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FONCTION DU FOIE

racieJle, du cerveau, ries muscles; l'asphyxie terminale produit un emphysème souvent considérable, etc.

V Les altérations des globules et des leucocytes peuvent être le point de départ de lestons vasculaires; les débris de globules encombrant les petits vaisseaux, et y déterminant des thromboses, servent parfois de points de départ à des lésions parenchymaieuses secondaires. D'ailleurs la nécessité, pour certains organes, d'éliminer les produits toxiques, explique la gemse d'autres lésions, par exemple au niveau des reins, »

N'est-ce pas là ce qui se passe pour les accès éclamptiques?

9. Donc (I) les poisons sont capables de susciter une série d'altérations qu'on peut classer de la façon suivante : les lésions initiales se produisant au point d'introduction de la substance nocive; les lésions d'ordre fonctionnel, déterminées sur les parties de l'économie où le poison porte son action; les lésions d'élimination frappant les organes chargés de transformer les toxiques ou de les rejeter au dehors, u

Ainsi se trouvent expliquées les lésions du foie secondaires à la toxhétnie.

c) Ou bien c'est le rein qui était primitivement malade et le foie n'est devenu insuffisant que sous l'influence d'une toxhémic hrigh tique, ainsi que l'ont étudié Gaume (2) et Hanoï.

PATHOLOGir: DES ALIT0-1.^ÏÛXICATIU^S

IV. Fonction du rein. — a) Le rein aussi peul fttrc primitivement altéré et nous voyoni alors les népliriles évoluer avec plus ou moins de gravilc el se compliquer ou non d'urémie,

è) Mais cette toxhémie rénale peut se compliquer d'une insurfisance hépatique. Je viens de voir par quel mécanisme.

c) Ou bien au contraire, devant une auto-intoxication d'une autre cause, le rein suffit ii si tâche et résiste à l'action des poisons qui le baignent. En étudiant les urines, Bouchard a pu constater (1) l'existence du poison éliminé chez les pneumoniques et les cholériques. Lépine a vu la mùme chose chez les pneumoniques. On connaît aussi les décharges toxiques el l'augmentation de la toxicité urinaire dans les convalescences.

(/) Ou bien le rein ne devient malade que parce que la quantité de poison à éliminer devient trop considérable, ou plutôt parce qu'on charge d'éliminer des toxiques, contre lesquels il n'est pas armé, ainsi que cela se passe dans l'insuflisance hépatique. Quel que soit le poison, il peut déterminer une lésion aiguë glomérulite. néphrite épithéliale, etc., qui peut à la longue dégénérer en néphrite chronique.

Déjà, en 1874, Vulpian écrivait : » L'élimination de produits viciés provenant du fonclionnemeot anormal el incomplet de fous les organes de Téconomte a pour conséquence une irritation

()) RooEH — Le Toie et les poisons, |i. 150.

de ]r substance rénale cl par suite une népliiilc parenchymateuse. »

V. Insuffisance des organes de défense. — Une fois conslitui^e l'insuffisance des organes de défense, il me faut étudier séparément ce qui se passe, suivant que c'est le l'oie ou le rein qui Qéchil, ou s'ilsviennent à fléchir loiis deux, l'ua seconduirenn;nt à l'autre.

1" IsSUFFEàANCK HÉPATlQtE Pl'BE. a) Fistulti

d'Eck. — Celle insuffisance complftlo a pu élre réalisée expérimentalement par Ilahn. Masseti, Neucki etPaulow, au moyen de la iistule d'Eck ou fistule porte-cave. Dans ce cas, l'urée diminue, le rapport de l'azote de l'urée Èi l'azote total est de 77,2 0/0, au lieu de 8y 0/0; l'acido urique augmente de même que l'ammoniaque et celui-ci est éliminé sous forme de carbamate d'ammoniaque qui, injecté à des chiens, reproduit les accidents. Enfin ces chiens alimentés avec du lait meurent tiôs lentement.

