‹ Les aventures du Duc de Roquelaure (volume 2)Chapitre 20 sur 30 · CHAPITRE LVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE LVII

Sommaire. — Madrid. — Visite au Pardo, à la Sarsuela, au Buen Retiro et à Aranjuez. — L'ennui me prend. — J'ai bien envie de revoir la France. — Difficultés sérieuses. — ■ Une bonne idée. — Bertaut va m'acheter une cruche. — Je pars. — Roule ennuyeuse et fatigante. — Mon arrivée furtive à Versailles. — Je descends chez La Tour Roquelaure. — Sa surprise. — Mauvaises dispositions du roi à mon égard. — Visite de trois femmes colères. — Mesdames de Fosseuse, de Comminges et d'Uxelles. — Explications chaudes. — La réputation de madame de Montglas mal défendue. — La Tour reconnaît volontiers qu'il est un sot, un impertinent et un fat. — La déroute des trois femelles. — Je déjeune copieusement pour me donner du cœur. — Expédition bizarre. — Je me procure une charrette pour me faire transporter au parc de Versailles. — Etonnement du populaire à la vue de mon équipage. — Rires ei huée?. — Je subis Tépreuve sans broncher. — Mes amis me reconnaissent et me jugent fou. — Halte au milieu du parc. — Je suis aperçu par Louis XIV. — Son mécontentement. — On me dépêche Candale en ambassade. — J'essuie le premier leu des remontrances de Sa Majesté. — Je m'excuse respectueusement. — Preuves irrécusables de mon obéissance. — La terre d'Espagne. — J'ai ma grâce.

J'avais effectivement ou du moins j'étais censé avoir une mission à remplir à Madrid. Gréqui m'avait remis des lettres

pour divers personnages de la cour d'Espagne; mais j'avais bien vu, à la façon dont ces lettres m'avaient été données, qu'il n'y avait rien là de très-imparlant et que je pouvais en prendre fort à mon aise. C'est pourquoi je n'avais éprouvé aucun scrupule à demeurer quelques jours à Barcelonne, bien que ce séjour n'eût pas été stipulé d'avance dans mon itinéraire.

J'arrivai à Madrid au milieu d'un nuage dépoussière jaune et épaisse. Gomme je demandais la cause de ce vilain phénomène, on me répondit qu'il n'avait point plu depuis huit jours, et qu'on était habitué, à cette époque de sécheresse, à voir la villeT qui est bâtie sur du sable, disparaître dans ces affreux tourbillons. Gela ne m'empêcha pas de visiter les points les plus importants et les environs de cette cité antique, entre autres le Buen-Retiro, le Pardo, la Sarsuela et Aranjuez.

Quoi qu'il en soit et contre mon attente, je ne tardai pas à m'ennuyer à Madrid. A part les soirées, qui m'y semblèrent charmantes, je me sentis bientôt fatigué de l'étiquette par trop méticuleuse delà cour. Peut-être aussi l'obligation où j'étais de rester en Espagne contribua-t-elle à m'en rendre le séjour insupportable. Toujours est-il que huit jours après mon arrivée, je fus saisi d'une inexplicable envie de retourner sur mes pas et de rentrer en France.

Mais comment faire? Gréqui m'avait clairement fait comprendre les périls qui m'attendaient au retour. Le roi avait parlé, et encourir la colère du roi n'était pas une chose de peu d'importance, surtout quand ce roi s'appelait Louis XIV. D'un autre côté, l'ennui n'élait point mon fait, et, du caractère dont on me connaît, c'était une maladie dont je pouvais mourir. La position était difficile et grave. Des deux parts, il y avait danger imminent, obstacle insurmontable.

Je me creusai la tête et passai successivement en revue les moyens suivants :

— Écrire un placet au roi?

Mais tout Iq, monde en pouvait faire autant, et Roquelaure ne devait point faire comme tout le monde.

