‹ Les Autoaccusateurs AlcooliquesChapitre 11 sur 34 · TONNES · texte numérisé non relu

TONNES

malade guéri sort comme d'un rêve, dont il na gardé qu'un souvenir vague et confus et, lorsqu'on lui rappelle ses déclarations, il proteste énergiquement et reconnait son erreur, dont souvent il a honte.

Dans d’autres cas, l’idée d’Autoaccusation persiste assez longtemps, tout en gardant la même netteté et la même précision de formes et le délire, survivant à ses origines oniriques, s'organise dans l'esprit du sujet, se systématise secondairement et parcourt ainsi une évolution plus ou moins longue, pendant laquelle il se mélange à la réalité ambiante pour devenir de plus en plus confus, de moins en moinsnet, et finir par disparaître tout à fait.

Dans des cas exceptionnels, à ce délire onirique fait suite, chez des alcooliques chroniques, un état vésanique, qui persiste indéfiniment pour se perdre, ens’effaçant de plus en plus, dans la démence terminale.

Mais ce mode de terminaison du délire d'Autoaccusation alcoolique est heureusement fort rare ; presque toujours le délire est transitoire et disparaît quelquefois le Jour même, le plus souvent au bout de quelques jours, aprés un sommeil profond et prolongé.

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