IV. Là paraît une mère
jeune de courage et généreuse,
en-mêéme-temps aimant-ses-enfants
et aimant-Dieu,
et déchirée
en ses entrailles maternelles
au delà du vraisemblable (ordinaire)
de la nature.
Car elle n’avait-pas-pitié
de ses fils souffrant,
mais craignait-avec-angoisse
eux ne pas souffrir ;
et elle ne regrettait pas plus
ceux qui étaient partis (morts)
qu’elle ne souhaitait ceux laissés
tlre ajoutés aux autres ;
et la considération de ceux-ci
était plus grande à elle [té la vie’.
que de ceux qui avaient émigré(quit-
Car la lutte de ceux-ci était douteuse,
et le repos de ceux-là éfait assuré ;
et elle confiait déjà ceux-ci à Dieu,
mais prenait-souci
afin que Dieu recût ceux-là.
CPL δ"... ..,.
14 OMIAIA ΕΙΣ ΤΟΥΣ MAKKABAIOYS.
“τ , Ψ. \ , γυναιχείῳ τῷ σώματι! θαυμασίας ἐπιδόσεως χαὶ μεγαλοψύχου ! “Ὁ LA . ἢ \ ὦ τῆς ᾿Αὐραμιαίας θυσίας one) εἰ μή τι τολμητέον χαὶ = « \ A ς μεῖζον. Ὃ μὲν γὰρ ἕνα προσάγει προθύμως, εἰ χαὶ τὸν ονογενῇ». καὶ τὸν ἐκ τῆς ei 1, καὶ εἰς ὃν ἣ ἐπαγγελία 3 " καὶ x 4 \ - ’ L 29 οἵ \ “«- LA τὸ μεῖζον, ὅτι μὴ τοῦ γένους μόνον, ἀλλὰ χαὶ τῶν τοιούτων > - \ θυμάτων ἀπαρχὴ καὶ ῥίζα καθίσταται " ἣ δὲ δῆμον ὅλον παίδων χκαθιέρωσε τῷ Θεῷ, νικήσασα nai μητέρας χαὶ ἱερέας, τοῖς r ΄ - LA L θύμασι προθύμοις εἰς σφαγὴν, ὁλοχαυτώμασι λογιχοῖς, ἱερείοις - L4 A \ An 7 \ ΡῚ “- > LES LA πειγομένοις. Ἢ μαστοὺς παρεδείχνυ, χαὶ ἀνατροφῆς ὑπεμίι , \ \ \ \ Ὁ 3 3 ἐδ ?
" 4Ὁ ΕῚ 4 LAN ΕῚ αἷς Eur 2 4 L »
ἔχαυψεν, οὐδ ἐμαλάχισεν, οὐδὲ ATOAUOTEDUV ἐποίησεν “ οὐκ
admirable et magnanime offrande ! ὃ sacrifice digne de celui d’Abrsabam ! si toutefois il n’a pas fallu ici plus de courage encore. Abraham n’a qu’un fils à offrir, il l’offre avec empressement, bien que ce soit son fils unique, l’enfant de la promesse, l’enfant que regarde la promesse ; et, ce qui est plus grand encore, Isaac n’est pas seulement Ja tige de sa race, il devient les prémices de tous les sacrifices semblables: mais elle, elle consacre à Dieu un peuple entier d'enfants ; supérieure à toutes les mères et à tous les prêtres, elle offre des victimes qui viennent tendre la gorge au couteau, des holocaustes raisonnables, des hosties qui courent à l’autel. Elle leur découvre ses mamelies, eile leur rappelle qu’elle les a nourris, elle leur montre ses cheveux blancs, elle les supplie au nom de sa vieillesse ; ce n’est pas leur salut qu’elle cherche, ce sont leurs souffrances qu'elle presse ; ce n’est pas la mort, mais le retard, qui lui semble un péril. Rien ne
Pabat, rien ne l’amollit, rien ne refroidit son courage; mides che-
HOMÉLIE SUR
χαὶ μητέρας La ἱερέας,
ἀλλὰ ἐπείγουσα τὸ παθεῖν, χαὶ ἡγουμένη τὴν ἀναδολὴν, où τὸν θάνατον,
O âme virile
dans le corps de-femme !
don admirable
et plein-de-grandeur-d’äine !