— Charger un de mes amis de plaider ma cause? Pardon... a- t-on des amis à trois cents lieues de distance?

Question ardue que je n'osai résoudre; dans le doute, je m'abstins.

— Rédiger un mémoire en ma faveur?

Bah ! c'eût été empiéter sur les droits de messieurs de la basoche, et, franchement, cette usurpation ne me plaisait guère.

Je me remis à réfléchir et à bien peser les paroles du roi, telles que me les avait transmises M. de Gréqui.

Soudain, je me frappai le front et appeiai Bertaut, mon valet de chambre.

— Que désire monsieur le duc?

— Fais-moi le plaisir d'aller m'acheter une cruche.

— Une cruche!

— Oui . . . une cruche. •

— Pardon, monsieur le duc, je ne sais...

— Tu ne sais ce que c'est qu'une cruche?

— Si fait, monseigneur.

— Eh bien, va m'en chercher une.

— De quelle grandeur, monsieur le duc?

— La plus haute et la plus large que tu pourras trouver.

— Il suffit.

— Àh ! encore un mot; n'oublie pas de te procurer aussi un bouchon. Il faut que je puisse la fermer hermétiquement.

— J'aurai également un bouchon.

Bertaut sortit et je me frottai les mains de l'air du monde le plus satisfait.

Il ne fut pas longtemps à revenir et à me rapporter l'objet demandé. C'était, ma foi, une fort belle cruche, et tout à fait propre à l'emploi que je lui destinais. Je m'en saisis avec joie, et je courus dans un petit jardin dépendant du logement que j'occupais. Bertaut fit mine de vouloir m'accompagner, mais je l'arrêtai d'un geste, lui faisant entendre ainsi que je n'avais nul besoin de son ministère.

— Monsieur le duc ne désire-t-il plus rien? demanda-t-il.

— Si fait! je désire, d'ici à une demi-heure, monter dans une bonne chaise attelée de cinq chevaux et rouler grand train vers les Pyrénées.

— Monseigneur retourne en France?

— A Paris.

Bertaut était un garçon fort entendu et fort zélé. Il ne fut en retard que de trente minutes, et vraiment ce n'était pas trop. Une heure après l'ordre donné, les mules piaffaient au

bas de ma fenêtre, et les claquements répétés du fouet formaient la plus délicieuse harmonie qui puisse résonner à

l'oreille d'un homme pressé de fuir un séjour abhorré!

le partis. Il était hien entendu que j'avais ma cruche avec moi.

Bien que j'éprouvasse un vrai plaisir à m' éloigner de Madrid, j'étais tw.s une situation d'esprit trop douteuse pour que la route ne s'en ressentît point un peu. Je trouvai les chemins raboteux, les auberges détestables, et toutes mes hôtesses, sans exception, laides à faire peur.

Qu'on me permette de franchir deux cents lieues d'une seule enjambée. Je ne veux point faire rejaillir sur mes lecteurs les éclaboussures cfue mon humeur chagrine sema çà et là sur mon passage.

Il me suffira de dire qu'après beaucoup d'ennuis au milieu desquels je perdis plus d'une fois patience, je m'insinuai d'un pas furtif dans l'intérieur de Versailles par une riante et chaude matinée. J'allai incontinent me blottir dans un petit logement que La Tour-Roquelaure habitait ordinairement, quand ses créanciers devenaient trop importuns et l'obligeaient à mener une vie plus retirée. Il y était justement, et poussa, en m'apercevant, un cri de surprise.

— Le roi t'a donc permis de revenir ? s'écria-t-ii.

— Nullement.

— Mazarin t'a écrit?

— i Encore moins.

— La reine-mère est instruite de ta venue?

— Point du tout.

— Mais alors, tu es perdu ; car on te regarde ici comme bel et bien exilé.

— Je ne le suis plus, puisque me voici.

— Prends garde qu'on ne te renvoie d'où tu viens.

— Ce serait curieux.

