‹ Les Auteurs grecs expliqués d'après une méthode nouvelle par deux traductions françaisesChapitre 75 sur 113 · ENITA®IOZ ΕΙΣ KAIZAPION · texte numérisé non relu

ENITA®IOZ ΕΙΣ KAIZAPION

XXII Νυνὶ δὴ ἀφεὶς τοὺς θρήνους εἰς ἐμαυτὸν βλέψω, μή τι

Ν Le Α θρήνων ἄξιον λάθω φέρων, καὶ τὰ ἐμαυτοῦ περισχέψομαι. Υἱοὶ

, "» £ / d LA C9 “ἢ χάρδιοι ! χαὶ παχεῖς τὴν διάνοιαν ; ἵνα τί ἀγαπᾶτε ματαιότητα,

Α - τ τὸ 1 \ \ LA # χαὶ ζητεῖτε Ψεῦδος, μέγα τι τὸν ἐνταῦθα βίον καὶ τὰς ὀλίγας ταύ-

\ S LA τας ἡμέρας πολλὰς ὑπολαμύάνοντες, καὶ τὴν διάζευξιν ταύτην,

nv ἀσπαστὴν χαὶ ἡδεῖαν, ὡς δή τι βαρὺ χαὶ φρικῶδες ἄποστρε-

φόμενοι; Οὐ γνωσόμεθα ἡμᾶς αὐτούς ; οὐ τὰ φαινόμενα fibouev,

que je te visse réellement ou qu’un vif désir de te revoir m’apportât cette illusion.

XXII. Mais, laissant de côté les regrets, je tournerai mes regards sur moi-même ; je chercherai si, sans le savoir, je ne porte rien en moi qui mérite mes larmes. Fils des hommes, car c’est à vous que j'arrive, jusqu’à quand aurez-vous le cœur appesanti et l'intelligence épaisse? Pourquoi aimez-vous la vanité et recherchez-vous le mensonge? pourquoi vous figurez-vous que cette vie terrestre a du prix, que ces jourssi courts ont dela durée, et vous détournez-vous de cette séparation si douce et si désirable comme d’un objet plein d’épouvante et d’horreur ? Ne saurons-nous pas nous connaître? Ne rejetterons-nous pas ce qui paraît à nos sens ? ne regarderons-nous pas ce qui brille à notre intelligence ? Et, s’il faut nous affliger, ne pleu-

rerons-nous pas sur cet exil qui se prolonge (comme le divin David,

Les di Mé ννν Ἂν L ὦ

XXII. Νυνὶ δὴ ἀφεὶς τοὺς θρήνους βλέψω εἰς ἐμαυτὸν, μὴ λάθω φέρων τὶ ἄξιον θρήνων, χαὶ περισχέψομα:

Υἱοὶ ἀνθρώπων (ὁ γὰρ λόγος μέτεισι πρὸς ὑμᾶς), ἕως πότε βαρυχάρδιοι χαὶ παχεῖς τὴν διανοίαν ; ἵνα τί ἀγαπᾶτε ματαιότητα, καὶ ζητεῖτε Ψεῦδος, ὑπολαμθδάνοντες τὸν βίον ἐνταῦθα τὶ μέγα χαὶ ταύτας τὰς ἡμέρας ὀλίγας πολλὰς, χαὶ ἀποστρεφόμενοι ταύτην τὴν διάζευξιν, τὴν ἀσπαστὴν χαὶ ἡδεῖαν, ὡς δή τ: βαρὺ χαὶ φριχῶδες; Οὐ γνωσόμεθα ἡμᾶς αὐτού:; où ῥίψομεν τὰ φαινόμενα; οὐ βλέψομεν πρὸς τὰ νοούμενα:

soit le vouloir {le désir de te voir) formant cela (cette vision), soit la vérité,

XXII. Maintenant donc ayant laissé-de-côté les lamentations je regarderai vers moi-même, de peur que [percoive pas) je n'échappe à moi-même (ne m’aportant (que je porte) en moi quelque chose de digne de lamenet j’examinerai [tations, les choses de moi-même.

Fils des hommes (car le discours passera à vous), jusqu’à quand serez-vous ayant-un-cœur appesanti et épais en l’esprit ?

afin que quoi arrive (pourquoi) aimez-vous la vanité, et cherchez-vous le mensonge, présumant la vie d’ici être quelque chose de grand et ces jours en-petit-nombre être nombreux, et vous détournant de cette séparation, celle aimable et douce, lourd comme donc de quelque chose de et d’effrayant ? [mêmes ?

Nenous connaîtrons-nous pasnousne rejetterons-nous pas les choses qui paraissent aux sens 3 ne regarderons-nous pas vers celles conçues-par-l’esprit ἢ S'il faut aussi s’aflliger de quelque chose, ne nous chagrinerons-nous pas au contraire de notre séjour-passager

88 ἘΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕΙΣ KAISAPION.

