CONSOLATION A ÉLISE
Consolation à Élise
VOTRE visage peint à fresque, Élise, est rongé par le temps, Et vous prenez d'assaut, ou presque.
Un beau jeune homme de vingt ans.
Accusez^le d'être égoïste.
Souriez^ d'un sourire triste.
Et jetex vos deux bras au cou De cet amant fat et frivole.
— Ah ! vous raime~ comme une folle.
Mais le drôle en rit comme un fou.
Consolez-vous, dans trente années Vous serex morte. Il sera vieux.
Sous ses tempes découronnées Les rides brideront ses yeux,
Et ce galant d'humeur altière Usera sa vie en prière, Tendaîît les bras, tendant le cou, Aux pieds de quelque enfant frivole — Oui s'en rira comme une folle Et qu'il aimera comme un fou.