— On a vu des choses plus étonnantes.

— Nous attendrons l'événement. Et d'abord, donne-moi à déjeuner.

La Tour fît en sorte que je fusse immédiatement servi. Mais, avant de me mettre à table, je devais assister à une scène aussi originale qu'inattendue. On vint annoncer à La Tour que trois .dames venaient d'arriver en carrosse et

demandaient à lui parler.

— Leur nom? fit-il en pâlissant.

— Ce sont, dit le valet, mesdames de Fosseuse, de Comminges et d'Uxelles.

£• Miséricorde! s'écria La Tour.

— Qu'y a-t-il?

— 11 y a que ce sont trois diablesses-femmes que j'ai indignement trahies et qui viennent, en corps d'armée, battre en brèche ma pauvre personne, avec l'intention, bien arrêtée sans doute, de n'en pas laisser un seul morceau intact.

— Gela n'est pas sûr. 11 faut les voir, les entendre.

— Une belle vue et un joli tintamarre! soupira douloureusement mon cousin La Tour. Enfin, puisqu'il faut en passer par là, faites entrer.

Les trois dames parurent.

Toutes trois avaient l'air furieux des Horaces allant à la rencontre des Guriaces. Il ne leur manquait que le javelot. 11 est vrai qu'elles avaient de ces yeux perçants qui tiennent lieu d'un fer de bataille, et dont les coups ne sont quelquefois pas moins mortels.

Je m'inclinai à leur approche, car je les connaissais toutes trois. Mais elles ne m'accordèrent qu'une médiocre attention. Il est évident qu'elles avaient d'autres affaires en tête.

— Monsieur de La Tour, dit madame d'Uxelles, nous nous sommes décidées, madame de Comminges, madame de Fosseuse et moi, à une démarche qui peut paraître étrange au premier coup d'oeil, imis qui s'expliquera d'elle-même quand on en saura l'objet. Nous sommes venues toutes trois vous dire vos vérités.

La Tour s'inclina en disant :

— C'est prendre trop de peine, mesdames, et peut-être avez- vous mal choisi votre temps-, car, vous le voyez, je ne suis pas seul. Mon cousin Gaston, duc de Roquelaure, sera le témoin forcé de cette entrevue, puisque, malheureusement, je n'ai ici que cette chambre à vous offrir... et sans doute votre intention n'est pas de vous expliquer devant lui.

— La présence de M. de Roquelaure ne fait rien à la chose, dit madame de Comminges. Le roi en personne serait là que je n'en exprimerais pas moins ma façon de penser. . . monsieur de La Tour, vous êtes un fat !

— Un impertinent! ajouta madame d'Uxelles.

— Un sot! acheva madame de Fosseuse.

— Qu'ai je donc fait pour m'attircr cette grêle de compliments? demanda timidement La Tour.

— Hier, répondit madame d'Uxelles, pas plus tard qu'hier, vous avez laissé entendre chez madame la comtesse de Fiesque, que madame de Montglas avait eu.. . des bontés pour vous.

— Si on a tiré de mes paroles un sens qui ne s'y trouvait pas, dit La Tour, est-ce ma faute?

— Vos paroles n'étaient que trop claires, répliqua madame d'Uxelles, et nous avons promis à cette pauvre dame, indignement outragée, d'obtenir de vous une déclaration signée en bonne forme, par laquelle vous reconnaîtriez n'avoir jamais baisé, à madame de Montglas, autre chose que le bout des doigts.

— C'est bien peu, murmura Latour.

— Cette déclaration a été préparée d'avance, ajouta madame d'Uxelles en tirant de son sein un petit papier parfumé. La voici. Vous n'avez qu'à y mettre votre nom. Le mal sera ainsi réparé.

— Pardon, dit La Tour. Je ne comprends pas très-bien ce que vous prétendez me faire faire. Si j'ai eu le tort de dire une imprudence, ce n'est pas une raison pour que je signe un mensonge.

