‹ Les aventures de Mandrin mélodrame en cinq actes, et dix tableauxChapitre 67 sur 78 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les mêmes, MARGARITA.

MARGARITA, pile, amaigrie, chancelante, apparat! (ont à coup «terrier* un m- <Rar. Elle «'approche d'Iwurr et m place entre elle et Mandrin.

MANDRIN) reculant.

ISAURE

Elle ! toujours elle pour me sauver !

MARGARITA

Ainsi donc, pendant que je donnais ma vie pour toi, voilà quelle était ta reconnaissance? Je ne te parle pas de tes serments... je sais maintenant ce qu'ils valent, (a kwt.) Ecoutez, A jeune fille! à cct homme qui vous parle d'amour... une femme, une insensée! avait donné son âme tout entière : sa maîtresse! non! elle s’était faite sa servante... son esclave. Cet homme la trahit une fois... elle lui pardonna... Il était prisonnier. elle s'introduisit dans son cachot, prit sa place, et pendant huit jours elle expia son dévouement dans la captivité et dans les souffrances, (a M»ndrin.) Regarde ces yeux creusés par les larmes, ces membres brises par la torture... c’est pour toi que i’ai pleuré, c’est pour loi que j'ai souffert, c'est pour toi | que j'allais mourir... quand mes bourreaux, lassés de mon courage, m’ont jetée hors de ma prison, pâle, exténuée, mo goûta» I nant à peine!... je me suis traînée jusqu'à loi... je me disais : il va me tendre les bras, il va me recevoir comme un ange sauveur; il va, à force d’amour, me faire oublier mes longue* heures d’angoisse!... c'était ma consolation, mon espérance.

mon rêve!... Voici la réalité!... Cet homme est là. i! m’écoute froidement, son regard seul trahit sa colère : il médite ma perte et la vôtre!... Prends garde. Mandrin, la patience de Dieu peut se lasser à la fin, déjà sa foudre gronde, il est temps encore de la conjurer, dans un instant il sera trop tard S

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