurons-nous nous-mêmes, sachant à quels maux nous avons été laissés, et quels maux nous amasserons,
à moins que nous étant attachés sincèrement à Dieu,
et ayant passé-rapidement-devant les choses qui passent-rapidement, nous nous hâtions
vers la vie d’en haut,
étant encore sur terre,
ayant abandonné la terre,
et ayant suivi sincèrement
le souflle qui nous porte
76 ἘΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕἸΣ KAIZAPION.
ψύχοις, xai χοῦφα τοῖς ἀνδριχοῖς τὴν διάνοιαν. Σκοπῶμεν de
οὕτως. Οὐχ ἄρξει Καισάριος" ἀλλ᾽ οὐδὲ ἀρχθήσεται πρὸς ἄλλων. LA 2
BA
τεῖν νόσος, ὅρον τοῦ δεῖσθαι πλείονος oùx ἔχουσα, ἀλλὰ τὸ ποτὸν ἀεὶ δίψους ἔτι ποιουμένη φάρμαχον, Οὐχ ἐπιδείξεται λόγους ἀλλ᾽ ὑπὸ λόγων γε θαυμασθήσεται. Οὐ φιλοσοφήσει τὰ Ἵππο-
χράτους χαὶ Γαληνοῦ ', χαὶ τῶν ἀντιθέτων éxetvouc: ἀλλ᾽ οὐδὲ
1 1 97 - 5. , … LA χαχοπαθήσει νόσοις, ἰδίας ἐπ᾽ ἀλλοτρίαις συμφοραῖς λύπας
choses d’en haut. Ces pensées, qui affligent les petites âmes, sont légères aux cœurs généreux. Réfléchissons donc ensemble. Césaire ne commandera plus; mais il n’aura plus d’ordres à recevoir. Il ne sera plus craint; mais il ne redoutera plus la tyrannie d’un maitre souvent indigne même d’obéir. Il n’amassera plus de richesses ; mais il ne craindra pas l’envie, il ne risquera pas son âme en s’enrichissant par des moyens coupables et en cherchant sans cesse à doubler sa fortune. Car telle est la maladie attachée à la richesse, que ses désirs ne connaissent point de bornes, et que c’est toujours en buvant qu’elle veut guérir sa fièvre et sa soif. ἢ] ne fera plus parade de son éloquence ; mais les autres le vanteront dans leurs discours. Il ne méditera plus les écrits d’Hippocrate, de Galien et de leurs adversaires ; mais il ne luttera plus contre les maladies, il ne trouvera plus
des chagrins personnels dans les infortunes d’autrui. Il ne démon-
oÙx ἔχουσα ὅρον
vers les choses d’en haut.
Ces pensées sont et douloureuses pour ceux qui-ont-peu-d’âme,
et légères [pensée.
pour ceux qui sont virils dans la Mais examinons ainsi.
Césaire ne commandera pas ;
mais il ne sera pas non plus compar d’autres. [mandé Il n'épouvantera pas quelques-uns ; mais il ne craindra pas non plus un maître pesant (despotique), souvent
celui qui n’est pas même digne d'être commandé (d’être esclave ).
Il n’amassera pas de richesse ;
mais il ne craindra pas non plus l'envie, [âme ou sera (et ne sera pas) lésé en son en amassant mal,
et en cherchant toujours
à ajouter-à ce qu’il possède
autant qu’il a acquis.
Car telle est la maladie
du étre-riche,
n’ayant pas de terme
du avoir-besoin de plus,
mais encore faisant toujours
du breuvage
un remède de la soif,
ΤΙ ne fera-pas-montre-de discours :
ἀλλὰ θαυμασθήσεται ὑπὸ λόγων. mais il sera admiré par les discours.
Il ne méditera pas [lien , les systèmes d'Hippocrate et de Ga- -t de ceux opposés à ceux-là; [plus maisil ne souffrira-pas-de-maux non par les maladies,
recueillant des chagrins personnels au-sujet-de-malheurs d'autrui.
