‹ Les auxiliatrices des ames du Purgatoire 1856-1909Chapitre 15 sur 40 · Lettre du 12 juillet i · texte numérisé non relu

Lettre du 12 juillet i

"îlle, avait promis de s'intéresser, elle aussi, aux âmes du Purgatoire ; un centre actif allait donc se former à Belley, et nous verrons bientôt comment, grâce à sa nouvelle associée, Eugénie allait rencontrer celle qui, près d'elle et après elle, devait avoir une si large part à la fondation et au développement des Auxiliatrices du Purgatoire.

C'était toujours cependant l'indécision et l'angoisse : Mademoiselle Smet avait peine à porter ce lourd fardeau d'incertitude et Monseigneur Chalandon devait lui prêcher l'abandon à la volonté divine, et une entière docilité à la direction de son confesseur : « Il n'y a que cet abandon complet à Dieu et à son ministre qui vous donnera de la tranquillité : Rappelez-vous la jolie comparaison de saint François de Sales, les alcyons, pauvres oiseaux dont la destinée est d'être toujours ballottés au milieu de la mer, mais leur nid a une ouverture qui regarde le ciel ; et qui, quoique toujours en danger d'être submergés, ne le sont jamais ; vous êtes une Eugénie alcyon, autour de vous, les vagues ; mais, au-dessus de vous, le ciel, regardez-le et ne craignez rien^, »

Il lui sembla vers cette époque comprendre qu'elle continuerait, quelque temps encore, sa vie d 'œuvres et de dévouement à Loos, puis, elle quitterait les siens, et serait religieuse seulement vers l'âge de trente-trois ans ; — la Mère Marie de la Providence prononça ses vœux perpétuels le 25 janvier 1858, dans sa trente-troisième année.

Le 31 juillet, jour de la fête de saint Ignace qui était déjà, et surtout devait être l'un de ses saints préférés, elle s'était rendue à Lille, pour demander à Monseigneur de Garcignies, évêque de Soissons, de

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