‹ Les aventures de Saturnin FichetChapitre 108 sur 169 · CONTRADICTIONS · texte numérisé non relu

CONTRADICTIONS

Pourquoi Léonie changea-t-elle tout à coup d'humeur? Pourquoi fut-elle si vivement blessée de la conduite de Valvins ? L'aimait-elle

donc; el cc| amour, qu'elle croyait depuis si longtemps changé eq haine, venait il du lui parler toul h coup I Non, ce n'était ni pitié ni I end les o p mr col homme , ce n élail non plus m ven reauce m colère : c'était uw de ces sentiments inexplicables si commum d m 1 1 cœur des femmes. Il \ avait dix minutes iiii i Ile plaigu lit cet hoimn i devenu si misérable, et qu'elle eût souhaité de voir iudjll'éreul, tant elle craignait un éclat «le son désespoir: el maintenant elle bu en VOU)ai| de jouer eetle indifférent e aa point de tromper les regards

dont il (;tait entouré. Inquiète, nu m imcnl avant, d'une douleur qui l'épouvantait, plie se sentit humiliée de l'empire qu'il avait repris

sur lui-même. Enfin, Ces ^i's i iveiin'iiK de son cœur érlairei eul

la duchesse sur ce qu'elle éprouvait pour Valvins, et elle i impril alors que la contemplation de l'existence torturée de cet homme cl lit

devenue une babilude oii elle se comptai-, i il Sans s'en douter, elle

savourait depuis longtemps celte vengeance, a laquelle elle 1 1 avoir renoncé.

lai ellei, dans sa pennée, Vulvins lui ri ail si odieux, que, d ni- le ealeuls qu'elle eût pu faire contre lui, elle n'eût jamais mgé à devenir ('instrument dirept de sa perte; un cpntacl avec cet I me,

lui iv pour ('écraser, lui répugnait au point que, ne pouvant armer

personne conlre lui, elle n'avait plus songé qu'à l'év iler.

Mais la présence constante de cet boium ' s nis ses veuv , si doii-

hair, son dépérissement, avaient fini par Biirmonter ce dég tût , elle s'était accoutumée à le voir sans horreur, el peu à peu h le regarder avec curiosité, peut-être quelquefois avec joie. Léonie ne s'était pas rendu un compte exact de ses sentiments, mais ils lui apparurent

dans toute leur cruelle naïveté au moment où le changement de Cet homme sembla devoir les tromper. C'est sa vengeance qui lui échappait , car véritablement sa vengeance était la- El quelle vengeance de femme I comme elle satisfaisait son ressentiment en faisant subir a \ six ins les mêmes tortures qu'elle avait siiiillerles ! comme elle flattait sa vanité en la faisant seule l'instrument de ces toiTmvs ! Combien cette vengeance lui épargnait de soins, de mensonges et d'hypocrisie vis-à-vis du monde, en lui livrant son ennemi -.ans qu'elle appelât personne à son aide, sans qu'elle se compromit par une confidence pu une accusation conlre lui! Lt celte vpng ance lui allait échapper pour ne pas avoir assez ménagé le supplice : la victime était près de s'enfuir. Oh ! non pas. C'est ce que Léonie ne voulait plus, c'est ce qui lit qu'au lieu de quitter ce bal, où elle ne fût pas venue si elle avait su y rencontrer Valvins, elle y demeura tant qu'elle sut qu'il y était encore. Ne fallait-il pas, comme le cavalier mexicain, jeter au cou du buffle le lacet qu'il avait déjà rompu, et, une fois le terrible ennemi bien noué à sa ceinture, n'avaitelle pas à recommencer une course brillante, gaie, folle, eu le traînant abattu et furieux à sa suite, se déchirant aux épines et se brisant aux pierres du chemin?