Il ne démontrera pas
78 EIITAIOZ ΕἸΣ KAIEAPION.
xaomouuevos!, Οὐχ ἀποδείξει τὰ Εὐχλείδου, καὶ Πτολεμαίου,
χαὶ Ἥρωνος"- ἀλλ᾽ οὐδὲ ἀλγήσει τοῖς ἀπαιδεύτοις φυσῶσι μείζονα. Οὐ καλλωπιεῖται τοῖς Πλάτωνος, καὶ ᾿Αριστοτέλους, καὶ Πύῤῥωνος", χαὶ Δημοχρίτοις δή τισι, καὶ Ἣραχλείτοις, χαὶ + Ἀναξαγόραις, Κλεάνθαις τε, xat ᾿Επιχούροις, xai oùx οἶδ᾽ οἵστισι τῶν ἐχ τῆς σεμνῆς Στοᾶς χαὶ Ἀχαδημίας - ἀλλ᾽ οὐδὲ φροντίσει ὅπως διαλύσῃ τούτων τὰς πιθανότητας. Τί με δεῖ μνημονεύειν τῶν ἄλλων; Ἀλλὰ ταῦτα δὴ τὰ τίμια πᾶσι καὶ περιθρηνήσει τούτους, ἢ θρηνηθήσεται ὑπὸ τούτων, ἢ χαταλιπὼν “ρημάτων - ἀλλὰ χληρονομηθήσεται do’ ὧν χρησιμώτατον", χαὶ
τε SA >n1 c! / > LAN ᾿ ᾽ ὧν αὐτὸς ἠθέλησεν, ἵνα πλούσιος ἐνθένδε μετανα στῇ, πάντα μεῦ
trera plus les systèmes d’Euclide, de Ptolémée et d’Héron; mais il n'aura plus à souffrir de ces ignorants bouffis de leur prétendu savoir. Il ne se parera plus des doctrines de Platon, d’Aristote, de Pyrrhon, d’un Démocrite, d’un Héraclite, d’un Anaxagore, d’un Cléanthe, d’un Épicure, et de je ne sais quels sages de l’auguste Portique et de l'Académie ; mais il ne se tourmentera plus pour réfuter leurs sophismes. Ai-je besoin d'examiner tout en détail ? Voyons seulement ces avantages si précieux, si désirables aux yeux de la foule : il n’aura ni compagne ni enfants; mais il ne les pleurera pas, il ne sera pas pleuré par eux ; il ne laissera point aux autres, il ne restera pas lui-même pour eux un témoignage d’infortune. Il ne fera pas d’opulents héritages ; mais il aura-les meilleurs des héritiers, ceux qu’il a
choisis lui-même afin de s'éloigner riche de cette terre, emportant
| ft cal nié a MERS 4
OÙ παραστήσεται γαμετὴν.
les systèmes d'Euclide,
et de Ptolémée, et d'Héron ;
mais il ne sera pas affligé non plus par ces gbns ignorants/{(trop vains.
soufflant des souffles plus grands Ji ne se parera pas
des doctrines de Platon,
et d’Aristote,
et de Pyrrhon,
et donc de certains Démoecrites,
et d’Héraclites ,
et d’Anaxagores,
et de Cléanthes, et d’'Épicures,
et je ne sais desquels
de ceux de l’auguste Portique
et de l’Académie ;
mais il ne prendra-pas-souci non plus pour voir comment il dissiperait les vraisemblances (sophismes)
de ceux-ci.
En quoi faut-il moi
faire-mention des autres choses ?
