‹ Les aveux; poésiesChapitre 43 sur 56 · DÉBAUCHE · texte numérisé non relu

DÉBAUCHE

Que j'ai défais roulé ma pauvre tête

Sur de beaux corps, mais que je n'aimais pas,

Et pour calmer via poitrine inquiète

Serré ces corps à m'en meurtrir les bras!

Tu les voyais, mon Ame, mes folies.

Tu les voyais, mais sans y prendre part; Un souvenir que jamais tu n'oublies Apparaissait, — im sourire, un regard.

Rien qu'un regard, et qui disait un Ètret Rien qu'un sourire, et qui disait un Cœur ! Un Etre ! Un Cœur / Les voir, et reconnaître Que pour toujours on est loin du bonheur !

L'âge de fer

IL est un âge — ô l'âge heureux ! — où la tendresse N'a pas abandonné la place au corps vainqueur, Tant qu'on préférerait aux voluptés sans cœur Le bonheur sans plaisir et l'amour sans caresse.

Puis l'âge vient — ô l'âge amusant ! — où l'on laisse La chair nous prodiguer son charme le meilleur. On prend la femme, ainsi qu'on respire une fleur. Sans rien lui demander qu'un quart d'heure d'ivresse.

Puis l'âge vient — ô l'âge effrayant ! — où les sens Ne jettent plus des feux qui soient asseT^ puissants Pour nous cacher combien notre Ame diminue.

Et l'homme, qui n'a plus ni bonheur, ni plaisir. Voit poser devant lui la femme toute nue, Comme une ombre qu'il rêve et ne peut pas saisir.

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