‹ Les aveux; poésiesChapitre 15 sur 56 · FÊTE PARISIENNE · texte numérisé non relu

FÊTE PARISIENNE

Fête parisienne

MÊME ks tessons des bouteilles Sur les murs où grimpaient les treilles Jetaient des feux de diamants, Et sous la charmille fleurie Les yeux noyés de rêverie, S'en allaient des couples d'amants.

Le soleil criblait la rizière.

Qui coulait gaie et familière; Et des femmes dans des bateaux.

Rieuses, les bras hors des manches, Abandofînaient leurs deux mains blanches Aux fraîches caresses des eaux.

Très vieux vers

UN vent rafraîchi soufflait de la haie : Comme nous allions du côté d'Honfleur De blancs liserons parfumaient la haie, C'était un sentier de bruyère en fleur.

Le soleil d'été luisait sur les herbes, La mer emplissait d'axtir V horizon.

Par les prés normands, lentes et superbes. Les vaches paissaient l'opulent ga^on.

Vos yeux souriaient sous votre voilette. Et dans ce pays âpre et gracieux Votre main gantée et votre toilette Faisaient un contraste exquis à mes yeux.

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