‹ Les Auto-intoxications de la grossesseChapitre 16 sur 32 · PATHOLOGIE DES AUTO-INTOXICATTONS · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE DES AUTO-INTOXICATTONS

b) Dd REIN'. — S'il existe une néphrite antérieure, celle-ci empruntera fi la grossesse une gravité exceptionnelle. Il est inutile d'insister sur ce fait de notion vulgaire.

Les néphrites chroniques, qu'il est en général facile de diagnostiquer, feront courir aux femmes les plus grands dangers, et l'accoucheur se verra quelquefois dans la nécessité de défendre la grossesse à ces femmes.

Car elles pourront présenter très rapidement toutes les complications giaves des néphrites, même l'urémie ordinaire, facile à distinguer des accidents éclamptiijues; mais je pense, et je compte tout à l'heure en donner quelques preuves, que les accidenis particuliers à la gros ■ sesse ne peuvent survenir que lorsque le foie sera devenu malade par le mécanisme indiqué plus haut, quand il y aura en même temps insuflisunce hépatique, en un mot, quand l'organisme sera arrivé à un état correspondant à l'insuffisance rénale, compliquant l'insuffisance hépatique.

Les lésions hépatiques sont en effet fréquentes dans le brightisme.mais cela n'est pas une règle absolue, même chez les femmes arrivées à la dernière période de l'urémie, et je me rappelle avoir vu chez Pilliel le foie d'une urémique qui ne présentait aucune lésiondestructive.

N'oublions pas non plus un point d'une importance capitale, c'est que ces accidents graves, môme quand ils sont suivis de mort, n'ont pas été fatalement accompagnés d'albuminurie.

Page 1