I.i domine
\i,' madame, lui «iii Valvini, jauraupu mourir uni ewte ivelle douleur; votre vengeance a voulu me L'infliger, luit.
\,l!; ll(. \,,H> jiisiiiir/ pas, monsieur, répondil froidement la
duché
\U ! lit \ ,ii\uis en se relevant il '1 m au- menaçant, n'allons pas
plus loin, madame, je pourrais oublier ce que voua avez souffert par m >\ Quant a cette justification, elle ait inutile.
— Inutile... dit la duchesse qui baissa d'assurance devant la poW lution de n ah ina.
— Oui, madame . car il eût fallu, pian- l'écouter, un cœur disposé à plus de pitié que je ne puii voui «mi inspirer; il eàl fallu, P ,,,- vous la (tire, plus de raison que voua ne naen avea laissé.
Léonie lit un geste d'impatience ( et Valvini reprit plus douce- ,,„.,,! : — i,. H,, vous accuse pas, madame; noua nous sommes trompés l'un el l'autre. Vous avez cru pouvoir m'entendre; j'ai cru pouvoir vous parler. Cela 1 s est impossible à tous deux. Adieu, madame.
Léonie ne répondit pas a oel adieu, mais elle se repril à pleurer et a sangloter. Valvins s'arrêta et la contempla longtemps ainsi; ,1 cora| n't alors celte tumultueuse colère qui l'avait emporté) : il vil bien qu'elle n'acceptait pas oel adieu. Il tomba à genoux devant elle, et écartant ses mams de ses yeux, il lui ci i 1 doucement :
— Léonie, voulez-vous que je meure?
Elle le repoussa faiblement en se détournant.
Hais que voulez-vous donc, mon Dieu".'' s'écria Valvins.
— je veux, dit la duchesse au milieu de ses sanglots, je veux que vous ave/ pitié de moi ; mais si je voulais votre mort... seriez-vous ici, malheureux !
— Léonie !...
— Oh! tenez, lui dit-elle en l'écartant... je ne veux pas vous tromper, moi, je ne le saurais pas. Save/.-vous ce que m'a dit mon frère monsieur.' C'est qu'on voulait vous perdre, parce que votre raison s'égarait. Hélas! ma qui suis devenue toile de la douleur u ie vous m'avez faite autrefois, je n'ai pas voulu vous rendre cet h urible malheur, et c'est pour cela que j'ai voulu vous voir, vous
pari t.
Léonie!... dit Valvins pendant que ta duchesse, essayant de
Cacher l'émotion qui la tenait et affectant une sorte de dignité naturelle, continuait ainsi :
H ne faut plus m'aimer, monsieur ; vous êtes jeune, vous avez
un brillant avenir, et pour une faute dont j'ai été seule victime, ce serait un trop adieux châtiment que votre perte.
— Mais ce crime, si vous saviez...
— Non, monsieur, non, je ne veux rien savoir... N'en parlons plus, je vous ai pardonné.
— Pardonné! s'écria Valvins.
— Oui, pardonné; non pour ce qui l'a causé, mais pour ce que vous avez souffert. Ne me dites rien, il ne peut y avoir aucune excuse à votre abandon; il n'y avait qu'une expiation qui lût possible ; eh bien ! vous l'avez assez expié, et si mon pardon peut vous rendre au calme, à la raison, au bonheur, emportez-le, monsieur, je vous l'accorde.
Tout en prononçant ces paroles, la voix de la duchesse, d'abord brève et agitée, s'était trempée de larmes, et elle les contenait à grand'peine.
.\h ! Léonie, c'est maintenant que je vais souffrir, dit Valvins, à qui les larmes vinrent aussi aux yeux.
— Vous ne pouvez m'en demander davantage, n'est-ce pas? ajouta la duchesse en éclatant en sanglots; vous ne voulez pas que je VOUS aime, je suppose?
— Non, dit Valvins tristement, je n'avais pas tant espère. Je méritais moins de pitié.
Il se releva lentement, essaya de dominer l'émotion déchirante qu'il éprouvait, et tandis que la" duchesse se cachait la tète dans un coussin, en proie aux larmes les plus vives, il lui dit tristement :
— .Madame, voici ce billet que j'ai reçu de vous ce soir. Reprenez-le ; il pourrait vous effrayer s'il demeurait entre mes mains. On peut pardonner à la douleur, mais on ne se contic pas à celui qu'en méprise et qu'on hait encore. \
— Vous vous trompez, dit Léonie d'un ton également triste, quand une femme pardonne un pareil outrage, ce n'est que parce qu'elle estime celui qui l'a offensée.