‹ Les autres mondes sont-ils habités?Chapitre 6 sur 10 · CHAPITRE \ I · texte numérisé non relu

CHAPITRE \ I

La Planète IVIars

Lorsque par un ciel très pur, au milieu du silence de la nuit, le champ du télescope s'illumine des feux rougeàtres de Mars, lorsque le disque de la planète tournant sur lui-même comme la Terre, amène sous les yeux de l'astronome ébloui ses étranges configurations : continents ocreux, plaines verdoyantes, calottes polaires, nul ne se peut défendre d'un sentiment d'ardente curiosité.

Que de fois, au cours des nuits passées à étudier ce monde voisin, je me suis senti anxieux de résoudre les problèmes qu'il nous pose périodiquement aux moments favorables pour son observation.

Mars possède une atmosphère, le fait n'est pas douteux. De quelles matières est-elle composée ? Ces grandes étendues vertes ne sont-elles pas de

la végétation ; tapis de forcis, de prairies ou de marécages où s'abritent peut-être des animaux ressemblant à nos espèces terrestres ? Les calottes polaires fondant à chaque été de la planète ne sont-elles point des neiges comme les nôtres ?

Sur CCS détails qui sont là, au bout de son télescope, l'astronome concentre alors toute son attentioû. Il guette les moindres taches, cherche à voir les nuances les plus faibles, prêt à surprendre les secrets de ce monde que les mouvements célestes rapprochent parfois à moins de 60 millions de kilomètres.

Il faut avoir étudié Mars pendant de nombreuses oppositions, avoir passé des nuits entières à en tracer des dessins corrects, à noter les multitudes de détails que nous offre son disfjue mystérieux pour comprendre tout l'intérêt que présente cette planète voisine.

Avec un grossissement de 54o, Mars nous apparaît sous la forme d'un disque 7 fois plus large que la Lune, /jg fois plus étendu en surface et ceci vous explique en partie le nombre de détails qu'y découvre un œil convenablement entraîné.

Malheureusement, l'écran atmosphérique entourant la Terre, toujours agité de remous plus ou moins accentués, gêne considérablement notre vision et l'on comprend des astronomes comme M. Lowell qui n'ont pas hésité à fuir tous les centres civilisés pour installer leurs instruments

dans des endroits presque inaccessibles, à 2.200 mètres d'altitude.

Ce que l'on saisit moins bien, c'est que cet effort admirable ait suscité si peu d'imitateurs. Les nations dites civilisées succombent sous le faix d'un budget toujours croissant ; toutes sont d'accord pour adniettre que les milliards consacrés à la guerre pourraient sans peine trouver meilleur emploi ; les Congrès pour la Paix se multiplient à l'envi et.... résultat final, la vieille formule romaine est toujours vraie : Si vis pacem, para bellum, si tu veux la paix, prépare la guerre. Et chaque peuple, à regret, imite les voisins, et l'on continue à s'entretuer comme aux siècles de barbarie passée.

La science, qui pourrait accroître notre bienêtre moral et matériel n'a que chétive part dans nos finances, elle donnerait si peu à ses actionnaires !

Ce n'est pas cependant que le public ne puisse se passionner pour les grandes questions qu'elle agite. Celles-ci prennent place chaque jour dans les quotidiens, à la colonne des faits divers. L'énigme maiiiennc elle-même est assurée d'un succès toujours croissant et lorsque la rouge planète paraît à l'horizon, il n'existe pas un journal, pas une revue qui ne subisse l'entraînement commun.

A la dernière opposition, tous les chroniqueurs

80 LES AUTRES MOiNDES SONT-ILS HABITÉS ?

scientifiques s'en sont donnés à cœur-joie et en supposant que je n'aie aucune opinion sur un aussi passionnant sujet, j'avoue qu'il me serait difficile, à l'aide de celte littérature envahissante, de me faire une idée, même approchée de ce qui existe en réalité là- bas, sur cette terre sœur de la nôtre.

