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CHAPITRE II

Théorie financière.

Dans un contrat d'assurance, l'assureur s’oblige à payer au souscripteur ou à un bénéficiaire, un capital ou une rente exigible selon des modalités déterminées de terme ou de condition. La condition est la vie ou la mort d’une personne appelée assuré, sur la tête de laquelle on dit que l’assurance repose. En pratique, le souscripteur et l’assuré sont le plus souvent confondus en la même personne physique. Il est équitable que cet engagement soit pris en contre-partie d’une prime dont le paiement est promis par le souscripteur.

Cette prime, en assurance sur la vie, a des caractères distinctifs qui sont exposés rapidement dans la première section par opposition à ceux de la prime en assurance de choses. à

Le calcul fait l’objet de la deuxième section, dans laquelle sont énumérés les éléments constitutifs dont la combinaison est à la base des opérations financières de l’assurance sur la vie.

Une particularité de ces opérations : l'existence de réserves mathématiques, est étudiée dans une troisième section.

La constitution dé réserves mathématiques permet aux assureurs d'accorder de nombreux avantages aux souscripteurs, et en particulier de leur consentir des avances sur police. Les différents stades du financement de ces transfor- mations du contrat d'assurance sont passés en revue dans ne quatrième et dernière section.

L'article 332 du Code de Commerce, en traitant des assurancés maritimes, définit la prime comme étant le coût de l'assurance, le prix payé à l'assureur pour la couverture d’un risque.

En assurances de choses, il suffit, en résumé, pour le déterminer de connaître le rapport des sinistres aux risques couverts, rapport sensiblement constant chaque année ; de plus, tous les objets assurés ne sont pas sinistrés tôt ou tard. En assurance sur la vie, il est nécessaire de faire intervenir la variation du risque avec le temps : la mortalité d'un homme varie avec les années et les hommes sont tous mortels ; les primes demandées pour tous les contrats de même catégorie, par exemple pour tous les contrats d’assurance mixte, doivent être théoriquement calculées de telle sorte que le total des primes perçues pendant un temps donné soit égal au total des capitaux assurés payables pendant ce même temps.

En assurances de choses, l'amortissement du coût du risque est annuel ; en assurance sur la vie, il est réparti sur une durée de plusieurs années, si ce n’est même de la vie d’un homme.

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