ὃ cet ancien sacrifice d’-Abraham !
siquelque chose méme de plus grand n’était pas deyani être osé.
Car celui-là [ment fait-avancer (offre) avec-empresseun seul fils,
quoique ce fût le seul-né de lui,
et le fils né de la promesse,
et verslequelregardait la promesse ; et le point le plus grand était qu'’ilest constitué
comme point-de-départ et racine non-seulement de sa race,
mais encore des victimes telles ; mais celle-ci consacra à Dieu
un peuple tout-entier d’enfants, ayant vaincu (surpassé)
et mères et prêtres,
par les victimes
zélées pour l’égorgement, holocaustes raisonnables,
hosties qui se pressent vers l'autel. Elle qui leur montrait ses mamelles, et Les faisait-souvenir
de leur nourriture,
et leur présentait sa téte blanche, et mettait-en-avant sa vieillesse au-lieu-de supplications,
ne cherchant pas le salut, [ments), mais pressant le souffrir (les touret pensant le délai,
non pasla mort,
étre un danger.
Elle que rien ne fléchit,
ni n’amollit,
ui ne fit moins-Courageuse :
16 OMJATA ΕἸΣ ΤΟΥ͂Σ ΜΑΚΚΑΒΑΙΟΥ͂Σ.
, A] , “, ἀρθρέμθολα προτεινόμενα, où τροχοὶ προδαλλόμενοι, où τροχαν-- - - 7 . ἈΠ" - Ὃς τῆρες, οὐ χαταπέλται᾽, οὐχ ἀχμαὶ σιδηρῶν ὀνύχων, où ξίφη , ΕῚ 7 LA 5" . - , 5 LA ϑηγόμενα, où λέθητες ζέοντες, où πῦρ ἐγειρόμενον, οὐ τύραννος ΕΣ re “ 22 2 ss L LA “ La A 4 ἀπειλῶν, où δῆμος, où δορυφόρος χατεπείγων, OÙ γένος δρώμενον, » lé , ᾽ , τοῦ , σι (2 se \ où μέλη διασπώμενα, où σάρχες ξαινόμεναι, où αἵματος ὀχετοὶ «Γ ΕἸ LA "n ,ὔ τι \ , a \ ΕῚ s δέοντες, où νεότης δαπανωμένη, où τὰ παρόντα δεινὰ, οὗ προσδοχώμενα χαλεπά. Καὶ ὃ τοῖς ἄλλοις βαρύτατόν ἐστιν ἕν τιξ "Ὁ LA LC ” 1 \ ,ὔ τοιούτοις, ἣ τοῦ χινδύνου παρέχτασις, τοῦτο ἐχείνη τὸ χουφότα- - , \ - Ψ A , \ \ τον ἦν " ἐνετρύφα γὰρ τῷ θεάματι. Καὶ γάρ πως at τριδὴν 2 , - , 2) \ ," - , 1’ μόνον, ὧν πασῶν, ὡς οὐδὲ εἷς μιᾶς, κατεφρόνουν, ἀλλὰ χαὶ οἱ ΩΣ ζῳῷ, / , Ν- LU € LA '᾿' τοῦ διώχτου λόγοι πολυειδεῖς ὄντες, ὑδρίζοντος, ἀπειλοῦντος,
΄ , εἶ "»"ὋὉΣ ᾿ \ - ee ES θωπεύοντος, τί γὰρ οὐ χινοῦντος πρὸς τὸ τυχεῖν ὧν ἤλπιζε.
valets qu’on met sous ses yeux, ni les roues qu’on lui présente, ni les trochantères, ni les catapultes, ni les pointes des ongles de fer, ni les épées qu’on aiguise, ni les chaudières bouillantes, ni le feu qu’on attise, ni le tyran qui menace, ni la populace, ni les satellites qui hâtent le supplice, ni la vue de ses enfants, de leurs membres mutilés, de leurs chairs déchirées, de leur sang qui coule à flots, de leur jeunesse qu’on moissonne, ni les maux qu'ils endurent, ni les tourments qui les attendent encore. Et ce qui paraît d'ordinaire le plus pénible, la durée du supplice, n’était rien pour elle; car elle était fière de ce spectacle. Les souffrances n'étaient pas seulemeut prolongées par la variété des tortures, qu’ils accueillaient toutes ensemble avec plus de mépris qu’on n’en témoigne pour une seule, mais aussi par les discours du persécuteur, qui, changeant de ton sans cesse, insultait, menaçait, flattait, enfin mettait tout en œuvre pour obtenir ce qu’il espérait.
