INTRODUCTION
Sur sept hommes, il y a, au moins, un syphilitique ; or, il faut le répéter :
Etre syphilitique n'est pas plus déshonoraiit que d'être tuberculeux.
Les individus atteints de la syphilis ne sont que des malades. Mais ils devie7ment coupables s'ils ne s'en yuérisse?it jms et criminels s'ils la transmettent.
De toutes les maladies, il n'y en a aucune sur laquelle la science ait un pouvoir aussi certain^ aussi absolu,
La syphilis a été Jusqu'ici une véritable plaie pour l'humaJiité parce qu'une fausse pudeur empêchait d'en parler, parce que l'hypocrisie sociale lui avait donné le nom de maladie honteuse.
Ce mal peut atteindre les innocents, les e?ifa7its et les femmes les plus honnêtes. Il peut être importé dans toute famille, même la plus honorable.
Il faut donc que tout le monde le connaisse parce qu'il cessera d'être dangereux lorsqu'il sera connu.
L'ouvrage que nous présentojis aujourd'hui au public a pour but, tout en gardant la foryne d'un roman passvtnnel, d initier chacun à la connaissance des maladies vénériemies, de leurs dangers, de la înanière de s'enp)'ése?'ver et de les guérir.
Il peut être lu par tout le monde. Il doit l'être surtout par les femmes qui, jusqu'ici, ont été trop souvent victimes de leur ignorance.
Il n'est pas nécessaire d^ être ignorante pour être vertueuse.
Ce ro?nan,j'en ai la conviction profonde, pourra contribuer à rendre le courage à des désespérés, à réconforter des misères, à ouvrir les yeux aux ignorants, à empêcher des malheurs et à dénoncer des charlatans.
Si je ne me trompe point, l'éditeur, l'auteur et moi, nous serons heureux.