‹ Les aveux; poésiesChapitre 6 sur 56 · TON PASSÉ · texte numérisé non relu

TON PASSÉ

Ton Passé

De la naissent ces symbathies Aux impérieuses douceurs Par qui les âmes averties Peuvent se reconnaître sœurs.

Théophile Gautier.

Ai-jE htsoin, pour te. connaître.., 0 mon Amour, d'interroger Ce Passé qui t'a fait ton Etre, Et m'est-il vraiment étranger ?

Dans ces jours où la destinée, O chère sœur, nous séparait.

Dis, ne t'a-tu pas façonnée Pour mon désir le plus secret ?

N'as-tu pas su rester si tendre, Si vibrante à tout noble appel.

Si finement prête à comprendre Mon Univers Spirituel?

22 LIVRE PREMIEl

Une mystique intelligence Uun vers l'autre nous a conduits, Et tu me désirais d'avance Dans la détresse de tes nuits.

La preuve en est, ô fiancée De mon cœur bien avant ce jour.

Que tu n'as pas une pensée Qui ne redouble mon amour.

Ton Passé fa faite de sorte Que je trouve en toi V Idéal.

fe sais cela, puis, que m'importe Ce que fut son décor banal?

A bien des maux il fut en proie.

Car tu sais trop bien me chérir, Et Von n'apprend pas dans la joie A ne jamais faire souffrir.

L'Ame de ce Passé fut mienne Quand toi-même nen savais rien.

Et toute ta vie ancienne fen ai d'un seul coup fait mon bien.

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