‹ Les Auteurs grecs expliqués d'après une méthode nouvelle par deux traductions françaisesChapitre 76 sur 113 · XXIV. Καὶ εἴημέν γε ὅπερ ἐλπίζομεν, κατὰ τὴν μεγάλην · texte numérisé non relu

XXIV. Καὶ εἴημέν γε ὅπερ ἐλπίζομεν, κατὰ τὴν μεγάλην

faut que je ne rende grâce au malheur qui m’a inspiré ces réflexions et qui m’a fait désirer plus ardemment de quitter cette terre. C’est là ce que nous apprend ce grand mystère; c’est là ce que nous enseigne un Dieu qui s’est fait homme et pauvre pour nous, afin de relever la chair, de sauver son image, de renouveler l’homme, pour que nous ne soyons tous qu’un en Jésus-Christ, qui a été tout en nous avec la perfection qu’il possède, pour qu’il n’y ait plus parmi nous ni homme, ni femme, ni barbare, ni scythe, ni esclave, ni libre, car ce sont là les distinctions de la chair, ‘uais que nous portions seul en nous le caractère divin par qui et pour qui nous sommes nés, et

que sa forme et son empreinte suffisent pour nous faire reconnaître.

XXIV. Puissions-nous être ce que nous espérons, grâce à la bonté

infinie de ce Dicu yénéreux qui demande peu pour accorder beau-

Μιχροῦ καὶ ὁμολογῶ χάριν τῷ πάθει, ᾧ ἐφιλοσόφησα τοιαῦτα, xai διὰ ὃ ἐγενόμην μᾶλλον ἐραστὴς τῆς ἐπαναστάσεως ἐνθένδε.

XXIV. Καὶ εἴημέν γε ὅπερ ἐλπίζομεν, χατὰ τὴν μεγάλην φιλανθρωπίαν τοῦ Θεοῦ μεγαλοδώρον, ὃς αἰτῶν μικρὰ

De peu s’en faut même j'avoue devoir reconnaissance au malheur, [ment

par lequel j'ai médité-chrétienne-

de telles choses,

et par lequel je suis devenu

plus désireux

de l’émigration d'ici.

Le grand mystère

veut ceci à nous;

c’est ce que veut à nous ie Dieu

qui s’est fait-homme et a été-pauvre

pour nous,

afin qu'il relevât la chair,

et sauvât son image,

et reformât (renouvelât) l’homme,

afin que tous nous devenions un-seul

en Jésus-Christ, [corps

qui est devenu en nous tous

d’une-manière-parfaite

tout ce qu'il est lui-même,

afin que nous ne soyous plus

mâle et femelle,

barbare, scythe,

esclave, libre,

les distinctions de la chair;

mais que nous portions seul

en nous-mêmes

le caractère divin,

par qui et pour qui nous sommes nés,

ayant élé formés

et ayant été empreints par lui

tellement, [connus

que aussi nous être {nous Soyons)

d’après lui seul. [moins XXIV. Et puissions-nous être du

ce que nous espérons,

selon la grande humanité

du Dieu qui-fait-de-grands-présents,

qui demandant de petites choses

94 EIIITAŸIOZ ΕἸΣ KAIZAPION.

/ τω à 4 = / TE χαρίζεται νῦν τε χαὶ εἰς τὸν ἔπειτα χρόνον τοῖς γνησίως αὖτον > - , , / ε / 1 ὃ \ \ 2 ἀγαπῶσι" πάντα στέγοντες, πάντα ὑπομένοντες διὰ τὴν εἰς αὐτὸν ἀγάπην τε χαὶ ἐλπίδα, ἐπὶ πᾶσιν εὐχαριστοῦντες; δεξιοῖς