Cependant cela semblait difficile, car la nuit se passait, el Valvins demeurait dans le salon écarté où il avait retenu, à force de înécbancelés cruelles et hardies, quelques-unes des plus méchantes femmes de ce bal, qui l'écoutaient avec ravissement. Plusieurs fois Léonie avait été jusqu'à la ptfrtc de ce salon sans oser y entrer. C'eût été une imprudence et une maladresse; c'était s'exposer aux atteintes de 1 ennemi, s'il acceptait la lutte ; c'était l'engager a fuir, s'il voulait l'éviter. Oh! quelle révélation ce serait que celle des émotions inlérieures de cette femme tournant autour de ce salon, se présentant à toutes les issues sans oser les franchir, presque touj nus tantôt au bras d'une femme qu'elle accablait de témoignages d 'ainiiié et surtout de flatteries, sachant bien qu'il n'est pas besoin de faire attention à ce qu'on dit quand on flatte; que le tact, la retenue n'y sont pas nécessaires, et que celle qui écoute, acceptant tout sans commentaire, on peut avoir l'esprit ailleurs, pourvu que la flatterie en tienne lieu; tantôt au bras de quelque élégant à qui elle laissait tout dire, sûre de le satisfaire, car elle savait encore que ces messieurs ont une si suprême bonne opinion de leur éloquence, qu'ils s'imaginent que les femmes ne leur résistent que parce qu'elles refusent de les écouter. Elle écoulait donc, ou plutôt elle laissât parler depuis cinq minutes le jeune Larrieu, qui, ne trouvant d'obstacle à rien de ce qu'il croyait faire entendre, osa en dire plus qu'il ne croyait que la duchesse voudrait en accepter, et dont le regard rayonnant faisait part «le son triomphe à tous ceux qui passaient.

Léonie, pendant ce temps, la tèie complaisamment penchée vers son adorateur, l'oreille tendue vers ce salai d'où il ne lui venait que le murmure sourd d'une voixamère et les rires étouffés de quelques femmes, Léonie cherchait un m 'yen de parvenir jusqua ce salon, non de sa personne, mais de sa volonté, de son empire, de l'amour désespéré qu'elle inspirait el qui lui échappait.

foui à coup un mol de Larrieu l'éclairé, elle vient de comprenne depuis dix minutes, elle est en butte aux déclarations les plus directes. Elle s'arrête tout à coup et fait son pian de campagne. Elle quille d'un air embarrassé le bras de Larrieu, et lui dit : » Il me semble que j'ai un engagement à remplir. Je danse, je crois, avec M. .N... Je quitterai le bai aussitôt. J'ai laissé, je crois, une éeharpe dans ce salon... » et elle lui montrait le petit salon où était Vahius.

— Je vais... dit Larrieu.

CONFESSION GÉNÉRALE

— Non, reprit la duchesse, je ne voulais pas vous donner celte peine... Mais, avant de partir, j'irai la reprendre moi-même.

Ceci citait un petit rendez-vous bien conditionné. Mais Larrieu pouvait la suivie dans le salon où elle allait danser; elle ne voulut pas et ajouta :

— jusque-là, adieu.

Elle se sépara de lui et traversa assez rapidement la foule pour gagner une galerie assez éloignée. Quant à Larrieu, il entra dans le salon où était \ alvins ; la pluase de la duchesse était si admirablement cornue : Il nu' scmlilr que j'ai un engagement ; je doute, ji trais, loul cela n'était qu'un doute, peut-être une supposition, et probablement elle srrail revenue au rendez-vous sans avoir trouvé son danseur, qui n'existait pas; il fallait donc ne pas quitter la place, et Lu lieu s'installa dans mi coin, le emur gonllé des plus délirantes espérances. Cela fait, elle attend longtemps, assez longtemps pour qu'on s'aperçoive, dans le coin de Valvius, de la présence de Larrieu, que le commandant devait connaître. Puis, au bout de dix minutes, quand elle a vu que les profonds soupirs du jeune fat, ses petits ( lianionnements, son impatience, ont attiré sur lui quelques regards malicieux, elle parait lout à coup à une porte, enveloppée de celte éeliarpe qu'elle n'a point oubliée là, mais enveloppée comme une femme qui s'en va, et qui ménage une transition entre l'atmosphère brûlante du salon et celle de l'antichambre où l'attend son manteau fourré; et de cette porte, le dos lourné à Valvins, qu'elle ne doit point voir, elle l'ait un signe à Larrieu en lui disant :

— Où vous cachez-vous donc?