Δαδὶδ, σχηνώματα σχοτασμοῦ, χαὶ τόπον χαχώσεως, χαὶ ἰλὺν βυθοῦ, καὶ σχιὰν θανάτου τὰ τῇδε ἀποκαλοῦντα), ὅτι βραδύνομεν 2 - / 13 / A0 > δον 2 ΄, ἐν τοῖς τάφοις οἷς περιφέρομεν᾽, ὅτι ὡς ἄνθρωποι ἀποθνήσχομεν τὸν τῆς ἁμαρτίας θάνατον, θεοὶ γεγονότες; Τοῦτον ἐγὼ φοδοῦμαι τὸν φόθον, τούτῳ χαὶ νύχτωρ χαὶ μεθ᾽ ἡμέραν σύ À où : ἢ τωρ χαὶ μεθ᾽ ἡμέραν σύνειμι, καὶ οὐχ des 3 - ep - =! \ εἶ ΡῚ - ͵ Ὗ LA ἐᾷ μὲ ἀναπνεῖν ἡ ἐχεῖθεν δόξα, καὶ τὰ ἐχεῖσε διχαιωτήρια * ὧν τῆς μὲν ἐφίεμαι, μέχρι χαὶ τοῦ δύνασθαι λέγειν, ᾿Εχλείπει εἰς τὸ σωτήριόν σου À ψυχή μουῦ" τὰ δὲ φρίττω καὶ ἀποστρέφομαι. Ἐχεῖνο δὲ οὐ δέδοιχα, μή μοι τὸ σῶμα τοῦτο διαῤῥυὲν χαὶ διαφθαρὲν παντελῶς οἰχήσεται, ἀλλὰ μὴ τὸ τοῦ Θεοῦ πλάσμα τὸ ἔνδοξον (ἔνδοξον γὰρ κατορθοῦν, ὥσπερ ἄτιμον ἁμαρτάνον),

qui appelle ce monde une maison de ténèbres, un lieu de douleur, une vase épaisse et l’ombre de la mort), sur cet exil durant lequel nous restons enfermés dans ces tombeaux que nous portons avec nous, etnous mourons de la mort du péché, nous qui sommes formés d’une substance divine? Voilà ja crainte qui m’épouvante, qui m’assiége ie jour et la nuit ; la pensée de la gloire future et du tribunal céleste ne me permet pas de respirer ; je désire l’une au point de pouvoir m’écrier aussi : « Mon âme est tumbée en défaillance dans l’attente de ton secours salutaire ; » l’autre me fait frissonner et me remplit de terreur. Je ne crains pas que ce corps, tombant en dissolution et en poussière, soit entièrement anéanti, mais que la glorieuse créature de Dieu (glorieuse quand elle suit le droit chemin, infâme quand elle

s'égare), dans laquelle résident la raison, la loi, l'espérance, soit

se prolongeant

(conformément au divin David,

qui appelle les choses d'ici

des tentes de ténèbres,

et un lieu de souffrance,

et une fange de bas-fond,

et une ombre de mort), [temyps) parceque nous tardons (restons longdans les tombeaux

que nous portons-de-tous- côtés, parce que en-tant-qu'hommes nous mourons

de la mort du péché,

- étant nés dieux (de nature divine) "

Moi je suis épouvanté

de cette épouvante,

je suis-avec cette épouvante

et nuitamment et pendant le jour, et la gloire de là-bas

et les tribunaux qui sont là-bas

ne laissent pas moi respirer ; desquelles choses je désire l’une jusqu’à même pourvoir dire,

L'âme de moi

défaille [lutaire de toi; vers le (dans l'attente du) seccurs-samais je redoute les autres

et je m’en détourne.

Mais je ne crains pas cela,

que ce corps

ayant été dissous et corrompu ἃ moi s’en aille tout à fait,

mais que la créature de Dieu

celle glorieuse

car elle est glorieuse agissant-droitement,

comme elle est méprisable tombant-dans-le-péché),

dans laquelle sont la raison, la loi, l'espérance,

go EITITAIOZ ΕἸΣ KAISAPION.

> \ 1 / Ξ' \ \ 7 EC 5» ΄ - 0107, χαὶ μηδὲν πλέον ἡ μετὰ τὴν διάζευξιν - ὡς ὄφελόν γε τοῖς - \ ee 5 » \ 57, πονηροῖς, χαὶ τοῦ ἐχεῖθεν πυρὸς ἀξίοις.