“ -ὠἑ .- A NA \ ΄ ν δὲῷ χοινὴ τῶν ἑτοιμοτέρων: ὃ δὴ χαὶ αὐτοὶ ποιήσαντες,

ἐνταῦθα τοῦ λόγου λήξωμεν, ἀλλὰ χαὶ ὑμεῖς τῶν δαχρύων, ἐπὶ τὸν τάφον ἤδη σπεύδοντες τὸν ὑμέτερον, ὃν δῶρον παρ᾽ uv ἔχει Καισάριος λυπηρόν τε χαὶ μόνιμον, γονεῦσι μὲν ἕτοιμασθέντα χαὶ γήρᾳ χατὰ χαιρὸν, παιδὶ δὲ χαὶ νεότητι δωρηθέντα παρὰ τὸ εἰκὸς, καὶ οὐχ ἀπειχὸς τῷ διέποντι τὰ ἡμέτερα. Ὦ

coup, et maintenant et dans le temps à venir, à ceux qui l’aiment sincèrement ! supportant tout, souffrant tout par amour pour lui et par espérance en lui, rendant grâce de toutes choses, des biens comme des maux, des joies comme des douleurs, car l’Écriture nous dit plus d’une fois que ce sont là aussi des instruments de notre salut, lui confiant nos âmes et celles de ces voyageurs plus empressés qui arrivent avant nous au terme du voyage commun. Faisons ainsi, et mettons fin, moi à ce discours, vous à ces larmes ; marchons vers ce tombeau qui est le vôtre, triste monument que Césaire a recu de vous ; préparé pour la vieillesse des parents, comme il semblait naturel, il est consacré à la jeunesse du fils contre toute attente, mais il a plu ainsi au Dieu qui règle nos destinées. Ὁ maître et auteur de

toutes choses, et particulièrement de cette créature, ὁ Dieu des hom-

M ὦ) ΟΣ Er

ral

en accorde de grandes

et maintenant

et pour le temps ensuite

à ceux qui aiment lui sincèrement , supportant tout,

endurant tout,

par et amour envers lui

et espérance en lui,

rendant-grâce

au-sujet-de toutes choses,

et de-droite (beureuses) pareillement et de-gauche (malheureuses),

je dis(veux dire) agréables

et affligeantes,

puisque l’Écriture sainte

sait (cite) souvent

aussi ces instruments de salut, remettant à lui

nos âmes, [nous la vie, celles de ceux qui finissent - avant comuielesvoyageurs plus empressés dans un voyage commun ;

ce que donc aussi

nous-mêmes ayant fait,

cessons ici le discours,

mais aussi vous cessez les larines, vous avançant déjà [mille ), vers le tombeau vôtre (de votre falequel Césaire a de vous

comme présent et triste et durable, préparé à la vérité pour les parents et pour la vieillesse à propos,

mais accordé à l’erfant

et à la jeunesse

contre ce qui est naturel,

et qui n’est pas peu-naturel [nôtres.

pour celui qui règle les destinées Ὁ maître

et auteur de toutes choses

et principalement

96 ἘΠΙΤΆΑΦΙΟΣ ΕἸΣ KAIZAPION.

S - - 4 \ σματος, ὦ Θεὲ τῶν σῶν ἀνθρώπων, xal πάτερ χαὶ χυδερνῆτα,

φέρον * καὶ δέχοιό γε διὰ τὸν σὸν 060 ἑτοιμασθέντας, χαὶ où

Là 3 A1 € τ ΡῚ LA - 1

mes que ta main ἃ faits, ὁ père et modérateur suprême, Seigneur de la vie et de la mort, dispensateur et bienfaiteur de nos âmes, Loi qui formes et changes chaque chose en son temps par ton Verbe fécond, selon les règles de ta profonde sagesse et de l’ordre établi par toi, recois aujourd’hui Césaire, accueille ces prémices de notre voyage. Si tu as voulu que le dernier te fût offert le premier, nous cédons à tes volontés, qüi gouvernent tout. Recois-nous aussi un jour, quand le moment sera venu , quand sera passé le temps pendant lequel tu juges utile de nous laisser sous cette enveloppe de chair ; reçois-nous préparés par ta crainte, n’éprouvant ni trouble ni faiblesse à cette dernière heure, ne nous arrachant pas d'ici avec effort, comme les

âmes qui aiment la chair et le monde, mais nous élançant avec ardeur

de cette créature,

ὁ Dieu de tes hommes,

et père et modérateur,

ὃ seigneur de la vie et de la mort, ὁ dispensateur et bienfaiteur

de nos âmes,

ὃ toi qui fais toutes choses

et qui Les changes

en leur temps, par le Verbe artisan, et comme toi-même tu sais

dans la profondeur de ta sagesse

et de fon gouvernement, maintenant à la vérité

puisses-tu recevoir Césaire

comme prémices

de notre émigration.