J'arriverai, dira mon lecteur, après beaucoup d'autres. Soit, mais dans l'exposition des faits, je prétends avoir certains avantages.

(( Il est de la plus haute importance, disait récemment un astronome à propos des faits martiens, que cette exposition soit faite de première main... On évite ainsi les amplifications erronées d'une science de rencontre, et tout un parfum de réalité se dégage vraiment du récit de celui qui a vu. »

Or, ce que l'on ne sait pas, ce qu'il faut dire et répéter au public, c'est que l'étude de Mars est jusqu'à présent, réservée aux seuls initiés. Loin de moi, la pensée de faire des personnalités, mais je n'hésiterai pas à dire que parmi les articles publiés à ma connaissance par la presse française à la récente opposition, un seul émanait d'un astronome qui avait observe Mars très consciencieusement pendant des années, en un mot un seul avait vu, de ses yeux vu.

Ce qu'il faut dire encore, c'est que l'étude des détails planétaires est extrêmement difficile, qu'il

TH. MOREUX

PLANCHE V Dimensions comparées des Planètes

du système Solaire :: :: ::

LA PLANÈTE MARS 8i

y faut une longue habitude, un véritable entraînement. La vision du sol de la Lune, dans un télescope est chose facile et à la portée d'un œil quelconque. Bien qu'un profane soit loin d'y soupçonner une complexité de détails absolument déconcertante, ce qui lui reste à voir suffit amplement à satisfaire sa curiosité.

Il en va autrement de la vision d'une planète. Ici le disque étant largement amplifié en même temps que les ondes atmosphériques, chaque point de la surface semble noyé dans une sorte de brume impalpable sans cesse agitée. Il faut rester des heures entières, l'œil rivé au télescope, l'attention concentrée sur une région peu étendue, pour en surprendre le véritable caractère et la forme réelle.

Et s'il s'agit de détails placés à la limite de visibilité, soit en raison de leur faible luminosité, soit à cause de leur petitesse, la tâche de l'astronome devient un travail extrêmement pénible, surtout les premiers temps.

Cependant, l'intérêt du sujet soutient l'attention, l'acuité visuelle se perfectionne, et au bout d'un certain nombre d'années de cette occupation continue, on est tout étonné d'entendre des personnes ayant vu simultanément le même objet dans le même instrument, clamer très haut leur désillusion.

Attres Mondes 8

Mars est la quatrième planète dans Tordre des distances au Soleil, elle vient immédiatement après la Terre. Son diamètre est à peu près i fois moindre que celui de notre globe et son volume 6 fois 1/2 plus faible. Mais la densité du sol martien est loin d'atteindre celle du nôtre, puisque au total Mars pèse environ 10 fois moins que la Terre.

Sur notre voisine, les années sont 2 fois moins longues que chez nous et comme l'axe de Mars offre, à peu de chose près, la même inclinaison que celui de la Terre, il y a le même rapport entre la chaleur de l'été et le froid de l'hiver.

Si j'ajoute que la pesanteur en raison de la masse est au moins 3 fois plus faible que chez nous et que le jour martien a une durée de 2/1 heures 37 minutes 22 secondes et 67 centièmes, je vous aurai appris tout ce que nous savons de mathématiquement certain sur cette intéressante planète.

Et les cartes de Mars, cl les mers et les canaux et les habitants, et les signaux qu'ils nous envoient ! Attendez, nous y reviendrons.

Pour que vous saisissiez toute la portée des travaux récents, j'estime qu'il faut vous nielfre au courant de ceux que la planète a fait naître depuis que le fondateur de l'Astronomie physique, Wil-

liam lîerschel, entreprit l'étude de Mars à l'aide des télescopes qu'il construisait lui-même.

