‹ Les aventures du grand BalzacChapitre 13 sur 16 · CHAPITRE XXVm · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVm

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DEUR9 LITTjfRAIRES^

Jean-Louis Guez retourna dànS; sa retraite de Balzac avec Son secrétaire Ogier et sa bergère Âlcinadure } mais bientôt aprèa> comme le secrétaire prétendait faire valoir sa supériorité sur son maître, mademoiselle de Ghenillac n^hésita pas à lui conseiller de renoncer à un emploi, qui n^était

pas en rapport avec son mérite^ et qui devenait incompatible avec leur position mutuelle. Le petàpère Ogîer alla donc docilement prêcher le carême à Paris , réciter des vers galans dans les ruelles \ et se distraire du souvenir d^Alcinadure dans les ambassades auxquelles Bautru le fit attacher^ en mémoire du rôle muet qu^il avait accepté dans la comédie du château d'Arthénice.

Mademoiselle de Ghenillac était plus ja- Idûsô que jumaii de son berger ; elle craignait qu^on le lui enlevât encore ^ et , pour le garder^ elle aurait construit des fortifications ^ creusé des fossés et levé une armée. Mais Balzac n^aspirait plus qu'au repos et à la résidence ; il tie fut pas moins effrayé que sa geôlière, à l'idée du compliment qull serait tenu de faire à PAcademie, où il était ehtré malgré lui. Il eut recours à IHntervention de ses amis littéraires , pour obtenir d'hêtre dispense de te compliment et du voyage que rAcadémîé

pouvait exiger de lui^ par un nouveau com<»

plét de Bautru et de Boisrobert : il écrivit donc à l'Académie pour la remercier de l'avoir mis dans son corps s<ms VobUger de venir à PiMrù , et il envoya même à un académicien > Hay du Chàtekt^ quelques ouvrages de sa façon , en le prtwil; de les lire en séance académique* Boisrobert triomphait :

Balzac se reconnaissail de lui«mêine bon et véritable a/eadémicten.

Mais la vogue de Balzac diminuait tous les jours : la réputation de Voiture avait éclipsé celle de Tautèur du Prince et des Lettres. A l'indififérence succéda l'oubli.

Pourtant, Jean-Louis Guez écrivait toujours sous la dictée et l'inspiration de mademoiselle de Ghenillac^ dans un tête-àtête perpétuel avec cette dame qui porta la houlette jusqu'au tombeau.

Balzac» restéveuf, tomba dans une dévotion outrée^ et^ transformant son orgueil en humilité chrétienne^ il ne songea plus

qu'à faire une mort édifiante pour expier le scandale de sa vie glorieuse: il voulut être enterré à Angoulême , dans Thôpital de Notre-Dame-des-Anges^ aux pieds des pauvres qiuy étaient déjàwhumés, et il fofida^ par testament^ un prix bisannuel de cent francs à ^Académie française^ pour le meilleur discours sur un sujet pieux.

Ce fut, dit^on, Boisrobert qui lui souffla, par Pentremise de son confesseur, cette espèce d'aipende honorable à l'Académie qu^il avait dédaignée autrefpis*

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