Et si tu recois le premier

celui né le dernier,

nous cédoüs à tes desseins,

par lesquels tout se comporte; mais puisses-tu recevoir aussi nous plus tard

dans un temps convenable,

nous ayant gouvernés

dans la chair [être utile; jusqu’à autant de temps qu'il peut et puisses-tu nous recevoir du moins disposés

par ta crainte,

et n'étant pas troublés,

et ne reculant pas

dans le dernier jour,

et n’étant pas arrachés par force des choses d'ici (de ce monde),

ce qui est la disposition des âmes amies-du-monde

et amies-de-la-chair,

mais allant avec-empressement vers la vie de là

celle et de-longue-durée

98 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕἸΣ KAIESAPION.

vers la vie éternelle et bienheureuse qui est en Jésus-Christ notre

Seigneur, à qui appartient la gloire dans les siècles des siècles, Ainsi

soit-il.

SD 4 τς--Ἕ-----

et bienheureuse, celle en Jésus-Christ le Seigneur de nous,

ᾧ ἡ δόξα à qui appartient la gloire εἰς τοὺς αἰῶνας τῶν αἰώνων. dans les siècles des siècles. ᾿Αμήν, Ainsi-soit-il.

Vives BIËLIGTHES Sr, Fey τ

Re ans soie mue

NOTES

Page ὁ : 1. Πατέρες désigne ici à la fois les pères et mères, comme le mot latin parentes. Saint Grégoire s'adresse à ceux de ses auditeurs qui ont des amis, des frères, des enfants, et non à ses propres amis, à ses frères, à ses parents.

Page 8 : 1. Περιττοὶ τῆς ὕλης. Les rhéteurs mettent souvent en opposition ὕλη et λόγος. Quelques interprètes, peut-être avec raison , expliquent : « Maître de mon sujet, »

— 2. Πάντα δόντες Θεῷ. La syntaxe voudrait δόντας au lieu de δόντες.

Page 10 : 1. Φιλοσοφίας. Pour les écrivains chrétiens, φιλοσοφία signifie très-souvent la sagesse chrétienne, la piélé, quelquefois aussi la résignation aux volontés de Dieu; φιλοσοφεῖν se dit également chez eux de celui qui se conduit avec piété et en vrai chrétien.

— 2. Μνήμη δικαίων μετ᾽ Éyxwuiwv. Proverbes, chap. x, v. 7.

— 3 Ἐπὶ vero®.,.. θρήνου. Ecclésiastique , ch. xxx, v. 16 : « Jette des larmes sur le mort, et commence à pleurer comme ayant souffert des choses dures. »

Page 12 : 1. Τῆς ἀγριελαίου désigne le paganisme, et τὴν χαλλιέλαιον, le christianisme. Le père de saint Grégoire fit partie d’une secte de déistes; mais il se convertit, et les fidèles de Nazianze le choisirent pour être le pasteur de l’Église que son fils dirigea après lui. Les expressions dont se sert ici saint Grégoire sont empruntées à saint Paul, Épitre aux Romains, ch. x1, v. 24 : Εἰ σὺ ἐκ τῆς χατὰ φύσιν ἐξεχόπης ἀγριελαίου, καὶ παρὰ φύσιν ἐνεχεντρίσθης εἰς χαλ-λιέλατον.... « Si vous avezété coupé de l'olivier sauvage, quiétait votre tige naturelle, pour être enté, contre votre nature, sur l'olivier franc. »

Page 14 : 1. Ταῖς ὑπονοίαις συγχωρεῖν, m'en remettre à vos pensées, laisser ce soin à vos souvenirs. Bossuet dit, en parlant de la

vie du prince de Condé : « Quoi que je puisse aujourd’hui vous en raconter, j'aurai encore à répondre au secret reproche que vous me ferez d’être demeuré beaucoup au-dessous. »

— ἢ. Kai. Sous-ent. εἰς. Cetle ellipse est dans le génie de la langue grecque, qui n’aime pas à répéter les prépositions.