οὐκ ἀρθρέμδολα προτεινόμενα, οὐ τροχοὶ προθαλλόμενοι, OÙ τροχαντῆρες,
OÙ σάρχες ξαινόμεναι,
ni les chevalets présentés,
ni les roues avancées,
ni les trochantères,
ni les catapultes,
ni les pointes des ongles de-fer,
ni les épées aiguisées,
ni les chaudières bouillantes.
ni le feu éveillé (attisé),
ni le tyran menaçant,
ni le peuple,
ni le satellite pressant,
ni sarace vue (la vue de sesenfants), ni les membres arrachés,
ni les chairs déchirées,
ni les ruisseaux de sang coulant,
ni la jeunesse consumée (anéantie), ni les maux présents,
ni les souffrances attendues.
Et ce qui est le plus pesant (pénible] aux autres
dans les circonstances telles,
la prolongation du danger,
cela était le plus léger pour celle-là car elle se complaisait
dans ce spectacle.
Et en effet en-quelque-facon
aussi non-seulement la variété
des tortures appliquées,
lesquelles toutes ils méprisaient, comme pas même un seul homme ne méprise une seule torture, opérait du retard
dans les souffrances;
mais encore les paroles
du persécuteur,
qui étaient de-formes-diverses,
du persécuteur insultant, menacsnt, caressant, [mouvement quoi en effet ne mettant-pas-enpour obtenir ce qu’il espéra.
18 OMIAIA ΕἸΣ ΤΟΥΣ MAKKABAIOYS.
V. Καὶ μέντο: καὶ τῶν παίδων αἵ πρὸς τὸν τύραννον ἀποχρίσεις; τοσοῦτον ἔχουσαι τὸ σοφὸν δμοῦ χαὶ γενναῖον, ὥστε A SARA 3 Le Δ ΟΣ 17 / cr μικρὰ μὲν εἰναὶ πρὸς τὴν ἐχείνων χαρτερίαν ἅπαντα τὰ τῶν ἌΝ 2 à δὲ \ 4 x ἄλλων καλὰ εἰς ἕν συναχθέντα, μικρὰν δὲ τὴν χαρτερίαν ποὺς
τὴν ἐχείνων ἐν λόγοις σύνεσιν. καὶ τῶν αὐτῶν εἰναι μόνων 7 πάσχειν el = =. 5 = =
» Et “ x 2 72 FT CES A ε - ΄
ἀπειλὰς xat τοὺς προτεινομένους φόδους, ὧν οὐδενὸς ἡττῶντο οἵ
γενναῖοι παῖδες χαὶ ἣ γενναιοτέρα τεχοῦσα. Πάντων δὲ ἑαυτὴν ε ΄ 3 RUE JS x x a \ ΕἸ , ὑπεράνω θεῖσα, καὶ τῷ φίλτρῳ τὸν θυμὸν μίξασα, χαλὸν ἐντάφιον δίδωσι τοῖς παισὶν ἑαυτὴν, ἐπαπελθοῦσα τοῖς προαπελθοῦσι΄. ms - φς δὰ \ D, Καὶ τοῦτο πῶς; “Exovctwc ἐπὶ τοὺς χινδύνους χωρήσασα, χαὶ μεθ᾽ οἵων τῶν ἐπιταφίων : Καλοὶ μὲν γὰρ καὶ οἵ τῶν παίδων
A \ / SU \ - [EN “ Ὁ “ πρὸς τὸν τύραννον λόγοι, χαὶ καλῶν χάλλιστοι (πῶς γὰρ οὔ;),
V. Les réponses des jeunes martyrs au tyran renfermaient tant de sagesse à la fois et tant de noblesse, que, de même que tous les traits d’héroïsme réunis ensemble paraissent vulgaires à côté de leur constance, de même leur constance semble peu de chose, si on la compare à leurs sages paroles, et il ne fut donné qu’à eux d’être à la fois si fermes dans la souffrance et si sensés dans leurs réponses aux menaces du tyran, à cet appareil terrible qui ne put vaincre nices généreux enfarts, ni leur mère plus généreuse encore. S’élevant audessus de tout, mélant le courage à la tendresse, elle se donne elleméme à ses fils comme un magnifique présent funèbre; elle les suit dans la route où ils l’ont devancée, Et comment les suit-elle? Elle va d'elle-même au-devant des périls, et quels sublimes chants de funérailles elle fait entendre! Les paroles des sept frères au tyran
étaient belles aussi; c’est avec les plus beaux des discours (et com-
οὐδενὸς ὧν ἡττῶντο où γενναῖοι παῖδες χαὶ ἣ τεχοῦσα γενναιοτέρα.