ΧΧΠΙ. Εἴθε νεχρώσαιμι τὰ μέλη τὰ ἐπὶ τῆς γῆς" εἴθε LA \ \ \ , πάντα τῷ πνεύματι δαπανήσαιμι, τὴν στενὴν" χαὶ ὀλίγοις βατὴν -» ὧν # A τ \ δδεύσας, μὴ τὴν πλατεῖαν καὶ ἄνετον " ὡς τά γε μετὰ τοῦτο λαμπρὰ χαὶ μεγάλα, χαὶ μείζων ἢ χατὰ τὴν ἀξίαν ἐλπίς. Τί ἐστιν εἰ Ὁ J 29 \ " ἄνθρωπος, ὅτι μιμνήσχη αὐτοῦ"; Τί τὸ καινὸν τοῦτο περὶ ἐμὲ ἊΝ \ 4 x υυστήριον ; Muxpôc εἶμι καὶ μέγας, ταπεινὸς καὶ ὑψηλὸς, θνητὸς \ - À Ὁ 4 χαὶ ἀθάνατος, ἐπίγειος χαὶ οὐράνιος. ᾿Ἐχεῖνα " μετὰ τοῦ χάτω , - \ D τὰ \ \ ω χόσμου, ταῦτα μετὰ τοῦ Θεοῦ ἐχεῖνα μετὰ τῆς σαρχὸς, ταῦτα \ τ / 7 .- - ,ὔ Q + -uetà τοῦ πνεύματος. Χριστῷ συνταφῆναί με δεῖ, Χριστῷ συντ ᾿τὦω 4 οω €c\ δ οὼω \ αναστῆναι, συγχληρονομῆσαι Χριστῷ, υἱὸν γενέσθαι Θεοῦ, θεὸν

condamnée ἃ la même ignominie que les bêtes, au même néant après le trépas; et puisse cette punition être celle des méchants dignes du feu de l’enfer !

XXIIT. Ah ! puissé-je mortifier les membres de l’homme terrestre ! Puissé-je absorber tout en l’esprit, et marcher dans cette voie étroite où peu s'engagent, et non dans la voie large et facile ! car les récompenses sont glorieuses et grandes, et l’espérance est au-dessus de notre mérite. Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui ? Quel est ce nouveau mystère en moi? Je suis petit et grand, humble et élevé, mortel et immortel, terrestre et céleste à la fois. De ces attributs, les uns me sont communs avec ce bas monde, les autres avec Dieu; les uns avec la chair, les autres avec l'esprit. Il faut que je sois enseveli avec le Christ, que je ressuscite avec le Christ, queje sois héritier avec le Christ, que je devienne fils de Dieu, Dieu même,

Voyez jusqu'où dans sa marche nous a élevés ce discours. Peu s’en

Ad Ana pis

ne soit condamnée à la même ignoque les étres sans-raison, |minie et ne soit rien de plus

après la séparation; [cela arrive comme plaise-à-Dieu du moins que aux hommes pervers,

et dignes du feu de là-bas.

XXII. Plaise-à-Dieu-queje mortifie mes membres ceux sur la terre!

plaise-à-Dieu-que je dépense (absorbe) tout par l’esprit, ayant cheminé par la voie étroite et praticable à de peu-nombreux, non par la voie large et accessible-à-tous!

car les choses du moins après cela sont brillantes et grandes, et l’espoir est plus grand que selon notre mérite.

Qu’est-ce que l’homme,

que tu te souviens de lui?

Qu'est ce nouveau mystère autour-de (en) moi?

Je suis petit et grand,

humble et élevé,

mortel et immortel,

terrestre et céleste.

Ces qualités-là me sont communes avec le monde d’en bas, celles-ci avec Dieu ;

celles-là avec la chair,

celles-ci avec l’esprit.

Il faut moi

être enseveli-avec le Christ, ressusciter-avec le Christ, hériter-avec le Christ,

devenir fils de Dieu, dieu même, Vous voyez où en s’avancant

le discours a fait-remonter nous.

92 EINITA#IOZ ΕΙΣ KAIEAPION.

3 5x \ az U ὅσαπέρ ἐστιν αὐτὸς, ἵνα μηχέτι Guev! ἄῤῥεν καὶ θῆλυ, βάρόαρος,

LU τ LA !

Σχύθης, δοῦλος, ἐλεύθερος, τὰ τῆς σαρχὸς γνωρίσματα * μόνον - - - τ 3 | δὲ φέρωμεν ἐν ἡμῖν αὐτοῖς τὸν θεῖον χαραχτῆρα, παρ᾽ οὗ καὶ εἷς LA τ CIEL | “ ΩΣ L \ L4 ὃν γεγόναμεν, τοσοῦτον ἀπ᾽ αὐτοῦ μορφωθέντες χαὶ τυπωθέντες, σ Ν᾿ A ,ὔ LA ὥστε χαὶ ἀπὸ μόνου γινώσχεσθαι.

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