— ὃ. Δγιον φύραμα. Expressions empruntées à saint Paul, Épître aux Romains, ch. x1, v. 16: Εἰ ἢ ἀπαρχὴ ἁγία, καὶ τὸ φύραμα - χαὶ εἰ ἢ, ῥίζα ἁγία, καὶ οἱ χλάδοι. « Si les prémices sont saintes, la masse l'est aussi ; et si la racine est sainte , les rameaux le sont aussi. »

Page 16 : 1. Τοῦ χοσμοχράτορος, le dominateur de l’univers, le maitre du monde, c’est-à-dire le diable.

— 2. Λιπαρὸν γῆρας. Cette expression appartient à Homère, Odyssée, XIX, 367 :

— 3. Πλήρεις ἡμερῶν. Genèse , ch. xxV, v. 8: Ἀπέθανεν ᾿θραὰμ. πλήρης ἡμερῶν. --- Τῶν μενουσῶν, les jours qui demeurent, qui ne finissent pas, c’est-à-dire les jours de l'éternité; τῶν λνομέvwy, Ceux qui ont une fin, c’est-à-dire les jours qu’on passe sur cette terre.

Page 18: 1. Τῆς τελευταίας ταύτης.... δοχιμασίας. Cette dernière épreuve, c’est la mort de Césaire. — Οἰχονομίας signifie, dans le langage chrétien, action ou coup de Providence,

— 2. Προπέμψαντες. Là encore la syntaxe exigerait προπέμ- Vavrac (voy. la note 2 de la page 8). Le verbe προπέμπειν se dit souvent des personnes qui suivent les funérailles.

Page 20 : 1. Τοῖς ἐνταῦθα μαθήμασιν. Nazianze, petite ville de Cappadoce, n'avait pas de grandes écoles d’éloquence et de philosophie.

Page 22 : 1. Τί πρῶτον. .... χαλῶν ; Cette petite phrase paraît être une réminiscence d'Homère, Odyssée, IX, 14:

Page 26 : 1. Λῆξις, région, contrée. Λῇῆξις (qui vient de λαγχάνω) désignait primitivement le lot que chacun obtenait dans un partage au sort.

Page 28 : 1. Τοῦ φθόνου. Les païens croyaient que les dieux étaient jaloux des mortels trop heureux, et attribuaient à cette

jalousie les peines qui viennent tout à coup assaillir l’homme au moment où il est le plus satisfait de son sort. Cette expression de ὁ φθόνος a passé dans la langue des Pères de l'Église, mais uniquement comme une de ces locutions toutes faites, qui sont dans la bouche de tout le monde et dont on ne presse pastrop le sens littéral; car la doctrine chrétienne répugne à cette croyance superstitieuse. D'ailleurs, on trouve en vingt endroits cette locution complétée par l’addition de τοῦ πονηροῦ, ou τοῦ διαδόλου, ou τοῦ δαίμονος, d’où il résulte que les Pères, par le mot φθόνος, seul ou suivi d’un des compléments que nous venons d’indiquer, entendent désigner l'ennemi du genre humain , le diable, le malin esprit, et que c'est au diable qu'ils transportent cette jalousie attribuée par les anciens à leurs dieux,

— 2. ‘And τῆς Ἑλλάδος. Saint Grégoire de Nazianze étudia long temps à Athènes la rhétorique et la philosophie.

Page 30 : 1. ‘H vüv.... πόλις. En 328$, Constantin transporta le siége de l’empire à Byzance, qu’il nomma Constantinople.

— 2, Βασιλέα τὸν μέγαν. Il est question sans doute de l’empereur Constance.

— 3. Διηγήμασι. Διήγημα signifie proprement récit, et par suite action ou événement qui devient le sujet de récits, dont les kommes s’entretiennent.

Page 34 : 1. Φιλοσοφεῖν, embrasser la vie ascétique. Voy. Ja note 1 de Ja page 10.

Page 38 : 1. Hippocrate de Cos, le plus célèbre des médecins de l'antiquité, vivait du temps de Périclès. ΠῚ écrivit, en tête de ses ouvrages, le serment de ne jamais dégrader son art et de n’acéepter jamais de salaire. ‘

— 9. Cratès de Thèbes, philosophe cynique.

Page 40 : 1. Κἂν τῇ χλανίδι,, même sous la chlanide, c’est-à-dire mème au milieu des plaisirs de la cour, La chlanide était un manteau de laine fine et précieuse qu’il ne faut pas confondre avec la chlamyde, vêtement de guerre.