Toutefois, l'émincnt astronome ne nous a laissé aucune carte résumant l'ensemble de ses observations, mais à la suite de ses travaux, on admit généralement que Mars offrait des pôles de glace ou de neige dont les fluctuations en étendue suivaient les saisons de la planète. Les trois grandes lignes de la topographie martienne furent alors soupçonnées et, en 1783, le grand astronome pouvait écrire ces lignes, dont le sens n'a fait que s'affirmer après plus de 120 ans de recherches :

« L'analogie entre Mars et la Terre est peutêtre de beaucoup la plus grande qui existe dans le système solaire tout entier. »

<( Cette circonstance, ajoute Miss Clerke, donne un intérêt tout particulier à l'étude des conditions physiques de notre voisine planétaire extérieure. »

Dans le premier quart du xix^ siècle, les connaissances sur la planète Mars, au point de vue physique, peuvent se résumer ainsi :

Les saisons martiennes sont analogues aux nôtres, quoique 2 fois plus longues en raison de la plus grande durée de révolution de la planète qui est de 687 jours (l'inclinaison de l'axe de Mars étant sensiblement égale à celle de l'axe terrestre).

Les neiges polaires fondent presque entière-

ment pendant l'été ; elles n'occupent pas nécessairement les pôles géographiques du globe martien.

Mars offre aussi des taches sombres, bleues ou vertes, qui paraissent varier en étendue et peutêtre en position.

Les variétés de teintes sont dues à des différences réelles d'un globe formé de terre et d'eau, les parties rougeâtres ou jaunes étant de véritables continents, les taches et les traînées sombres, des océans ou des détroits.

Cette dernière interprétation a survécu à toutes les discussions et, à l'heure actuelle, tous ceux qui s'occupent de Mars, continuent à employer des termes fondés sur des idées préconçues et en partie erronées.

Avec les travaux de Béer et de Madler (i83o à i8/|i) s'ouvre un ère nouvelle dans la science aérographique (i), une sorte de période de transition, période intéressante et dont nous aurions tort de ne pas tenir compte. C'est à ces deux astronomes que nous devons le premier essai d'une carte de Mars sur laquelle on reconnaît, malgré des erreurs inévitables, les premiers linéaments de la géographie du globe martien.

Les perfectionnements apportés au télescope

(1) Science de la planète Mars.

par W. Hcrschel et })lus tard, les corrections que d'habiles opticiens firent subir aux objectifs des lunettes permirent à l'Astronomie physique de se développer et de prendre une place de plus en plus prépondérante.

Au reste, nous voyons entrer dans la lice, à partir des travaux de Béer et Madler, les plus illustres astronomes. Sir John Herschel, dont les dessins de nébuleuses provoquent encore notre admiration, se préoccupa des configurations de Mars et c'est à lui que nous devons la première idée d'avoir attribué à la couleur du sol martien, cette coloration rougeâtre caractéristique.

Avec le P. Secchi et Sir Norman Lockyer, nous commençons à trouver de très bons dessins dont les détails sont assez nombreux pour imposer la nécessité d'une nomenclature destinée à l'identification. En 1869, l'astronome Proctor dresse une carte vraiment sérieuse de la planète, d'après les dessins de Dawes ; Kaiser publie dans son Aérographie un résumé de tous les travaux depuis l'époque de Fontana (i636), qui observait une vingtaine d'années après l'invention de la lunette. On admit alors que les grandes configurations martiennes, tout en restant très identifiables à plusieurs années d'intervalle, présentent des aspects cependant difïérents : leurs bords sont soumis à une extension, variable, comme leur coloration, résultat déjà soupçonné à la fin de i83o,

8G LES AVTUliS MONDES SONT-ILS HABITES ?

Les lâches sombres sont regardées comme des iners, hypothèse confirmée, croyuit-on, par les recherches spectroscopiques d'IIuggins en 1867 et de Vogel en 1878 ;

On découvre des bandes plus ou moins étroites reliant les /71ers et auxquelles on donne le nom de fleuves ;

Enfin, on croit fermement que Mars doit avoir une météorologie analogue à la nôtre, quoique moins accentuée.

