‹ Les aveux; poésiesChapitre 14 sur 56 · FIOR DI LEVANTE · texte numérisé non relu

FIOR DI LEVANTE

Longtemps encor, parmi la vapeur, les cordages Et les groupes bron:(és des matelots sauvages, Les fleurs de Zante en font un oasis flottant.

Moi-même, aux jours obscurs où de douces pensées M'évoquent la beauté des heures éclipsées. Que j'ai revu des fois, — souvenir décevant, — Ton ciel clair, tes flots bleus roulant des pierreries. Et les riches bouquets de tes barques fleuries, O Zantc, fleur lointaine et douce du Levant!

une Marguerite

ARGUEKiTE de la prairie, Pétale par pétale et curieusement , Comme un naïf et jeune amant Voici que je t'ai défieurie.

Pourtant tu me souris encor, Et tu m'offres au bout de ta tige brisée, 0 fleurette brutalisée, Ton délicat petit cœur d'or.

En tombant, ton dernier pétale M'a redit : « Elle t'aime... » O douce fleur, pourquoi Ai-jefait s'abattre sur toi Une main distraite et fatale ? —

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