SUR LOUVET. XXVII
des tribunaux révolutionnaires. Le 19 juin il fut élu président de la Convention et le 3 juillet ; ,^^
membre du comité de salut public. ". f^
Devenu membre du conseil des cinq-cents lors r,4'
de Forganisation constitutionnelle de Tan 3, Lou- , iV^
vet s'y montra plus ardemment attaché à la cause ' . V-^^^
de la liberté attaquée dans les conseils par une , $
faction puissante, composée d*hommes de tous }'•,%
les partis. Mécontetit du directoire dont Finhabîleté, la faiblesse et les divisions n étaient guère v -r'
moins alarmantes que Taudace de ses ennemis, il prévit les malheurs que les violences du 18 fructidor allaient attirer sur sa patrie. Il fut poursuivi, accusé devant les tribunaux par d'infâmes libellistes qui n'étaient dignes d'apprécier ni la noblesse de son âme, ni la bonté de son cœur, ni la droiture de ses sentiments. Louvet, calomnié par Isidore Langlois, se vit condamné comme calomniateur. Cet intervertissement de tous les principes fit sur lui une impression profonde. La chaleur d'un combat polémique avait altéré sa santé; son âme ne s était agrandie à l'école du malheur qu'aux dépens de son tempérament délicat. Contraint d'abandonner ses travaux, il ne pouvait plus prouver son amour pour la patrie, en combattant la réaction qui désolait la république. §orti du corps législatif le 20 mai 1797, il transporta à l'hôtel de Sens, faubourg Saint- Germain, le beau magasin de librairie qu'il avait formé depuis trois ans au Palais- Royal. Le gouvernement