‹ Les Auteurs grecs expliqués d'après une méthode nouvelle par deux traductions françaisesChapitre 95 sur 113 · VII. « Mais si tu veux · texte numérisé non relu

VII. « Mais si tu veux

ὃ roi,

il est ure guérison à la blessure,

et un remède

aux maux si-grands.

Souvent ceci a eu-lieu [liers :

aussi dans-la-personne-de particu-

les offenses grandes

et insupportables

sont devenus le fondement

d’un grand pacte.

Il est arrivé ainsi

aussi au-sujet-de la nature nôtre.

Car lorsque Dieu

eut fait l’homme,

et l’eut introduit

dans le Paradis,

et l’eut jugé-digne

d’un grand honneur,

le diable ne supportant pas

la félicité si-grande

et fut-jaloux de lui,

et le chassa de la prééminence

qui Lui avait été donnée;

mais Dieu

non-seulement n’abandonna pas lui,

mais même ouvrit à nous

le ciel au-licu-du Paradis,

et par cela même faisant-voir

et sa bonté propre,

et chätiant plus grandement

le diable.

Aussi toi fais cela.

38 OMIAIA ΕΣ ΤῊΝ ἘΠΆΝΟΔΟΝ AABIANOY.

ἐχίνησαν οἱ δαίμονες νῦν, ὥστε τὴν πασῶν σοι φ'λτἄτην πόλιν ἀποῤῥῆξαί σου τῆς εὐνοίας. Τοῦτο τοίνυν εἰδὼς, δίκην ηκὲν “ἣν θέλεις ἀπαί Ac δὲ φιλίας μὴ ἐχθάλης ἡυᾶς τῇ ζ ἕλεις ἀπαίτησον, τῆς δὲ φιλίας μὴ ἐχδάλῃς ἡμᾶς τῆς προτέρας. Ἂλλ᾽ εἰ δεῖ τι χαὶ θαυμαστὸν εἰπεῖν, μεΐζονα ἣμῖν ἐπίδειξαι τὴν ὦ LA 2 εὔνοιαν νῦν, χαὶ πάλιν εἰς τὰς πρώτας τῶν φιλουμένων αὐτὴν =} Ν LA \ = # Li LA x ἔγγραψον, εἴ γε βούλει τοὺς ταῦτα χατασχευάσαντας ἀμύνασθα: NAT à 4 \ ΄ \ / 4 3 , δαίμονας. Ἂν μὲν γὰρ χαθέλῃς, χαὶ χατασχάψης, χαϊιἀφανίσης, - ο à! 27 \ ἅπερ ἐχεῖνοι πάλαι ἐδούλοντο, ταῦτα ἐργάση " ἂν δὲ ἀφῇς τὴν ὁργὴν, καὶ πάλιν διολογήσης φιλεῖν αὐτὴν ὥσπερ πρότερον ἐφΐλεις, ’ . A 2 χαιρίαν αὐτοῖς ἔδωκας τὴν πληγὴν, χαὶ τὴν ἐσχάτην αὐτοὺς ἀπτ- , ο΄’ οι. € 2 , 2 - ὑδὲ λέ La 5...

pour ravir ta bienveillance à une cité que tu chérissais entre toutes. Instruit de leurs desseins, tire de nous la vengeance qui te-plait, mais ne nous prive pas de ton ancienne amitié. Et même, ‘s’il faut dire quelque chose qui te surprenne, témoigne à notre xille.-ensce jour plus de faveur encore , replace-la au premier rangentre les cités qui te sont chères, si tu veux punir les démons qui ont tramé cescomplots. Si tu la renverses, si tu la rases, si tu l’effaces de Ja terre, tu auras accompli ce qu'ils souhaitent depuis si longtempss maïs si tu apaises ton courroux, si tu proclames que tu aimes encore cette ville comme tu l’aimais auparavant, tu leur porteras le coup:mortel , et tu tireras d'eux le plus cruel châtiment, en leur faisant voir que non-

seulement ils n’ont rien gagné à leurs embüches, mais que Aout a

HOMÉLIE SUR LE

xai θαυμαστὸν,

χαὶ ὁμολογήσῃς πάλιν QUE αὐτὴν

RETOUR ΡῈ FLAWIEN. 39

Les démons maintenant

ont mis-en-mouvement tout, de-manière-à détacher

de la bienveillance de toi

Ja ville la plus chère de toutes à toi.

Sachant donc cela,

réclame à la vérité la vengeance que lu veux,

mais ne chasse pas nous

de ton amitié précédente.

Mais s’il faut dire quelque chose même d'étonnant,

montre-nous ta bienveillance

plus grande nraintenant,

et inscris elle (Antioche) de nouveau parmi les premières

des viiles aimées de toi,

si du moins tu veux

te venger des démons

qui ont arrangé ces choses.