V. Et assurément aussi les réponses des enfants au tyran étaient ayant la sagesse si-grance en-même-temps et la noblesse, quetous les beaux traits des autres réunis en un être petits vis-à-vis-de la patience de ceux-là, et leur patience étre petite vis-à-vis-de la sagesse de ceux-'à en discours, [seuls et apparlenir aux mêmes martyrs et de souffrir ainsi et d’être-sages dans leurs réponses aux menaces de celui qui les persécutait etaux épouvantails mis-en-avant, à aucun desquels ne furent-inférieurs les nobles enfants et celle qui Les avait enfantés plus noble encore.
Mais ayant placé elle-même au-dessus de toutes choses, et ayant mêlé l’ardeur à la tendresse, elle se donneelle-même à ses enfants comme présent-funèbre glorieux, étant partie (morte)-après les enfants partis (mort!s)-avant elle.
Et cela comment?
Ayant marché volontairement vers les dangers, et avec quels discours funèbres!
Aussi en effet à la vérité les discours des fils au tyran étaient beaux, et les plus beaux des beaux
20 OMIAIA ΕἸΣ ΤΟΥ͂Σ MAKKABAIOYS.
uen" ὧν παρετάξαντο χαὶ οἷς τὸν τύραννον ἔδαλον᾽ " χαλλίους δὲ ΩΝ 4 1
χαὶ où τῆς υητρὸς χαὶ παραχλητιχοὶ πρότερον χαὶ ὕστερον ἐπι- 4 rp’ 5» € “- 19 ’ \ \ 2
τάφιοι. Vives οὖν οἱ τῶν παίδων λόγοι; χαλὸν γὰρ ἀπομνημο- - \ 2 € = ἘΝ Ὁ. "0 , “ 30° / [<4
A Ὁ ἢ À Eu ; ἄλλοι, καὶ ὡς ἕχαστον ἢ οἱ τοῦ διώχοντος λόγοι, À τῶν κινδύνων Ἔ > À >. > \ sy CET REC 5.3; ἐἷν / ñ τάξις, ἢ τῆς Ψυχῆς τὸ φιλότιμον ὥπλιζεν " ὡς δ᾽ οὖν τύπῳ περιλαδεῖν, σαν τοιοῦτοι.
᾿ ‘ mA LA . “Δ - Ν,, 9 , δὲ νομοθέτης, Μωυσῆς, ὃν οὐ προδώσομεν, οὐδὲ χαθυδρίσομεν, οὐ μὰ τοὺς" ὑπὲρ ἀρετῆς τοῦ ἀνδρὸς χινδύνους καὶ τὰ πολλὰ
ment n’eussent-ils pas été admirables?) qu'ils se rangèrent en bataille et accablèrent le persécuteur ; mais les discours que prononca la mère pour les exhorter, puis pour célébrer leur mort, sont encore plus magnifiques. Quelles furent donc les paroles des Machabées ? car il est bon de vous les rappeler, afin que vous ayez un modèle nonseulement de la constance des martyrs dans la lutte, mais encore de leur éloquence. Elles variaient suivant que le langage du tyran, ou l'ordre du supplice, ou l'enthousiasme de l’âme fournissait des armes à chacun; mais, pour les comprendre toutes en un seul exemple, voici à peu près ce qu’ils disaient :
« Pour nous, Antiochus et vous tous qui nous entourez, il n'est qu’un seul roi, Dieu, par qui nous sommes nés et vers qui nous retournerons; un seul législateur, Moïse, que nous ne trahirons nin'outragerons point , nous le jurons par les périls mêmes qu’il a bravés pour la vertu, et par tant de miracles qu’il a accomplis; non, fus-
sions-nous menacés par un autre Antiochus plus terrible que toi;
.“- dits BE + fi
« AVTIOYE χαὶ πάντες OÙ περιεστηχότες, εἷς μὲν βασιλεὺς ἡμῖν, ὁ Θεὸς, παρὰ οὗ γεγόναμεν, χαὶ πρὸς ὃν ἐπιστρέψομεν " εἷς δὲ νομοθέτης, Μωῦσῆς, ὃν où προδώσομεν, οὐδὲ χαθνόρίσομεν, OÙ μὰ τοὺς χινδύνους τοῦ ἀνδρὸς ὑπὲρ ἀρετῆς χαὶ τὰ πολλὰ θαύματα, οὐδὲ ἂν ἄλλος ᾿Αντίοχος χαλεπώτερός σον ἀπειλῇ ἡμῖν.