La combinaison était admirable, d'autant plus admirable qu'elle trompa même les femmes qui s'en aperçurent.

Elles la trouvèrent maladroite et du plus mauvais goût.

Le mot : «Où vous cachez- vous donc? » était inutile pour dire : Me voilà, puisqu'elle se montrait, et c'était pour faire voir qu'elle avait cherché Larrieu par tous les salons.

Mais le mot n'était pas pour les femmes, mais pour Valvins : il fallait qu'il crût que c'était par force qu'elle avait mis le pied dans un salon où il se trouvait. Et le ton sec dont ce mot fut prononcé devait lui apprendre la répugnance qu'elle avait éprouvée a en loucher le seuil; et cependant cette répugnance avait cédé au désir de retrouver Larrieu : c'était donc un désir bien vif, bien ardent, c'était donc de l'amour.

Léonie avait prévu tout cela ; elle avait prévu aussi que , si Valvins ne tirait pas immédiatement toutes les subtiles conséquences de ce fait presque inaperçu, les femmes dont il était heureusement entouré se chargeraient de ce soin.

En effet, à peine Larrieu, transporté d'un témoignage si éclatant de bonne volonté pour lui, eut-il quitté le salon pour s'élancer vers Léonie, que la conversation, qui mordait à belles dents sur une pauvre comtesse de l'empire si compromise que ce n'était pas la peine de l'achever, se retourna l'œil en feu, la dent plus aiguë sur cette proie toute fraîche qui se jetait si imprudemment en pâture à ses morsures.

Ce fut un beau festin de coi-beaux : la duchesse y fut dépecée jusqu'à la moelle. C'était encore une de ces aventures si profondément cachées et qui rappelaient celles qui avaient eu lieu du vivant de son mari. C'était une révélation, une lumière soudaine, car personne ne soupçonnait rien de cette intrigue. Elle avait failli enfin à son habile et ténébreuse hypocrisie, et toul s'expliquait. En cinq minutes, Larrieu fut proclamé l'amant adoré de la duchesse, et cela aux yeux de Va h ins, qui ne parlait plus et se taisait.

Il avait le lacet au cou : il était jaloux; la duchesse le tenait. 11 quitta le salon dans un état d'irritation furieuse; mais il ne pensait plus à se brûler la cervelle : il fallait qu'il se vengeât de cette femme. A ce moment, il ne redoutait plus de la voir ni de l'irriter, et, ayant rencontré Lesly, il lui dit avec un sourire et une gaieté que le jeune homme crut sincères :

— Quand me ferez-vous profiter de la charmante invitation, de madame votre sœur?

— Demain, lui répondit le jeune comte, c'est demain vendredi. Venez, je vous raccommoderai aussi avec mon père, à qui j'ai l'ait comprendre qu'il avait toit de vous en vouloir.

— De m'en vouloir, de quoi? dit Valvins que tout alarmait dans ses rapports avec cette famille.

Melchior de Lesly avait pensé qu'il ne devait pas parler à son commandant de l'aventure des arrêts el des plaintes du marquis; mais il avait laissé échapper un mot qui nécessitait une explication, et, du moment qu'elle lui fut demandée, il la donna franche et complète. Il dit à Valvins la colère ridicule de son père; il avoua franchement l'indignation qu'il en avait éprouvée, sans prétendre s'en faire un mérite, et finit par raconter la démarche qu'il avait exigée de sa sœur, et qu'elle avait faite.

— Quoi ! dit Valvins, qui, jusqu'à l'intervention de Léonie dans cette all'aire, avait écouté ce récit avec beaucoup d'indifférence; quoi I elle est allée chez le ministre de la guerre?

— Avec une charmante bonne grâce, lui dil Melchior, qui se praisait toujours à louer Léonie.

Puis il ajouta : — Elle est si bonne, si noble! Quand vous la connaîtrez, vous l'aimerez, et vous la connaîtrez bientôt. A demain.

