‹ Les Autoaccusateurs AlcooliquesChapitre 12 sur 34 · ÉTUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ÉTUDE CLINIQUE

Dans les conditions de la genèse, dans les allures et dans la durée du délire d'autoaccusation alcoolique, on trouve les variétés cliniques les plus grandes et les plus curieuses. Chez certaines personnes, robustes et résistantes, le délire ne s'établit qu’à la longue, à la suite d'un empoisonnement déjà ancien ou après l'absorption de doses énormes d’alcoo!l ; chez d’autres, qui sont prédisposées aux réactions psychopathiques par leur hérédité ou leur état général, une intoxication légère et récente suffira pour en provoquer l’éclosion ; chez les dégénérés qui ont une tendance continuelle à délirer, 1l suffira de la plus petite quantité d'alcool pour éveiller l’idée d’autoaccusation, et celle-ci, qui s’efface dans l’intervalle des ingestions toxiques, peut même réapparaitre à l’occasion de chaque excès.

Aux facteurs, déjà multiples, de l’intoxication alcoolique s'ajoutent souvent, chez les mêmes sujets, d'autres intoxications : troubles menstruels, digestifs; insuffisances hépatique ou rénale; infections concomitantes ;

enfin et surtout, su/menage.

Page 1