— 3. Τὸν χρυπτὸν ἄνθρωπον. C’est ce que saint Pierre appelle ὁ χρυπτὸς τῆς καρδίας ἄνθρωπος (Épiître 1, ch. nm, v. 4).

Page 46 : 1. Aywvolérnc, l’agonothète, c’est-à-dire le président et l'arbitre des jeux. Les écrivains chrétiens appliquent volontiers aux luttes soutenues pour la foi, et principalement à la grande lutte

du martyre, les expressions dont se servaient les païens dans le récit des combats d’athlètes ou de gladiateurs.

Page 48 : 1. Τοῦ τὸν χόσμον νιχήσαντος. Évangile selon saint Jean, ch. x, v. 33 : Θαρσεῖτε᾽' ἐγὼ νενίχηχα τὸν χόσμον. « Ayez confiance {dit Jésus-Christ); j’ai vaincu le monde. »

— 3. Λογιχάς τινας ἔστιν ἃς ἔχει στροφὰς ὁ λόγος équivaut à λογικαί τινές εἶσι στροφαὶ ἃς ἔχει 6 λόγος.

Page 50 : 1. ᾿Αθήνησιν. Julien l’Apostat étudiait à Athènes en même temps que saint Basile et saint Grégoire.

— 2. Ἐχεῖνον. Julien. 1] mourut fort jeune, dans une expédition contre les Perses,

— 3. Χειρός, puissance. On trouve souvent χείρ employé avec ce sens, dans l’Ancien Testament.

Page 52 : 1. Κελεύουσαν. Saint Matthieu, ch. x, v. 23 : « Lors donc qu’ils vous persécuteront dans une ville, fuyez dans une autre, »

Page 54 : 1. ᾿Αγαθῶν πόνων χαρπὸς εὐχλεής. Livre de la Sagesse, ch. 1, v. 15.

— 3, Τὴν οὐ πολλοστὴν.... ἀρχήν. Césaire paraît avoir été admiuistrateur des finances de l’empire dans la Bithynie, province considérable située au nord de l’Asie Mineure,

— 3. Nicée, ville de Bithynie; elle est surtout célèbre par le concile qui s’y tint sous l’empereur Constantin.

Page 58 : 1. Μαρτύρων βήμασι. Les restes de Césaire furent transportés à Nazianze, et déposés dans la chapelle où l’on conservait les reliques des martyrs.

— 2. Λαμπροφορία. La mère de Césaire se revêtit d’habits blancs au lieu d’habits de deuil, voulant témoigner combien elle était touchée de la protection que Dieu avait accordée à Césaire, et combien elle était sûre que son fils avait cueilli la palme éternelle.

— 3. Νεοχτίστον, ὕδατος. Césaire recut le baptéme peu de temps avant sa mort,

Page 60 : 1. ᾿Ἐῤῥέτωσαν, εἰς, Saint Grégoire fait sans doute allusion aux oraisons funèbres qu’on prononcait à Athènes en l’honneur des guerriers morts pour la patrie, et dont Thucydide et Platon nous ont laissé des monuments.

Page 62: 1. Ἔν χόλποις ‘AGpaau. Évangile selon saint Luc, ch. xwi,v, 22 ; ᾿Ἐγένετο δὲ ἀποθανεῖν τὸν πτωχὸν, καὶ ἀπενεχθῆναι αὐτὸν ὑπὸ τῶν ἀγγέλων εἰς τὸν χόλπον ᾿Αὐραάμ. « (ν᾽ il arriva que

ce pauvre mourut, et fut emporté par les anges dans le sein d’Abraham., »

Page 64 : 1. Ἐν ἐσόπτροις καὶ αἰνίγμασιν. Saint Paul, 1° Épiître aux Corinthiens, ch.xu1,v. 12 : Βλέπομε νἄρτι δι᾽ ἐσόπτρου ἐν œivéyματι, τότε δὲ πρόσωπον πρὸς πρόσωπον. « Nous ne voyons maïntenant que comme dans un miroir et dans des énigmes, mais alors nous verrons Dieu face à face. »

Page 66 : 1. Φιλόσοφοι, imbus de la sagesse chrétienne. Voy. la note 1 de la page 10.