Mais je rappellerai celles-ci donc celles précieuses pour tous
et très-recherchées :
il n’acquerra pas une épouse,
il n’acquerra pas des enfants :
mais il ne pleurera pas non plus ou (et) ne sera pas pleuré [ceux-ci, par ceux-ci,
ou ayant laissé à d’autres
un monument d’infortune , (tel.
ou ayant été laissé à eux comme Il ne sera-pas-héritier de biens; mais il sera hérité par ceux
par lesquels
il est le plus utile qu’il soit hérité, et par lesquels lui-même
a voulu étre hérité ,
afin qu'il émigrât d'ici riche ,
80 ἘΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕΙΣ KAISAPION.
- \ / - \ , τ \ À ONE mn καλῆς καὶ ciuc, δοῦναι τὰ πάντα τῷ παιδὶ, τὸν ἐχείνου πλοῦτον CEN 3 / Je 2 / \ SV ὑπερ ἐχείνου δῶρον ἐντάφιον, καὶ μηδὲν ὑπολειφθῆναι τοῖς προσδοχήσασιν.
XXI. Οὔπω ταῦτα ἱχανὰ πρὸς παραμυθίαν : Προσοίσω τὸ μεῖζον φάρμαχον. Πείθομαι σοφῶν λόγοις, ὅτι ψυχὴ πᾶσα. χαλή τε χαὶ θεοφιλὴς, ἐπειδὰν τοῦ συνδεδεμένου λυθεῖσα σώματος ἐνθένδε ἀπαλλαγῇ, εὐθὺς μὲν ἐν συναισθήσει χαὶ θεωρίᾳ τοῦ μένοντος αὐτὴν χαλοῦ γενομένη, ἅτε τοῦ ἐπισχοτοῦντος ἄνα-
tous ses biens avec lui. Ὁ générosité! ὁ consolation nouvelle ! 6 grandeur d’âme de parents qui ajoutent encore à ce don! Elle ἃ été entendue, cette promesse digne d’être connue de tous, et la douleur d’une mère s’est dissipée par ce noble et saint engagement de donner tout à son fils, d'offrir ses richesses comme un présent
funéraire en l’honneur de ce fils, de n’en rien laisser à ceux qui les attendaient.
XXI. N'est-ce pas assez de tant de motifs de consolation? Jajouterai un remède plus efficace encore. Je crois à cette parole de nos sages, que toute âme pure et pieuse, lorsqu'elle ἃ rompu pour s’éloigner d'ici les liens qui la retiennent au corps, mise aussitôt en possession et en présence du bien qui lui est réservé, soit qu’elle se purifie ou qu’elle se dégage des ténèbres qui l’aveuglaient, ou quelque soit enfin cette délivrance, est inondée d’une ineffable allégresse, s’avance fière et joyeuse vers son Seigneur, et, s’échappant de cette
XXI. Ταῦτα οὔπω ἱχανὰ πρὸς παραμνθίαν ; Προσοίσω τὸ φάρμακον μεῖζον.
emportant toutes choses avec lui-même, Ὁ générosité !
ὁ consolation nouvelle !
ὁ grandeur-d’âme de ceux qui ajoutent à ce don !
Elle a été entendue cette proclamation [de tous), digne de toute ouïe (d’être entendue et la douleur d’une mère est anéantie par une promesse belle et sainte, de donner tout à son fils, la richesse de celui-là comme don funéraire pour celui-là, et rien n’être laissé à ceux qui s’y étaient attendus.
XXI. Ces choses ne sont-elles pas encore suffisantes pour la consolation ?
J’appliquerai le remède plus grand.