Cependant, malgré les progrès accomplis, il restait encore nombre de points obscurs. La période qui suivit immédiatement, tout en augmentant nos connaissances générales, n'était pas faite pour résoudre l'énigme martienne.

Le 5 septembre de l'année 1877, ^Ie^i's s'offrit dans les meilleures conditions d'observation, avec un disque de 25" de diamètre. M. Schiaparelli, directeur de l'Observatoire de Milan, en profita pour tenter un repérage trigonométrique des principales configurations : 62 points furent notés et dans sa première carte publiée à la fin de 1878, on put voir un grand nombre de détails complètement inédits. Les fleuves y prennent une extension considérable. M. Schiaparelli imagine alors une nomenclature mythologique oij les taches sombres reçoivent décidément le nom de mers et où les continents disparaissent pour faire

place à de véritables îles plus ou moins grandes, entourées des principaux fleuves.

Il y a, dans cette première œuvre de Schiaparelli, un travail sérieux et considérable. Les fleuves tracés par lui avaient bien une existence réelle et objective, quoi qu'on en ait dit. Et ce qui le prouva imédiatement fut le fait qu'on put les identifier avec les détails observés à différentes époques par divers astronomes, tels que Dawes, Secchi et Holden. MM, Burton et Dreyer les tracèrent aussi indépendamment, mais partiellement, sur leur carte dressée en 187g,

A cette même époque, Schiaparelli les identifia de nouveau et put repérer i/j/i points fondamentaux. Mais, à partir de ce moment, une évolution s'opère dans les dessins de cet astronome, et cette évolution est extrêmement importante pour l'avenir de l' Aérographie. Les fleuves s'amincissent et deviennent plus droits : l'auteur les appelle canali, mot qu'on a traduit par canaux ; dans sa troisième carte, publiée après l'opposition de 1881, presque tous les canaux sont des lignes droites ou des arcs de grands cercles dont certains, toujours très étroits, atteignent des longueurs de près de 5. 000 kilomètres.

La carte d'ensemble, résumant toutes les observations de 1877 à 1888 est plus typique encore : on la croirait construite par un autre dessinateur ; elle ne rappelle en rien celle de

1S77. Les tracés curvilignes, à part les lignes de littoral, sont V exception , tout est tiré au cordeau et à l'équerre ; on dirait un réseau artificiel enserrant la planète, mieux que ne le font nos lignes de chemin de fer, qui se plient aux exigences d'un terrain modelé par l'érosion ou par les mouvements orogéniques du globe.

Avec son réseau de traits sombres alignés au cordeau et tracés comme les rues d'une ville américaine, Mars était de beaucoup la plus intéressante de toutes les planètes ; les dernières observations de l'astronome italien, publiées après l'opposition de 1889, en firent le monde le plus étrange qu'on puisse imaginer.

« En certaines saisons, dit-il, les canaux se dédoublent, ou plutôt se doublent. »

A la fin de l'oppsition de 1879, Schiaparelli avait déjà observé un cas de ce genre ; à l'opposition suivante (1881-1882), dans l'espace d'un mois, 17 exemples analogues se produisirent.

Le mécanisme du phénomène, tel qu'il le décrivit alors est assez curieux. En général, une ombre légère se forme sur le canal ; quelquefois, ce sont des taches blanches indécises ; puis le jour suivant, a à gauche ou à droite d'une ligne préexistante, sans que rien ne soit changé dans le cours ou la position de cette ligne, on voit se produire une autre ligne égale et parallèle à la première, à une distance variant de 35o à 700

kiloinolrcs ; il paraît iiièiiic s'en produire de plus proches, mais le télescope n'est pas assez puissant pour permettre de les distinguer avec certitude. Leur teinte paraît être celle d'un brun roux assez foncé. Le parallélisme est quelquefois d'une exactitude rigoureuse »,

Ainsi, à la place où la veille on avait aperçu un trait sombre, on constate la présence de lignes parallèles à loo ou 200 kilomètres l'une de l'autre. Schiaparelli cite même un cas de dédoublement dans lequel les composantes étaient séparées par un intervalle de 890 kilomètres !

