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LES PRÉPARATIFS DES SORTIES

E 8 novembre, l'armée de Paris reçut une organisation nouvelle : le i3« et le 14^ corps furent supprimés-, trois armées furent formées.

La première s,q composait de la garde nationale, sous les ordres du général Clément Thomas.

La seconde, placée sous les ordres du général Ducrot, devait forcer les lignes du blocus et rejoindre Tarmée de la Loire.

La troisième armée, commandée par le général Vinoy, devait rester à Paris, à la disposition du gouverneur, pour continuer à défendre les forts et Tenceinte.

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A notre grande Joie, nous appartenions à la 1" armée. Le 8° de marche devenait le io8» de ligne:, il continuait à former, avec Tancien 7" de marche, devenu le 107e de ligne, la brigade du général Daudel. Le général Mattat remplaçait comme divisionnaire le général d'Exéa, promu commandant en chef du y corps de la 2" armée. La division Mattat faisait partie de ce 3^ corps.

Les deux premiers corps de la deuxième armée avaient chacun trois divisions d'infanterie; notre troisième corps n'en avait que deux — la division Bellemare et la division Mattat, mais il était complété par une brigade de mobiles.

Le 8 novembre, le général d'Exéa, étant venu visiter nos cantonnements, donna Tordre d'occuper la presqu'île tout entière. Nos avant-postes étaient ainsi poussés jusqu'aux bords de la Marne, même à la Varenne Saint-Hilaire. La ligne barricadée, laissée en arrière, ne devait plus former qu'un réduit en cas d'attaque.

Nos positions, dominées de toutes parts, devaient être plus que jamais gardées avec

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une Vigilance de tous les instants. Un bataillon tout entier alla s'établir en face des débris du pont de Champigny, dans des maisons désignées sous le nom de jnlla Boiirbaki y Tune d'elles appartenant à la famille de Mni^ Bourbaki. Une compagnie occupa la Varenne Saint-Hilaire , maintenant, non sans peine, des sentinelles pour surveiller la Marne sous Chenevières. Les mobiles de la Vienne et les carabiniers parisiens furent envoyés en face de Bonneuil et de Créteil.

Le reste du loS^ resta cantonné à Saint- Maur. Les défenseurs de la presqu'île se trouvaient ainsi disséminés à d'assez grandes distances.

La largeur de la Marne nous séparait seule des avant-postes prussiens. A Chenevières, l'ennemi occupait une position qui dominait nos cantonnements.

De part et d'autre on se guettait, en s'abritant de son mieux. Singuliers abris parfois!

Sur la gauche, au poste dit des Réservoirs, nos sentinelles, pour ne pas servir de point de mire à l'ennemi, avaient improvisé

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des guérites avec les toiles peintes d'un théâtre de salon, derrière lesquelles elles arrivaient sans être aperçues jusqu'à un mur crénelé. Les joyeuses coulisses d'un théâtre de famille servaient ainsi , d'une manière bien imprévue, au grand drame de la guerre. En arrière du pont de Champigny, les Prussiens avaient fait de vraies merveilles pour arriver sans risque jusqu'à la rive : les maisons étaient crénelées du haut en bas, les tuiles du toit, les portes, les volets et les persiennes laissant passer des canons de fusil; les murs des jardins, complétés par des ouvrages en terre, formaient de véritables redoutes. Il partait des coups de fusil jusque d'un tas de fumier, artistement creusé à rintérieur et servant de guérite blindée à une sentinelle, qui y parvenait par un mur éventré.

On perdait du monde dans ces escarmouches de tous les instants. Le troupier français ne pouvait s'astreindre à calculer tous ses mouvements, de manière à ne pas se laisser apercevoir par un ennemi qui avait pour le guetter une patience de sauvage.

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Nos anciens amis du 7^ bataillon de chasseurs étaient venus nous rejoindre au 108°: ils avaient obtenu d'y être incorporés. C'était jour de fête quand nous obtenions l'autorisation d'aller, tous les six, nous embusquer dans une maison des bords de la Marne, à la Varenne Saint-Hilaire. Nous emportions de bonnes lorgnettes, des scies à main pour faire des meurtrières dans les persiennes, et une provision de cartouches. Nous remplacions un poste qu'on ne pouvait relever qu'à la nuit tombante : il était impossible de circuler de jour dans les rues et dans les jardins de la Varenne sous le feu plongeant de Chenevières.