Je crois aux discours des sages, que toute âme et belle (vertueuse) et amie-de-Dieu , après que déliée du corps attaché-avec elle elle s’est éloignée d’ici, s'étant trouvée aussitôt dans la perception et la contemplation du bien qui attend elle, comme ce qui l’obscurcissait ayant été enlevé-par-la-purification, ou ayant élé déposé, ou je ne sais pas ce qu’aussi il faut dire, se réjouit d’un certain plaisir admirable, et est-fière, et va joyeuse vers le Maître d’elle-même, 4,
/ 2 τω 3 βίον ἀποφυγοῦσα, καὶ τὰς περιχειμένας ἀποσεισαμένη πέδας, bo’ x CN / A " τὰ τ ὧν τὸ τῆς διανοίας πτερὸν χαθείλχετο, καὶ οἷον ἤδη τῇ φαντασία χαρποῦται τὴν ἀποχειμέ ) : ὃν δ᾽ ὕ (αρποῦται τὴν ἀποχειμένην μαχαριότητα * μικρὸν δ᾽ ὕστερον \ À A / es T … χαὶ τὸ συγγενὲς σαρχίον ἀπολαδοῦσα, ᾧ τὰ ἐχεῖθεν συνεφιλο- [I 1 \ - Ἁ S / \ ,ὔ τ ’ σόφησε, παρὰ τῆς καὶ δούσης χαὶ πιστευθείσης γῆς, τρόπον ὃν CU " , οἶδεν ὃ ταῦτα συνδήσας χαὶ διαλύσας Θεὸς, τούτῳ συγχληρονομεῖ = = εἴὸ ἘῈ GE: ᾿ \ 0 7 Led τ 2 “Ὁ # τῆς ἐχεῖθεν δόξης" χαὶ χαθάπερ τῶν μοχθηρῶν αὐτοῦ μετέσχε NA ἘΝ J, “ À - - € τ UN διὰ τὴν συμφυΐαν, οὕτω καὶ τῶν τερπνῶν ἑαυτῆς μεταδίδωσιν, ἐ κ᾿ ὅλον εἷς ἑαυτὴν ἀναλώσασα, καὶ γενομένη σὺν τούτῳ ἕν, χαὶ = \ - \ δ᾿ À L4 € κ φω τ C9 πνεῦμα, καὶ νοῦς, χαὶ θεὸς, χαταποθέντος ὑπὸ τὴς ζωῆς τοῦ θνητοῦ τε χαὶ δέοντος. Ἄχουε γοῦν οἷα περὶ συμπήξεως ὀστῶν τε
vie terrestre comme d’une prison odieuse, secouant les entraves qui enchaïnaient ses ailes, goûte cette pure félicité que son imagination seule avait connue. Bientôt elle reprend cette chair sa compagne, avec laquelle elle méditait jadis sur les choses d’en haut (comment se fera cette réunion, c’est ce que saitle Dieu qui a fait et rompu leur première alliance); elle associe à la gloire céleste ce corps que la terre Jui avait donné et dont elle avait confié le dépôt à la terre : de même que pendant leur première union elle a participé aux souffrances de la chair, elle fait participer la chair à son bonheur, elle se l’assimile tout entière, elle ne fait qu’un avec elle, esprit, intelligence, Dieu même, parce que la vie absorbe la substance mortelle et périssable, Écoutez donc ce que nous dit le divin Ézéchiel sur la réunion
des os et des nerfs, ce que dit après lui le divin Paul sur cette mai-
ayant fui la vie qu’on mène ici comme une prison pénible,
et ayant secoué
les entraves placées-autour d'elle, par lesquelles l’aile de la pensée
“était tirée-en-bas (appesantie),
et recueille
la félicité mise-en-réserve pour elle, comme elle la recueillait déjà
par l’imagination ;
et un peu plus tard
ayant recouvré
de la terre et qui l'avait donnée
et qui l'avait recue-en-dépôt
la chair née-avec elle,
avec laquelle elle a médité
les choses de là (du ciel),
de la manière que sait le Dieu
qui a réuni
et qui a séparé ces éléments,
elle hérite-avec celle-ci
de la gloire de là (du ciel);
et comme elle (l’âme) ἃ participé aux choses mauvaises d'elle (de la à cause de la cohésion, [chair ainsi aussi elle lui donne-une-part des choses agréables d’elle-même.
l’ayant épuisée (absorbée) tout-enen elle-même , [tière et étant devenue une seule chose avec celle-ci,
et souflle, et esprit, et dieu,
la substance mortelle et fragile ayant été absorbée par la vie.