Y;il\ins demeura stupéfait à celle nouvelle, et il le fut encore davantage en retrouvant dans le bal Larrieu, à qui Léonie avait dit quatre mots ire- insignifiants pour, s'excuser de lu) avoir fait chercher sou éi harpe, et lui prouver qu'elle ne lui avait pas demandé autre chose. Larrieu n'y comprit rien; mais il resta au bal avec un air dépité que Yah ins" remarqua et dont il voulut s'assurer en lui disant :

— Je vous crpyaig parti, lieutenant?

Larrieu, qui savait que Valvins avait élé témoin de la petite scène du salon, haussa les épaules et repartit d'un air d'humeur contre lui-même :

— Non, commandant, je suis resté.

— Vous êtes resté? dit Valvins en marquant ces mots d'une intention facile à deviner.

— Non, non, reprit Larrieu en ricanant. Je n'y mets pas de fatuité : je ne suis pas resté, on m'a laissé.

Puis il s'éloigna, laissant Valvins en proie à des réllexions sans fin sur tout ce qui venait de se passer. Désespéré par L'implacable dédain de cette femme, et résolu de se délivrer de sa propre folie par le suicide, il as ait été rattaché à la vie par la jalousie et le désir de changer son expiation en vengeance; puis il élail averti à l'instant même que cette jalousie était peut-être sans cause, et (pie cette vengeance allait atteindre une femme qui l'avait défendu. [)w faire? la poursuivre? la fuir? Quant à mourir, il n'y pensait plus. Ou cette femme avait élé assez noble pour le proléger dans une cause juste, quelque haine qu'elle eût pour lui, et alors il lui fallait le. pardon de cette femme avant de mourir; ou elle était devenue assez indifférente pour faire sans effort pour lui ce qu'elle eût fait pour un inconnu, et alors mourir était un sacrifice inutile qu'elle n'eût pas compris.

L'aimerait-elle encore malgré sa résistance et sa cruauté? Ne seraitelle si implacable que parce qu'il lui fallait s'armer à la fois contre elle et conlre lui? 11 n'osa le croire, mais il y pensa.

Durant toute la journée du lendemain, ii tourna dans ce cercle d'idées et de suppositions, comme vm prisonnier dans un cachot obscur, sans pouvoir y faire pénétrer un rayon de joue qui l'éclairé sur la position où il est. Le soir le trouva dans cette affreuse incertitude, ne sachant s'il devait rester la victime soumise qui s'offre en holocauste, ou se présenter en adversaire décidé à lutter. Si, comme la veille, le jeune comte eût dû le prendre par la main et le mener en quelque endroit, même chez Léonie, il se (Vit laissé conduire, en abandonnant au hasard à décider ce qui arriverait d'une pareille démarche. Mais Valvins, ce cœur si robuste, cet esprit si ferme, en était venu à ne plus avoir la force de prendre une décision dans sa vie. Chez lui. la faiblesse physique ajoutait au désordre moral; et enfin quand l'heure eut sonné où il eût dû se rendre près de Léonie, il se trouva en proie à une fièvre si brûlante qu'une put plus la dominer. Son domestique alla chercher le médecin, qui déclara que Valvins était dans un véritable danger.

Cependant Léonie, avertie dès le matin par son frère de la visite de Valvins, l'avait attendu avec une anxiété non moins grande De quel air se présenterait-il? Serait-ce avec la légèreté railleuse qu'il avait affectée la veille? serait-ce avec le désespoir profond qui le dominait quelques jours avant? Elle l'ignorait; mais elle voyait qu'elle avait remporté une première victoire. Ce qui. quelques jours avant, lui eût semblé une insulte grossière, ce qui lui eût paru, après les premières paroles qu'elle avait échangées avec lui , une révolte insolente, devenait un acte de désespoir après le trait empoisonné qu'elle lui avait lancé en partant. De quelque manière qu'il se présentât, c'est ainsi qu'elle le considérait. Elle l'attendit donc de pied ferme, toute prête à combattre avec quelques armes qu'il eût choisies, quoique, au fond, et si brave qu'elle lût, elle tremblât à l'attente du combat.