— 2. Λύσεως, délivrance, cessation (de la vie), mort. Platon dit de même dans le Phédon : Τοῦτο θάνατος ὀνομάζεται, λύσις χαὶ χωρισμὸς ψυχῆς ἀπὸ σώματος.

Page 70 : 1. Ὄναρ ἐσμέν. etc. Toute cette phrase est tirée plus ou moins littéralement du livre de Job, ch. xx, v. 8, et du livre de la Sagesse de Salomon, ch. v, v. 10, 11, 12.

— ?. Ἄνθρωπος... ἐξανθήσει. Psaume cu, v. 18.

Page 72 : 1. Τὴν ὀλιγότητα.... μοι. Psaume ci, v. 24.

— 2. Παλαιστῶν μέτρον τὰς ἀνθρωπίνας ἡμέρας ὁρίζεται. Aliusion au verset 6 du psaume ΧΧΧΥ͂ΠΙ, Παλαιστή est le nom d’une petite mesure de longueur, le palme, qui avait le quart du pied ou quatre doigts. Saint Grégoire veut donc dire simplement que la vie de l’homme est extrêmement bornée.

— 3. Πρὸς Ἱερεμίαν. Jérémie, ch. xv, v. 10 : « Hélas! ma mère, que je suis malheureux! Pourquoi m’avez-vous mis au monde pour être un homme de contradiction, un homme de discorde dans toute la terre ? Je n’ai point donné d'argent à intérêt, et personne ne m'en ἃ donné; et cependant tous me couvrent de malédictions et d’injures. »

— 3. Φησὶν ὃ Ἐχχλησιαστής. Les premiers mots sont tirés du ch. 1, v. 14, de l’Ecclésiaste; la suite de la phrase est extraite de divers endroits du même livre.

Page 74 : 1. Τὰ πάντα.... προαίρεσις πνεύματος. Ecclésiaste, ch. 1, v. 2 et 14 : « Tout n’est que vanité et affliction d’esprit. »

— 2. Τοῦ παλαιοῦ πτώματος, l’ancienne chute, la chute du premier homme.

— 3. Τέλος... 90608. Ecclésiaste, ch. ΧΙ, v. 13 : « Écoutons tous eusemble la fin de tout ce discours : craignez Dieu. »

Page 76 : 1. Ἱπποχράτους. Voy. la note 1 de la page 38. — l'axnvoÿ. Galien, né à Pergame, est, après Hippocrate, le plus grand

médecin de l’antiquité ; il florissait surtoutsous Adrien et sous Marc- Aurèle.

Page 18: 1. Ἰδίας... χαρπούμενος. Hippocrate : Ὁ μὲν γὰρ intoo: ὁρέει τὰ δεινὰ, θιγγάνει τε ἀηδέων, χαὶ ἐπ᾽ ἀλλοτρίησι ξυμφορῶσιν ἰδίας καρποῦτα: λύπας.

— 2. Εὐχλείδου. Euclide, mathématicien célèbre, naquit à Alexandrie; il professa la géométrie du temps de Ptolémée Lagus. Il nous reste de lui plusieurs traités.— Πτολεμαίον. Ptolémée, géographe et astronome, né à Alexandrie ou à Péluse, vécut sous Adrien et Marc- . Aurèle; il est l’auteur d’un système d'astronomie fameux et d’une description de la terre ou géographie. — "Howvos. Héron, mathé- maticien, né à Alexandrie, l’an 100 avant ὁ. C., auteur de plusieurs traités qui sont parvenus jusqu’à nous.

— 3. Πύῤῥωνος. Pyrrhon d’Élis, philosophe sceptique, auteur du système appelé de son nom pyrrhonisme ; Démocrite d’Abdère, défenseur de la doctrine des atomes ; Anaxagore de Clazomène, l’un des chefs de l’école ionienne; Cléanthe d’Assos, ville de Troade, philosophe stoïcien.

-- 4. Στοᾶς, le Portique, secte philosophique, ainsi nommée parce que son fondateur, Zénon, réunissait ses disciples dans le Pécile, portique d'Athènes. — Ἀχαδημίας. L'Académie, fondée par Platon, tira son nom des jardins d’Académus, que Platon avait loués pour y réunir ses disciples. Quant à Aristote, il est le fondateur de l’école dite péripatéticienne. s

— 5. Πιθανότητας, vraisemblances, c'est-à-dire subtilités qui donnent au discours un air de vérité.

