MANDAI
Que veux-tu?
Rends la liberté à cette jeune fille.
MANDRIN
Jamais.
MARGARITA
Ce n’est point une prière que je t'adresse, c’est un ordre que je te donne.
MANDRIN
Un ordre!
MARGARITA
Je ne suis plus l’esclave dévouée qui tremblait à ta voix... la fée bienfaisante oui écartait le danger de ton front. Mon cœur, pétrifié par ta lâche trahison, n'a plus ni nilié ni amour. Je suis la vengeance, je suis le châtiment !... Obéis!
MANDRIN
Jamais! J'aime celte jeune fille, rien ne pourra l’arracher de mes bras!
MARGARITA
Eh bien, malheur & toi!... (Elle l’élane* sur UM point* <k rocfcsr et agite un meuebafr.)
MANDRIN
Que fais-tu?
MARGARITA
Rien. Je te trahis, voilà tout !
Quoi !.. ce signal ?
MARGARITA
Les dragons de M. de Simiatn: sont au bas de la montagne.
ISAURE
M. de Simiane 1
MARGARITA
Ce signal est celui de ta perte.
MANDRIN , «rmant an pistolet.
Misérable ! (il 1.1 Un un coup du piitoUt.)
ISAURE
Ah ! au secours ! au secours !
MANDRIN , l'cntrAlnant vers 1« fond.
Dans cc souterrain, tes cris ne seront pas entendus ! (il fait
jouer le ressort. Le» rocher* se («parent. Au moment où U ta (‘élancer dans la souterrain, plusieurs dragon» paraissent sur le seuil.)