Mais le chevalier provoqué manqua à l'appel, et son antagoniste usa toute sa force à se préparer au combat et à attendre dans sou armure qu'elle avait fermée jusqu'au baume.

L'impatience que la duchesse éprouva fut si vive qu'elle ne put s'empêcher de la témoigner à son frère et qu'elle lui dit en riant :

— Eh bien, ton charmant commandant te manque de parole.

— Bah! lit Melchior, (pu n'y avait pas même pensé de la soirée, c'est un original; il l'a peut-être oublié ou il n'a pas osé venir seul.

Deux jours se passèrent ainsi, et ce ne fut que par hasard que la duchesse, qui était de fort mauvaise humeur depuis le vendredi et qui querellait son frère en femme nerveuse, c'est-à-dire à propos de tout et à propos de rien, apprit la cause de l'absence de Valvins.

— Tiens, lui dit son frère, répondant à une autre accusation, c'est comme mon commandant. J'ai bien vu à ton air que tu m'accusais de l'avoir présenté un malotru. Eh bien! sais-tu ce qui l'a empêché de venir? C'est que vendredi soir il est tombé malade, et si malade, que ce matin Larrieu m'a dit qu'on désespère de le sauver.

La duchesse reçut cette nouvelle avec bonheur, non qu'elle fût contente du danger que courait Valvins, mais de ce qu'elle était rassurée sur l'empire qu'elle exerçait sur lui; ce n'était pas de sa propre volonté qu'il n'était pas venu, c'est tout ce qu'elle voulait savoir; aussi ne répondit-elle rien a son frère, mais aussi elle ne le querella plus; la maladie de Valvins avait effacé tous les torts de

CONFESSION GÉNÉRALE

Mekhior. El puis, il j a des hommes qui ont la prétention de comprendre les femmes .' el le petit comte, qui, après ce qu il avait dit de Valvins, avait conlinué de le défendre, s'imagina que ses main, uses raisons avaient pei-suadé la duchesse, el qu'il n'y avait qu'à la câliner pour lui faire croire tout ce qu'on voulait. Bon jeune homme I elle n'avail pas entendu un mol (le ce qu'il avait ajouté.

Mekhior quitta sa sœur quelques Instants après, et elle lui demanda :

— OÙ vas-tu?

D'abord, chercher moinnôme des nouvelle* du commandant,

el puis...

Li dm liesse ne se souriait pas du reste et 06 L'éCOUta pas davantage que sa justification.

il faut remarquer «pie, quelque désir qu'elle eût que son frère fil cette < isite, elle ne lui en avail pas dil un mot ; elle était d'un momie, ci Bon fière aussi, qui l'assurait qu'une visite d'une convenance si nécessaire oe serait pas oubliée; elle n'avait donc pas besoin de la lui recommander; mais elle voulait qu'il lui en fut parlé pour pouvoir s'v glisser par un mol.

— Si lu trouves par hasard ton ami, M. Larricu, chez le Commandant, fais-lui comprendre qui' ses visites, tous les malins à midi, ne me plaisent pas.

— Bah! dit Mekhior d'un ton surpris; Larrieu?

— Ne fais pas de cela une affaire, je t'en prie; parle-lui-en seulement si tu le trouves. Il esl l'oit ridicule, ton ami, et je neveux pas partager cet avantage avec lui.

Mekhior haussa les épaules et ajouta :

— Je ferai ta commission:., si cependant je le trouve chez le commandant.

— J'espère que tu trouveras M. Valvins mieux portant, mais tu as eu tort de ne pas j aller hier.

— (l'est vrai ; je n'y ai pas pensé.

— Tu t'excuseras sûr quelque devoir à remplir.

— Je mentirai.

— Oui, dit la duchesse en riant, tu feras comme pour madame D... quand elle t'attend; tu lui diras que je suis malade et que tu es resté près de moi.

— Excuse excellente! s'écria Mekhior, et que je ne négligerai pas. C'est tout ce que Léonie voulait.

Page 1