H Ce mémoire, dit Hanot, démontre que le foie annihile et transforme non seulement les poisons intestinaux, mais encore les poisons nés dans l'organisme par la vie même des cellules. Le rôle antitoxique du foie sur les poisons de désassimilation cellulaire générale, y esL particulièrement mis hors de conteste. »

Les chiens ainsi traités présentent de la somnolence, de la faiblesse, de l'ataxie, des crises d'agitation, de l'aman rose, de l'anesthésie à la douleur; puis de l'excitation et des convulsions; si l'animal guérit, il représente des con-

AUXO-INTOÏICATIONS 3

34 PATHOLOGIE DES AUTO-iMOXICATIONS vulsions pour différentes causes el en particu- 1 lier après l'ingeslion de viande.

b) Poisons connus. — Le carbamale d'ammt nîaque est le seuV poison qu'on ait pu isoler dans | ces cas. Et comme l'auto-intoxîcation est certainement complexe (Roger), celui-là en est peutêtre le facteur le moins important.

c) Petits signes nerneiix. — C'est ainsi que l'on a rhépalo-toxhémie pure dans laquelle il n'y a

s de maladie primitive d'un auti'e genre, dans laquelle le rein est suffisant, et où par conséquent on ne peut rien incriminer en dehors du foie pour la production des accidents. Voyons ce qui se passe chez l'homme en ce cas :

Il En dehors des accidents nerveux graves de l'hi^'pato-toxhémie, en gi^néral précurseurs de la mort, il en est d'autres qu'on peut appeler petits accidents nerveux.IIs sont encore l'expression de la toxh(''mie et complètent le parallèle à établir avec l'urémie nerveuse : tels sont le prurit, la céphalalgie, la somnolence, les troubles oculaires. »

Lévi (I), Hanoi (2) donnent une énumération r de ces signes : comme il me faudra les reprendre | pour les comparer avec ceux, que présentent cer- 1 tames femmes grosses, je ne les mentionnerai 3 pas ici.

d) Leur palhogénie. — " 11 est probable, dit

(1) LÈvi 18%.

(2) Il.>>

cri^'inc hépalique. Th. Par ■aile Bordeaux, taSI*.

INSUFFISANCE DES ORGANES DE DÉFENSE 35 Hanot, qu'une partie des accidents attribués "aux modifications de la sécri?tîon biliaire relèvent de la fonction antitoxique du foie. Mais (1) en général la destruction finale de la cellule ht'patique ne se fait subitement qu'en apparence; elle est précédée, pr^^parc^'e par un certain degré d'all^ration. n

Et on comprend ainsi que les accidents graves meltenl un long temps à apparaître, et soient précédés d'une période d'accidents très lil'gers qui peuvent même passer inaperçus. — Ces troubles nerveux peuvent survenir dans deux états du foie : la cholémie et l'acbolie.

Comme cons(5quence de ces théories, il faut remarquer le rôle considérable que peut jouer l'hérédité. Tout le monde lui reconnaît une action dans la production des accidents nerveux, même d'origine toxique. On sait aussi combien une raison insignifiante peut être l'occasion d'accidents terribles tels que ceux du delirium tremens, auxquels Klippol donne actuellement une origine hépatique. On sait que Stahl, Lorry, Burrow, Charrin, Klippel ont soutenu que les altérations du foie occupent une place importante dans l'étiologie de la folie.

e) Caractères de l'urine. — Ce serait ici le lieu d'étudier en détails la toxicité urinaire et la perméabilité du rein qui reste parfaite dans les cas purs.

Mais le rein peut ?lre sain, comme il l'est

(1) Hl-.

med.. 1893, p, -iVJ.

36 PATHOLOGIE DES AUTO-INTOXICATIONS dans la pneumonie, et laisser néanmoins dans le sérum certains poisons, parce que ceux-ci ne sont pas dialysables. Roger a bien voulu, quoique le fait ne soit pas encore publié, me dire qu'il existe certains poisons alcaloïdes combinés à des albumines ; cela est prouvé par ce fait que le sérum chauffé n'est plus toxique, une fois les albumines coagulées. Le rein ne peut rien contre elles; mais dès qu'arrive la convalescence, il y a dédoublement, dislocation ; l'alcaloïde redevient dialysable et donne à l'urine une toxicité énorme. C'est là un bel exemple de perméabilité complète du rein, avec néanmoins rétention de produits qui causent la mort.

Nous retrouverons tous ces faits pendant la grossesse. « Supposons (1/ qu'une affeelion destructive vienne abolir les diverses fonctions du foie, il en résultera une série de phénomènes toxiques contre lesquels le rein essaiera de lutter. On observera dès lors une aiigmentation de la toxicité urinaire ; en même temps on trouvera dans l'urine diverses substances anomales faciles à déceler par les procédés chimiques. La fonction uropoiétique du foie étant troublée, l'urée baissera et sera remplacée par des corps moins parfaits au point do vue excrémcntitiel, acides conjugués et ammoniaque ; il y aura une diminution plus ou moins marquée du rapport de l'azote de l'urée à l'azote total. Les troubles de l'action di[ l'oie sur les albuminoïdes et leurs

(I) RoQEB. — Le

-, p. IflS.

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