— Un mensonge ! s'écrièrent à la fois mesdames de Fosseuse et de Comminges.

— Ainsi, vous persistez à calomnier madame de Montglas? fit madame d'Uxelles, en croisant tragiquement les bras sur sa poitrine.

— Je ne calomnie pas, observa La- Tour, je...

— Avez-vous des preuves? demanda triomphalement madame d'Uxelles.

La Tour demeura une minute sans répondre. Les trois femmes crurent à une victoire complète. En effet, l'interrogation était accablante.

— Avez-vous des preuves? dit madame de Comminges... un mot d'écrit! une lettre seulement I

— Des preuves! des preuves! répéta madame de Fosseuse en battant des mains.

Je considérais attentivement La Tour et le croyais complètement battu.

— Mesdames, répondit-il enfin après une réflexion fort sérieuse, vous venez de me prouver que je suis effectivement un sot, un impertinent, un fat et, plus que tout cela, un imbécile. Mais, soyez tranquilles, je me corrigerai. La première fois qu'une de vous, mesdames, voudra bien me faire l'honneur de coucher avec moi, je la prierai de m'en donner d'avance avis par un mot, tracé de sa main et signé en toutes lettres. Sans quoi, je me contenterai d'être tout bonnement son très-humble et très-respectueux serviteur.

Cette réponse étourdit nos trois femelles à tel point qu'elles s'enfuirent sans crier gare.

Quand le bruit de leur carrosse nous eut indiqué qu'elles étaient assez loin pour ne plus nous entendre, La Tour et moi partîmes d'un immense éclat de rire.

J'avais un appétit d'enfer. Je fis honneur au déjeuner de La Tour. Puis, midi ayant sonné, je lui demandai s'il voulait m'accompagner dans l'expédition que j'avais résolu de faire pour essayer de rentrer en grâce auprès de Louis XIV.

— Je ne demandé pas mieux, me dit-il, mais ne m'expliqueras-tu point d'abord?...

— Je ne veux rien t'expliquer. Ce serait te compromettre. Tu verras la chose en simple curieux, et je demeurerai seul responsable du bon ou du mauvais succès qui sensuivra.

Il consentit à tout ce que je voulus, se résignant à examiner mes préparatifs, sans chercher même à en deviner le sens.

Je commençai par aller chez un fermier qui cultivait un énorme enclos situé sur l'un des côtés de la grande route de Paris à Versailles. Là, je choisis une charrette dans laquelle ce brave homme avait coutume de transporter du fumier. Je le priai de la nettoyer de son mieux, d'y atteler un cheval, le premier venu, et de me donner uu charretier pour la conduire. Le fermier obéit, moyennant une pièce d'or que je lui avais remise au moment d'entrer en matière, et la charrette fut. amenée à la porte de mon cousin ■La Tour.

Je regagnai seul l'antichambre où Bertaut avait tout à

l'heure déposé une de mes valises. Je l'ouvris avec précaution et en tirai une cruche de grès hermétiquement fermée. Cette cruche était de force à contenir environ trois litres d'eau. Je l'emportai précieusement et la déposai dans la charrette. Après quoi, j'y montai moi-même, au grand étonnement de La Tour qui me demanda, en se tordant de rire, ce qu'il y avait dans ma cruche, et où je comptais aller en si plaisant équipage.

— Au parc de Versailles, dis-je froidement au charretier.

Et d'un coup de pied je brisai la cruche d'où se répandit une terre noirâtre qu'on aurait pu prendre pour du tabac, tant elle était fine et sans mélange.

Ce fut toute ma réponse. Le cheval prit le pas, et je traversai la ville, debout, me tenant aux deux rampes de bois du tombereau et, pour le dehors de ma personne, fier et droit comme un empereur romain.

Il faut que l'on sache que j'avais endossé ma toilette la plus éblouissante et la plus riche.