(comment en effet ne Le seratent-ils avec lesquels {pas?), ils se rangèrent-en-bataille et desquels ils frappèrent le tyran : mais les discours de la mère et discours d’-exhortation d’abord et ensuite discours funèbres étaient encore plus beaux.
Quels étaient donc les discours des enfants?
car il est bon de rappeler aussi ceux-ci à vous, afin que vous ayez un modèle {lutte, comme ( en même temps que) de ainsi aussi de discours de-martyrs dans les circonstances telles.
Ceux d’un autre (de chacun) étaient autres, et selon que ou les discours de celui qui persécutait, ou l’ordre des dangers (du supplice), ou l’ardeur de l’âme armait chacun ; {un modèle, mais donc pour Les comprendre dans ils étaient tels.
a Antiochus et vous tous qui vous tenez-aulour, un seul roi est à nous, Dieu, par qui nous sommes nés, et vers qui nous retournerons; et un seul législateur, Moïse, que nous ne trahirons pas, et n’outragerons pas, {dangers non, nous Jurons que non par les de cet homme pour la vertu et ses nombreux miracles, pas même si un autre Antiochus plus terrible que toi menaçait nous,
29 OMIAIA ΕἸΣ ΤΟΥ͂Σ MAKKAPAIOYE r at \ A A « --- ϑ 1 T ER ne 1 1 Q7> \ N/> ς δ ε δεῖ γόμον ᾧ τετειχίσμεθα * μία δὲ δόξα, τὸ δόξης ἁπάσης ὑπεριδεῖν ol ,ὔ ο d ἐπὶ τηλικούτοις - εἷς δὲ πλοῦτος, τὰ We * φοδερὸν δὲ A] À \ es \ οὐδὲν ἢ τὸ φοδηθῆναί τι πρὸ Θεοῦ. Μετὰ τούτων παρατετάγμεθα “- το Ἁ τῶν λογισμῶν χαὶ οὕτως ὡπλίσμεθα * πρὸς τοιούτους σο! νεανίας La ὃ λόγος.
ΕἾ1 \ VE 4 + \ \ œ EN x Ηδὺ μὲν καὶ ὃ χόσμος οὗτος, xat τὸ πατρῷον ἔδαφος, χαὶ φίλοι καὶ συγγενεῖς, χαὶ ἡλικιῶται, χαὶ ὃ ναὸς οὗτος, τὸ μέγα χαὶ περιθόητον ὄνουλα, χαὶ πανηγύρεις πατριχαὶ, χαὶ μυστήρια, \ = € = EU Μ' Ὁ 2 ΩΣ es FA LE χαὶ πάντα οἷς ἡμεῖς τῶν ἄλλων διαφέρειν δοχοῦμεν " οὔπω δὲ » ΕΡ τ »7, Ὰ \ ἐξ ᾿ ἡδίω Θεοῦ χαὶ τῶν ὑπὲρ τοῦ χαλοῦ χινδύνων ᾿ ἡ τοῦτο νομίσης. Κόσωος τε γὰρ ἄλλος ἡμῖν, πολὺ τῶν δρωμένων ψηλότερός τε
une seule sûreté, l’observation des commandements, la défense de cette loi qui fait notre rempart; une seule gloire, le mépris de toute gloire quand il s’agit de si grands objets; une seule richesse, les biens que nous espérons : et notre seule crainte est de craindre quelque chose plus que Dieu. Tels sont les principes qui nous guident au
combat ; telles soni nos armes.
