PAU? VA
de l'Italie, son père habite Sorrente ; Sa fortune est immense |
LAMBERT.—Qui vous l'a dit ?
BEAUvoIsIN..—Lui-même.
LAMBERT.—Qui vous l'a présenté ?
BFAUVOISIN.—Le marquis de Boissec.
LAMBERT.—Et qui vous a présenté le marquis de Boissec ?
BEAUVoIsIN.—Le comte Léoni.
LAMBERT.—Belle caution !.. (Lambert, apercevant plusieurs hommes qui semblent l'écouter, s'arrête et les regarde fixement.)
BEAUVOISIN (à Christophe qui Le salue Drofondé: ment). —Que voulez-vous? (Caristophe, sans lui répondre, lui présente des chansons.) Des chansons. (Fouillant dans sa poche.) Combien ?.…
CHRISTOPHE.——Ah! monsieur, je ne les vends pas... je les donne.
BEAUvOISIN (à Zambert).—Ce n’est pas cher !.… (CAristophe. pendant ce temps, lui vole sa montre <t son mouchoir; il les met prestement dans sa poche; mais Roguairol, qui s'est approché, les lui escanote aussitôt et s'éloigne vivement. Christophe court après lui.)
BEAUVOIsIN.—Mais enfin, mon beau-frère, le comte Léoni.…
LAMBERT.—Léoni ! Léoni ! qui vous prouve que ce soït là son nom? Ces nobles Italiens poussent comme des champignons. Celui-là vous a séduit par quelque chose d’étrange.
BEAUVOISIN.—C'est vrai !
LAMBERT.—Il ne s'habille pas comme tout le monde... il porte la moustache et parle guérre et batailles comme s’il avait commandé des armées … voilà du moins ce que vous m'avez écrit. Sont-ce à des titres bien sérieux, je vous le demande, pour
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obtenir la main d’une jeune fille, et ne devriezvous pas interroger le passé de cet homme ?
PAUL (à son père).— Comme il parle bien, mon oncle !
LAMBERT.—Je me résume et je vous dis: prenez garde d’avoir affaire à des intrigants.
BEAUVOISIN.—Ta ! ta! tal... Je sais ce que je fais. (4 Thomas.) Voyons, et ce couvert ? (On entend le bruit d'un carrosse.)