La Tour me suivait à cent pas de distance. Il se perdait en conjectures, et je le vis, à deux ou trois reprises différentes, m'adresser des signes, comme pour m'engager à revenir sur mes pas.

Mais mon dessein était irrévocable.

Les gamins commencèrent à me former un cortège, sinon très-brillant, du moins assez nombreux. On chuchotait, on riait, on criait, on me montrait du doigt. Quelques personnes m'ayant reconnu, mon nom circula bientôt dans la foule, et comme on me savait déjà passablement extravagant, on ne fit aucune difficulté de conclure que j'en étais venu à être absolument fou.

Les uns me plaignaient. Les autres trouvaient la chose tout à fait amusante et couraient avertir leurs amis.

Je parvins ainsi au beau milieu du parc.

Ici, la foule était devenue si compacte, que c'est à peine si la charrette pouvait avancer. J'avais distingué, dans le flot toujours grossissant qui m'environnait, Vardes, M. d'Humières, Gheverny, le comte de Fiesque et bien d'autres encore, qui causaient très-chaudement entre eux, disant que si je n'avais pas tout à fait perdu la raison, je ne pouvais manqua d'aller coucher le soir à la Bastille, attendu

que le roi ne voulait pas entendre parler de moi. Je fis deux ou trois fois le tour du bassin, n'ayant l'air de prendre garde à quoi que ce fût qu'on pût dire ou faire autour de moi. /:

Enfin ce que je désirais arriva. 1

Le bruit de l'aventure vint aux oreilles du roi, et Sa Ma jesté envoya M. de Gandale pour avoir une conférence avec moi.

— Monsieur le duc, me dit cet ambassadeur d'occasion, qui avait eu grand'peine à se frayer un passage jusqu'à ma charrette, le Roi m'a chargé de vous rappeler ses volontés souveraines et de m'informer de vous par quel insolent caprice vous avez osé enfreindre des ordres que Sa Majesté ne se rappelle point avoir encore révoqués.

— 11 est vrai, répondis-je à M. de Gandale, que le roi m'a fait connaître ses volontés, et qu'il a donné des ordres auxquels j'ai dû me conformer sans plainte. Soyez assez bon, monsieur le duc, pour retourner vers Sa Majesté et lui dire que, tant que je vivrai et en quelque circonstance que ce puisse être, je professerai pour elle l'obéissance la plus scrupuleuse et la plus absolue.

— Mais, en ce moment même, répliqua le duc, votre conduite est le plus éclatant démenti que puissent recevoir les principes dont vous venez de vous vanter, puisque vous êtes en France, quand vous devriez subir silencieusement et avec résignation l'exil auquel vous avez été condamné.

— Entendons-nous, monsieur le duc, répondis-je avec beaucoup de calme. Sa Majesté m'a imposé pour condition de ne plus jamais fouler que la terre d'Espagne. Or, daignez, je vous prie, jeter un coup d'œil dans l'intérieur de ma charrette et sur cette cruche cassée. Elle contenait d'excellente terre d'Espagne, que j'ai précieusement rapportée de Madrid et sur laquelle, vous le voyez, je marche à l'heure qu'il est. Tant que le roi ne m'aura pas délié de l'obligation sacrée à laquelle sa volonté m'engage, je demeurerai dans cette respectueuse et fatigante position. Allez instruire Sa Majesté de cette circonstance, monsieur le duc, et dans le cas où elle ne serait point touchée de ma soumission, je reprendrais la poste et retournerais aux frontières. J'ai dit.

Le duc de Caudale dissimula assez mal une forte envie de rire et retourna au château.

Cinq minutes après, j'avais ma grâce et je me retrouvais au milieu de mes anciens amis, fort heureux de les revoir^ plus heureux encore de me sentir libre et tout disposé, malgré la petite injustice dont j'avais été victime, à donner à mon souverain tous les témoignages possibles d'obéissance, d'amour et de dévouement.

Page 1