Le pont était détruit. Au milieu de la rivière, en face de nous, un étroit îlot couvert d'oseraie était occupé par un poste relié à Chenevières par un pont de bois. On entendait la marche des soldats sur ce pont', mais tout était si admirablement disposé, qu'à quelques mètres de distance, à

portée de la voix, on n'apercevait rien. Si un imprudent se démasquait , il était salué d'une salve de coups de fusil : c'était une chance de plus en plus rare, les soldats de Chenevières prenant leurs précautions pour ne pas se laisser apercevoir. Une nuit, par un beau clair de lune, une sentinelle enrhumée se trahit per de formidables éternuements. Nous savions où elle était, sur cet îlot, à vingt brasses de notre rive. Nous ne lui aurions pas fait grâce, si sa silhouette s'était détachée une seconde sur les eaux de la rivière. Mais, hélas! elle resta absolument invisible.

Nous eiàmes meilleure chance dans les maisons en terrasse de Chenevières. Çà et là un soldat ennemi passant rapidement nous servait de point de mire. A mi-côte, une grande habitation était occupée, disaiton, par un colonel bavarois, commandant des avant-postes de Chenevières. Avant le jour, cet officier vigilant et ponctuel se faisait réveiller, et sa fenêtre s'illuminait. Nous attendions ce signal pour lui envoyer nos six coups de fusil : c'était Vaiibade du colonel.

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Peu à peu, le mouvement qui se faisait autour de cette maison cessa. Chenevières, occupé par une nombreuse garnison, vu de notre rive, paraissait désert. Il ne s'y montrait plus un être vivant , tant les cheminements et les abris avaient été perfectionnés par nos adversaires.

Le lieutenant Gros, commandant la compagnie du loSe cantonnée à la Varenne, voulut en faire autant et améliorer nos approches. Gela n'était pas facile , dominés comme nous l'étions. Pendant que M. Gros faisait ouvrir une brèche dans un mur pour étendre sa ligne d'embuscade, il fut atteint d'une balle à l'épaule : blessure si malheureuse, qu'elle obligea à une amputation. Plusieurs hommes furent tués ou blessés. Nous subîmes aussi quelques pertes au pont de Champigny.

Le poste de la Varenne était particulièrement périlleux. Quand M, Gros eut été atteint, le colonel résolut de relever la compagnie qui l'occupait depuis plusieurs jours. Il s'y rendit avec moi, fit réunir les hommes ; en quelques paroles vigoureuses et émues, il

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leur recommanda la discipline, le dévouement , leur promettant de proportionner toujours les fatigues et les souffrances à leurs forces.

« Aujourd'hui on va vous relever, » leur dit-il. «Vous avez fait ici vos preuves. Vous avez acquis rapidement l'allure et les qualités des vieux soldats. Quand Theure du combat sonnera, je sais que je puis compter sur vous. »

Une chaleureuse acclamation, un long cri de Vive le colonel! répondirent. Cette compagnie, dont le commandement passait à un jeune sous-lieutenant sortant de Saint-C3T, M. Woirhaye, devait faire preuve de nouveau de sang-froid et de solidité au combat du 2 décembre.

Pendant ce séjour dans la presqu'île de Saint-Maur, je fis une singulière trouvaille. Une de nos compagnies, en prenant ses cantonnements dans une grande maison, constata qu'elle avait été visitée par des maraudeurs. Les tiroirs des meubles avaient été

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forcés : une grande quantité de papiers étaient répandus sur le sol. Les soldats s'en servaient pour allumer du feu; l'un d'eux lut quelques mots qui attirèrent mon attention.

Je ramassai une lettre, que je ne compris pas tout d'abord :

« Je ne vis plus, mon pauvre Guérard : celui qui n'est plus était Tâme de ma vie; je n'étais, je ne voulais être que son bras; il pensait, il voulait pour moi. Je sens combien je l'aimais par le vide horrible qu'il laisse dans mon existence; je sens ma nullité maintenant que sa pensée ne m'anime plus; je suis inutile à ce monde, et je voudrais en sortir. Tant que je vivrai, je ferai mon devoir, mais sans goût et sans espoir : l'édifice de ma vie est renversé.

« Adieu. Venez me voir à Neuilly, demain matin, à 9 heures. Adieu, mon pauvre professeur! Il vous aimait bien.

Dans une pièce voisine, toute une galerie de portraits, faciles à reconnaître, me mit sur la voie : ils représentaient Louis-Philippe, ses fils, plusieurs princesses de sa famille. H. O. était la signature abrégée de Henri d'Orléans, duc d'Aumale. Sa lettre était écrite à un ancien professeur, resté son ami, à l'occasion de la mort du duc d'Orléans.