Écoute donc
quelles choses sont dites-sagement par le divin Ézéchiel
sur la réunion et des os
et des nerfs,
combien de choses
84 EITITAIOZ ΕἸΣ KAISAPION.
- ΄ . J' \ LA 2 Lu \
οὐρανοῖς" χαὶ τὴν μὲν ἀπὸ τοῦ σώματος ἐχδημίαν ἐνδημίαν πρὸς Sp 7 7 / 9 \ 1 2 , /
LAN L4 τω το
ὀδυρομένου, καὶ διὰ τοῦτο ποθοῦντος καὶ σπεύδοντος τὴν ἀνάλυσινϑ, LA - \ \ 2 , Ἢ LA / ,
Τί μιχροψυχῶ περὶ τὰς ἐλπίδας; τί γίνομαι πρόσχαιρος; Ava ἔνω τῇ SE Ὁ Le \ 2 (4 4). \ μ ἣν τοῦ ἀρχαγγέλου φωνὴν, τὴν ἐσχάτην σάλπιγγα, τὸν
Ce x \ “ “ οὐρανοῦ μετασχηματισμὸν, τὴν γῆς μεταποίησιν, τὴν τῶν στοιχείων ἐλευθερίαν, τὴν χύσμου παντὸς ἀναχαίνισιν. Τότε
4 an + , - JA Ὁ Καισάριον αὐτὸν ὄψομαι, μηκέτι ἐχδημοῦντα, μηχέτι φερόμενον,
, LA μηκέτι πενθούμενον, pnxér ἐλεούμενον, λαμπρὸν, ἔνδοξον,
son de terre et sur celte habitation qui n’est point faite de main d'homme, l'une qui doit se dissoudre, l’autre qui est réservée dans les cieux; il affirme que l’âme qui s’éloigne du corps entreprend un voyage vers le Seigneur, il déplore cette vie commune avec le corps comme un exil, et il aspire avec ardeur au moment de la séparation. Mais pourquoi m'arrêter à ces vaines espérances ? Pourquoi m'attacher au temps ? J’attends la voix de l’archange, la trompette dernière, la transformation du ciel, la métamorphose de la terre, l’affranchissement des éléments, le renouveilement du monde entier. Alors je verrai Césaire lui-même, non plus exilé de sa patrie, ni porté dans ce cercueil, au milieu des regretset des larmes, mais rayonnant, glorieux, assis au haut des cieux, tel que tu t’es présenté souvent à
moi dans mes songes, ὁ le plus aimé et le plus teadre des frères, soit
Ha φάσχοντος,
sont dites sagement après celui-là par le divin Paul
sur la demeure terrestre,
et la maison
non-faite-par-la-main de l’homme, l’une devant être dissoute,
l’autre étant mise-en-réserve
dans les cieux ;
et écoute saint Paul disant
le départ
loin du corps
être un voyage vers le Seigneur,
et déplorant
la vie avec celui-ci (le corps) comme un exil,
et pour cela
désirant et hâtant
la séparation.
Pourquoi ai-je-l’âme-petite au-sujet des espérances ?
pourquoi [à une courte vie) ?
deviens-je temporaire (m’attaché-je J'attends
la voix de l’archange,
la dernière trompette,
la transformation du ciel,
la métamorphose de la terre,
la liberté (séparation) des éléments, le renouvellement de l’universentier.
Alors je verrai Césaire lui-même, non plus exilé,
non plus porté au tombeau,
non plus pleuré,
non plus objet--de-pitié,
mais resplendissant, glorieux, élevé,
tel que tu as été vu par moi
aussi en songe souvent,
ὁ le plus cher des frères pour moi et le plus attaché-à-ton-frère,