En 1886, le même auteur revient sur ce mystérieux mécanisme. Il constate que l'une des deux bandes n'a pas toujours conservé l'emplacement du canal primitif ; « il peut même arriver que ni l'une ni l'autre des deux formations ne coïncide avec l'ancien canal )>,

Chose très intéressante à constater, certains canaux se sont toujours montrés rebelles au dédoublement.

Le fait que la géminatioii fut confirmée dans la suite par différents astronomes n'enlève pas nécessairement au phénomène tout caractère illusoire. On peut citer, par exemple, le cas suivant assez extraordinaire : pendant l'opposition de 1886, alors que MM. Perrotin et Thollon observaient à Nice des canaux nettement doubles, Schiaparelli à Milan, persistait à les voir simples

Cependant, un nouvel astronome allait bientôt consacrer presque exclusivement à la planète son temps et ses ressources. A son observatoire de Flagstaff (Arizona), M. Lowel, à partir de 189/1, entreprenait une étude attentive de ce monde mystérieux. Il était favorisé par une atmosphère excessivement limpide à 2.200 mètres d'altitude et observait à l'aide dune lunette de o",6i d'ouverture.

Il renchérit, pour ainsi dire, sur les configurations géographiques dessinées par Schiaparelli, et couvrit la planète Mars d'un réseau de lignes fines à mailles tellement serrées qu'on dirait le g'iobe martien, construit d'après ses observations, comme recouvert d'une toile d'araignée.

Le nombre des canaux enregistrés à Flagstaff, atteignait en 1905 le chiffre fantastique de /|2o. Depuis lors, ce nombre a augmenté de moitié. Ils sont tous rectilignes, et cette tendance se fait sentir jusque sur le tracé des mers.

Suivant plusieurs observateurs et d'après les travaux de Lowel et Douglass, les canaux ne seraient pas limités aux portions rougeâtres de la surface, mais s'étendraient indistinctement aux réglons sombres, c'est-à-dire dans les mers. Cette observation, que j'ai confirmée depuis, et je ne suis pas le seul, est d'une très grande importance, car elle prouve à l'évidence, que ces régions sombres ne sont pas du tout des masses d'eau.

A rintersectioii des canaux, M, Lowel a leinarqué, en outre, à certaines époques, de petites taches rondes noires, auxquelles il a donné le nom d'oasis.

La terminologie adoptée par M. Lowel s'accorde d'ailleurs parfaitement avec ses idées et cet astronome est convaincu que nous sommes en présence d'une œuvre due à des êtres intelligents.

Aussi étrange que paraisse la théorie de l'artificialité des canaux, elle a été soutenue par différents astronomes et M. Lowel la défend avec acharnement. Reprenant l'hypothèse émise par Pickering, l'astronome de Flagstaff croit que l'eau ne peut exister facilement à l'état libre sur Mars ; les régions sombres seraient dues à la végétation; des canaux creusés par les Martiens pour s'assurer d'un s'ystème savamment combiné d'irrigation, nous ne verrions que les bords recouverts d'une végétation dont le développement suivrait les saisons. Il en serait de même des oasis.

Dans ses ouvrages sur la planète Mars, M. Lowel entre dans une foule de détails, pour montrer à son lecteur quels stades sa pensée a traversés pour en arriver à ces étranges conclusions.

Ainsi, pour lui, l'existence d'habitants sur la planète ne fait aucun doute ; mais il ne suffit pas d'affirmer, il faut prouver.

Il m'a donc paru nécessaire d'exposer d'une

farun iiiipailiale les vues originales de l'aslroiioine américain. Nous les discuterons ensemble, c'est le seul moyen d'esquisser une solution, ne fût-elle qu'approchée de ce passionnant problème.

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