Une autre lettre, portant la date du i8 janvier 1844 et Ten-tête du quartier général de Constantine, ne pouvait laisser de doute sur son auteur ;

(( Mon cher Guérard , je conçois que, quand on connaît depuis trente ans tous les mo3'ens de tricher sur les règlements pour pousser des favoris , on soit fort étonné de rencontrer des natures plus scrupuleuses. Moi, qui n'ai pas une si vieille expérience, je tiens à ne pas suivre les exemples qu'on a souvent donnés en ce genre. J'ai horreur du népotisme, c'est-à-dire que je ne trouve pas que le nom porté par un individu le mette au-dessus de tous les règlements.

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C'est une recommandation, et voilà tout. Si M. X, avait appartenu à la division de Constantine, je l'aurais pris comme officier d'ordonnance plutôt qu'un autre, à cause de son père. Mais je n'ai pas cru que l'illustration de sa glorieuse famille pût justifier une mesure exceptionnelle. X. m'a paru un assez bon diable; il sert bien, je le crois; mais son mérite n'a rien d'extraordinaire, et j'aime beaucoup mieux appeler près de moi — puisque c'est une faveur, — un officier que j'aurai choisi moi-même, après mûre information, parmi les troupes que je commande.

« Si M. X. père n'est pas content de la position de son fils, c'est qu'il est bien difficile. Il a été nommé lieutenant en passant sur le corps de beaucoup de ses camarades^ plus méritants à tous égards; il a été décoré après six mois d'Afrique, sans avoir fait la centième partie de ce qu'un autre aurait dû faire pour obtenir la même faveur : cela n'est déjà pas mal, et je ne comprends pas qu'après cela on vienne parler de mésaventure. Il me semble que X. compte déjà

assez d'illustres protecteurs, et qu'il n'a pas besoin de mon appui pour faire son chemin.

« Et maintenant que j'ai assez exhalé ma bile démagogique, recevez mes félicitations pour votre magnificence toute royale. Sachez en retour que j"ai donné aux légitimes de Constantine, au nombre de quarante, une fête dont on parlera longtemps. Le seul regret de mon ame généreuse est de ne pas pouvoir offrir les mêmes plaisirs aux beautés, dites irrégiilières, malheureusement trop rares, si dignes de Testime des célibataires, innocentes victimes d'un odieux préjugé...

^' Doulcet est un très bon officier; je l'ai détaché de son régiment, pour le mettre aux affaires arabes.

« Adieu. Sachez-moi gré de cette lettre, car j'ai environ treize heures de travail par jour-, du reste, je ne puis vous le cacher, vous ne devez cette faveur spéciale qu'à la colère que m'a inspirée l'absurde mécontentement du père X. Adieu. Tout à vous.

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Pendant la durée de l'empire, le prince de Joinville écrivait aussi fréquemment à son ancien professeur, qui habitait la France.

« Claremont, ii mai i855. — Illustre professeur... Ma femme ne va pas encore bien ; pourtant le docteur lui trouve le pouls un peu plus fort, et dit que c'est un commencement d'amélioration. — La Reine se porte d'un charme... Aumale va dans le monde et y a les plus grands succès. Nemours va au gala à Lisbonne avec son épouse et tous ses diamants. Ils nous reviennent le 5. Montpensier va à Aranjuez, Madrid, Carthagène, Gênes, Milan, Venise, le Tyrol, la Suisse, etc., etc. Folies sur folies de quitter Séville en ce moment, d'aller à Madrid , de sortir d'Espagne. C'est jouer à pile ou face sa belle et grande existence. Trognon va bien; il fait fonction de précepteur de Pierre en ce moment. Ils sont contents l'un de l'autre , mais c'est Pierre qui gouverne. — Milord perd ses dents, a beaucoup de puces, pue, et n'a pu faire un enfant à la femme que je lui ai achetée , avec

laquelle il a été enfermé neuf jours, et qui est la plus caressante du monde. Elle pue aussi.

(( Nous attendons les grandes nouvelles de Crimée. On dit que Tarmée va se diviser en deux : celle du siège sous Pélissier, et la combinée marchant à Tarmée russe. Les Russes ont reçu de nombreux renforts, et les retranchements de la Tchernaïa seront durs à enlever. On réussira, je crois; mais pourra-t-on aller plus loin, et convertir le siège en un investissement qui amènera sans secousse la chute de Sébastopol dans un temps donné? Là est la question. Et de cette question, suivant qu'elle sera résolue, découleront bien des choses.