—6. ‘Yo ὧν χρησιμώτατον. Césaire en mourant laissa tout son bien aux pauvres.

Page 80 : 1. Ὦ τῆς μεγαλοψυχίας τῶν ἐπιδαλλομένων. Les parents de Césaire promettaient d'abandonner aussi aux pauvres ce qu’ils possédaient.

Page 82 : 1. Ἰεζεχιήλ. Voy. Ézéchiel, ch. xxxvi, v. 3. Dieu, en présence d'Ézéchiel, revêt de chair des os déjà desséchés, et rend à ces nouveaux corps le souffle de la vie.

Page 84 : 1. Σχηνώματος ἐπιγείου. Ce sont les propres expressions de saint Paul, ZI° Épiître aux Corinthiens, ch. v, v. 1 : « Nous savons que, si cette maison de terre où nous habitons vient à se dissoudre, Dieu nous donnera dans le ciel une autre maison, une mai-

son qui ne sera point faite de main d'homme, et qui ser éternellement. »

— 2. Φάσχοντος. Sous-ent. αὐτοῦ, qui se rapporte à saint Paul. L’orateur change subitement de construction au milieu de sa phrase, qui aurait pu se continuer par le datif φάσχοντι.

— 3. Ποθοῦντος... ἀνάλυσιν. Saint Paul, Épître aux Philippiens, ch.1, v. 23: Τὴν ἐπιθυμίαν ἔχων τὸ ἀναλῦσαι ai σὺν Χριστῷ εἶναι. « Je désire d’être dégagé des liens du corps et d’être avec Jésus- Christ. »

Page 86: 1. Υἱοὶ ἀνθρώπων, ἕως πότε βαρυχάρδιοι; Ces mots sont tirés du Psaume ΤΥ, v. 3.

— 3. Τῇ παροιχία μηχυνομένῃ. Psaume ΟΧΙΧ, v. 5 : Οἴμοι ὅτι ἡ παροιχία Lou ἐμαχρύνθη. « Hélas! que mon sort est triste d’être si longtemps exilé ! » Les expressions qui suivent sont également tirées de divers psaumes.

Page 88 : 1. Τοῖς τάφοις οἷς περιφέρομεν. Héraclite appelait le corps de l’homme un tombeau ambulant.

— 2, Ἐχλείπει..... ἡ ψυχή μον. Psaume cxvi, v. 81.

Page 90 : 1. Εἴθε... ἐπὶ τῆς γῆς. Saint Paul, Épiître aux Colossiens, Ch. 111, v. 5 : Νεχρώσατε οὖν τὰ μέλη ὑμῶν τὰ ἐπὶ τῆς γῆς.

— 2. Τὴν στενήν, etc. Saint Matthieu, ch. vu, v. 18 : « Entrez par la porte étroite, parce que la porte de la perdition est large, et le chemin qui y mène est spacieux, et il y en a beaucoup qui y entrent, »

— 3. Τί ἐστιν ἄνθρωπος, ὅτι μιμνήσχη αὐτοῦ; Psaume vin, v. 5 : « Qu'est-ce que l’homme (dit le roi David au Seigneur), pour mériter que vous vous souveniez de lui? »

— 4, Ἐχεῖνα se rapporte à la fois à μιχρός, à ταπεινός, à θνητός et à ἐπίγειος.

Page 92 : 1. Ἵνα γινώμεθα οἱ πάντες ἕν ἐν Χριστῷ, ἵνα μηχέτ ὥὧμεν, etc, Voy. Saint Paul, Épître aux Galates, ch. πὶ, v. 38.

Page 94: 1. Πάντα... ὑπομένοντες. Saint Paul, 1'* Épiître aux Corinthiens, ch. x, v. 7, dit, en parlant de Ja charité : Πάντα στέγει, πάντα ὑπομένει, « elle supporte tout, elle souffre tout. »

Page 96 : 1. Ὦ ποιῶν τὰ πάντα ai μετασχενάζων. Ces paroles sont tirées du livre d’Ameos, ch. v, νυ. 8.

Page 1