Car si tu la supprimes,

et si tu la renverses,

et si tu la fais-disparaître, [démons) tu feras ces choses, que ceux-là (les voulaient depuis-longtemps;

mais si tu lâches {apaises) ta colère, et si tu conviens de nouveau

toi aimer elle

comme tu l’aimais précédemment, tu as donné à eux

le coup opportun (mortel),

et tu. as réclamé (tiré) d’eux

la dernière (laplussévère)vengeance, ayant montré que non-seulement rien de plus n’a été à eux (ils n'ont par-suite-del’embûche, [rien gagné) mais que même

toutes les choses contraires [laient) qu’ils ne voulaient (à ce qu’ils vousantarrivées à eux.

40 OMIAIA ΕἸΣ ΤῊΝ ΕΠΑΝΟΔΟΝ ®AABIANOY.

\ \ \ 3 ’ , κι D) \ \ ’ À διὰ τὴν σὴν ἐφθόνησαν φιλίαν οἱ δαίμονες. Εἰ γὰρ μὴ σφόδρα DA « sr " μὴ D 25 DANSE ὡς Ὁ" 26& αὐτὴν οὕτως ἠγάπησας, οὐχ ἂν αὐτὴν οὐδὲ ἐχεῖνοι τοσοῦτον ἐθά-π σ “ σχηναν ἄν. “στε εἰ χαὶ θαυμαστὸν τὸ λεγόμενον, ἀλλ᾽ ὅμως ἐστὶν ἀληθὲς ὅτι διὰ σὲ χαὶ τὴν σὴν φιλίαν ταῦτα ἔπαθε. Πόσων Ἴ - ΄ τ Ὁ ΄ ἐμπρησιῶν, πόσης χαταστροφῆς τὰ ῥήματα ταῦτα πιχρότερα, 3 L LA ἅπερ ἀπολογούμενος ἔλεγες ; τ / c 4 ὙΠ]. « Νῦν δόρίσθαι φὴς, καὶ πεπονθέναι οἷα υηδεὶς πώποτε “- ΄ 5 τῶν προτέρων βασιλέων. ᾿Αλλ᾽ ἐὰν θέλης, ὦ φιλανθρωπότατε χαὶ φιλοσοφώτατε ! χαὶ πολλῆς εὐσεόείας γέμων, τοῦ διαδήμα- ͵ ἐν ΄ \ , ς dP (4 ΄ τος τούτου μείζονά σοι χαὶ λαμπρότερον ἣ ὕόρις αὕτη περιϑήσει ΄ a N Ὡ δὴ \ \ -» χὰ # δι δ Ὁ ΄σω 2 ee στέφανον. Τοῦτο μὲν γὰρ τὸ διάδημά ἐστι μὲν τῆς σῆς ἀρετῆς

> CL TE < L4 at \ - ΝΟ / < ᾽ὔ f ἀποόειξις, ἔστι 0E χαι τῆς τοῦ OEOWXOTOS φιλοτιμίας τεχμήριον"

tourné contre leurs désirs. Il est juste que tu agisses de la sorte et que tu aies pitié d’une ville sur laquelle ton amitié vient d’attirer l'envie des démons. Si tu ne nous ayais pas tant aimés, ils ne se seraient pas montrés si jaloux de nous. Mes paroles peuvent t'étonner, mais elles sont vraies cependant : c'est à cause de toi, à cause de ton affection que nous avons souffert tous ces maux. Et ces paroles dont tu accompagnais ton apologie ne sont-elles pas plus amères que tous les incendies et toutes les ruines ?

VIIL « Tu as essuyé, dis-tu, un outrage tel que n’en souffrit jamais aucun des monarques tes prédécesseurs. Mais si tu veux, ὁ le plus clément, le plus sage et le plus pieux des princes, cet outrage même peut te donner une couronne plus brillante et plus belle que ce diadème. Le diadème est en méme temps la preuve Ge ta vertu et une marque de la libéralité de celui qui te l'a donné; mais la cou-

HOMÉLIE SUR LE

VIIL «Νὺν φὴς ὑδρίσθαι, χαὶ πεπονθέναι ρων οἵα μηδεὶς τῶν βασιλέων προτέπώποτε.

Or tu serais juste (il serait juste)

de faire (que tu fisses) ces choses,

et d’avoir (que tu eusses)-pitié d’une

à laquelle les démons [ville

ont porté-envie

à-causc-de ton amitié.

Car si tu n’avais pas aimé elle

si vivement,

non plus ceux-là

n'auraient pas envié elle

tellement.

De-sorte-que si même la chose dite

est étonnante,

mais cependant il est vrai

qu’elle a souffert ces choses

à-cause-de toi et de ton amitié.

Que combien-d’embrasements,

que quel-grand renversement

ces paroles,

que tu disais te justifiant,

ne sont-elles pas plus amères?

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