X AVERTISSEMENT
se servir de la rédaction en bas allemand; qu'il n'aurait pu inventer toutes les histoires qui appartiennent en propre à notre livre populaire^ et donner les renseignements géographiques et historiques avec l'exactitude qu'on y remarque; mais qu'il y a beaucoup ajouté, d'après des recueils écrits en latin, en français et en italien^ ce qu'il pouvait faire facilementy grâce à ses connaissances étendues en linguistique. Il trouve des arguments en faveur de son opinion dans la préface ^ qui émane d'un homme peu lettré, et que Murner a dû se contenter de traduire, et dans les négligences mêmes qui déparent l'édition de 1 5 1 9j, bien naturelles chez un homme aussi fécond et aussi occupé que Thomas Murner.
De ces négligences, Lappenberg conclut que l'édition de i5i9 est la première, bien que la préface soit datée de i5oo.
Parmi les sources auxquelles a puisé l'auteur de l'histoire de TU Ulespiègle, il faut citer les fabliaux français, le Curé Amis (i), le Curé de Kalenberg (2), les Cento Novelle antiche (3), les
(i) Poëme de Strickaere, dont on possède un manuscrit duXIIie ou du XIVP siècle.
(2) L'histoire des facéties du curé de Kaienberg (dont le nom nous a , dit-on , fourni le mot caîembourg) paraît avoir été imprimée avant 149^.
(3) La première édition connue des Cento Novelle antiche est de 1 52^ ; mais elles citculaient sans doute depuis longtemps manusciites.