« Bonat a manqué se perdre avec le Montebello.

(( Sur ce, mille bonnes amitiés. »

En 1861, à propos de la guerre d'Amérique , grande discussion entre le prince et le vieux professeur.

L'enveloppe de la lettre, parvenue par une autre voie que celle de la poste, portait la suscription

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Monsieiœ Gue'rard, sécessionniste avancé.

« Washington, 8 novembre 1861.

« Il paraît, cher Guérard, que vous êtes décidément sécess., que vous tournez au marcKand de nègres. Est-ce que vous avez placé vos fonds dans quelque maison de commandite pour la fourniture des nègres à domicile? Je vous croyais plus avancé en civilisation que cela, et plus conservateur aussi. Vous voir transformé en partisan de rinsurrection me semble bien étrange, à moins qu'il n^ ait là-dessous quelques beaux yeux; — ce qui justifierait tout, et auquel cas je ferais amende honorable.

« Quant à moi, je suis aussi antisécessionniste que possible. Rien à mes yeux ne justifie rinsurrection du Sud. Quelques ambitieux ont exploité et exploitent les passions, aveugles même sur leurs intérêts, de ces malheureux : ils font et feront verser beaucoup de sang.

« Le meilleur service à leur rendre , et à rendre au monde, qui souffre et souffrirait

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beaucoup de la prolongation de cet état de choses, c'est d'étouffer le plus vite possible cette sotte insurrection. Le Nord a pour lui la Justice, la raison, le droit, la force. Oîi en serions-nous aujourd'hui, où on ne croit plus à rien, si le droit des majorités n'était pas respecté et maintenu?

« Ajoutons à cela que le maintien de la puissance américaine est pour la France une question de la plus haute importance, et que le naufrage de ses institutions serait une vraie calamité pour tous ceux qui rêvent progrès en ce monde. Donc je suis dans un autre camp que le vôtre. Donc je suis enchanté de voir mes neveux où ils sont, chercher roccasion de gagner brillamment leurs éperons. Cette occasion approche. La machine sécessionniste craque de toutes parts. On s'occupe ici de préparer le coup final. Si nous avons un grand succès sur l'armée de Manassar, tout l'édifice confédéré s'écroulera comme une vieille baraque. Je voudrais bien que les gens du Sud fussent assez sages pour comprendre et ne se laissassent pas aller à de folles extrémités. Le Nord peut les rece-

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voir en brebis égarées. S'ils préfèrent être écrasés, on les écrasera.

« Maintenant , un sujet de préoccupation pour moi, c'est ce qu'on fera le lendemain de la lutte. Ceci est plus sérieux. Au dedans et au dehors, ce pays-ci, fort d'être sorti victorieux de la lutte et disposant de forces considérables, pourra être tenté de faire des folies; — mais j'espère que non. Les Anglais font bien de mettre de Teau dans leur vin, car les passions se soulèveraient bien violentes contre eux. Les Anglais sont bien puissants; mais il y a ici des ressources et une force latente immense. ,

« Les jeunes neveux vont à merveille, et, tout sécess. que vous êtes, ne boivent pas moins à votre santé.

« Pierre me cause la plus grande joie : il fait merveille à Técole dans toutes les branches, s'y plaît, s'y porte bien, et montre un entrain et une résolution qui m'enchantent. Je voudrais que vous le vissiez en chemise de laine au bout d'une vergue, serrant un hunier ou faisant une estrope. Quant à moi, je vais bien. Je sais assez pressé de m'en revenir.

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mais j'attendrai peut-être encore un peu. Tout ce qui se passe ici m'intéresse beaucoup. Je chante « la Marseillaise » in petto toute la journée.

<( Adieu. Bonne santé, bonne amitié. Au revoir, au printemps ! »

Je ramassai tous ces papiers, dont je fis un paquet cacheté. Un officier d'état -major, M. Rouvière, se chargea d'en découvrir le propriétaire, et de le lui faire parvenir par rintermédiaire de M. de Salvand}'.

Le professeur des princes, M. Guérard, avait eu aussi pour élève le général de Montauban, avec lequel il entretenait une correspondance très active. Elle ne se ralentit pas pendant Texpédition de Chine. M. Guérard écrivait en tête de chacune de ses lettres à son ancien élève, devenu général en chef de Tarmée française dans cette campagne contre le Céleste Empire :

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