« C’est une chose bien douce que de voir cet univers, ce sol de nos pères, nos amis, nos parents, nos compagnons de jeunesse, ce temple, dont le nom est si grand et si célèbre, ces fêtes de la patrie, ces mystères, et tant d’autres avantages qui nous placent au-dessus des autres peuples; mais tout cela n’est pas plus doux que Dieu et que la lutte soutenue pour la vertu; non, ne le crois pas. Nousarons
un autre monde, plus sublime et plus durable que ce monde visible,
“νιν à SÉÉ
HOMELIE SUR LES MACHAPÉES. 93
« Καὶ μὲν οὗτος: ὁ χόσμος ἡδὺ, χαὶ τὸ ἔδαφος πατρῷον, χαὶ φίλοι χαὶ συγγενεῖς, χαὶ ἡλικιῶται, χαὶ οὗτος ὃ ναὸς, τὸ ὄνομα μέγα χαὶ περιδόητον, χαὶ πανηγύρεις πατριχαὶ, χαὶ μυστήρια, χαὶ πάντα oc ἡμεῖς δοχοῦμεν διαφέρειν τῶν ἄλλων" οὔπω δὲ ἡδίω Θεοῦ χαὶ τῶν κινδύνων ὑπὲρ τοῦ χαλοῦ" μὴ νομίσῃς τοῦτο. Ἄλλος τε γὰρ χόσμος ἡμῖν, πολὺ ὑψηλότερός τε χαὶ μονιμώτερος τῶν. ὁρωμένων.
pa
Et une seule sécurité est à nous,
lobservation du commandement,
et ceci, la loi
par laquelle nous sommes fortifiés
ne pas étre déchirée;
et une seule gloire,
de mépriser toute gloire
pour des objets si-grands:
et une seule richesse,
les biens espérés;
et rien d’effrayant
que de craindre quelque chose
avant (plus que) Dieu. [taille
Nous nous sommes rangés-en-ba-
avec ces raisonnements
et nous sommes armés ainsi ;
le discours est à toi
s'adressant à de tels jeunes-gens. « Et à la vérité ce monde-ci
est chose douce,
et le sol paternel,
et les amis et les parents,
et les compagnons-d'’âge,
et ce temple,
ce nom grand et répété-partout,
et les fêtes de-la-patrie,
et les mystères,
et toutes les choses
par lesquelles nous paraissons
l'emporter sur les autres peuples ;
mais elles ne sont pas encore
-plus douces que Dieu
et que les périls
.affrontés pour le bien :
ne crois pas ceci.
Car et un autre monde est à nous, beaucoup et plus élevé
et plus durable
que les choses qui se voient.
Et une patrie,
24 OMIAIA ΕἸΣ ΤΟΥ͂Σ MAKKABAIOYS.
al ς
A “- Là ΄- τω ἊΝ ᾿΄
Ὁ / ΄ “ “ VI. « Παῦσαι τοίνυν ὑπισχνούμενος ἡμῖν τὰ μικρὰ χαὶ τοῦ
μὲν ἐπιζήμια * οὖχ οὕτως ἀθλίως ἐμπορευσόμεθα. Παῦσαι xai
Ν S 1 + A - , A ἀπειλῶν, ἢ ἄντα πειλή GOU.EV ελεγζειν σοῦ τὴν ἀσθένειαν, χαι
Notre patrie est la Jérusalem céleste, qu'un Antiochus n’assiégera point et n’espérera point conquérir, Jérusalem la forte et l’imprenable. Nos parents sont ceux qu’un même esprit anime et qui ont été engendrés selon la vertu. Nos amis sont les prophètes et les patriarches, qui nous ont laissé l'exemple de la piété. Nos compagnons de jeunesse sont ceux qui combattent aujourd’hui avec nous, qui exer cent en même temps que nous leur patience. Le ciel est plus magnifique que ce temple; ses fêtes sont les chœurs des anges; SON MySstère, le plus sublime de tous, caché à la plupart des hommes, c’est Dieu, à qui se rapportent aussi les mystères d’ici-bas.
VE. « Cesse donc de nous promettre des biens frivoles et sans prix : nous ne chercherons point l'honneur dans l’infamie, le -profit dans la ruine; nous ne ferons pas un si triste marché. Cesse aussi de
nous menacer, Ou nous te menacerons à notre tour de manifester ta
PS
Piot δὲ,