‹ Les Avocats du Parlement de Franche-ComtéChapitre 21 sur 117 · Champeaux, op. cit., p · texte numérisé non relu

Champeaux, op. cit., p

EL ONRER

ment l’on plaidera ordinairement les lundi, mardi, jeudi et vendredi, le matin seulement. La veille de chaque jour plaidable on attachera à la porte de la salle du parlement le rôle des causes qui devront être plaidées le lendemain, afin que les parties soient prêtes.

En dehors de ces réformes, contenues dans l’ordonnance de 1491, il s’en préparait d'autres, qui allaient avoir aussi une grosse influence sur la situation des avocals. C'élaient d'abord les nouvelles faveurs accordées au parlement, dont les prérogatives furent encore angmentées par Philippe le Bon. C'était surtout la création de l’Université de Dole. Dès 1421, Philippe avait obtenu du pape Marlin V les privilèges nécessaires pour son érection. En 1426, la nouvelle Université ouvrait ses portes. L'Université venait heureusement compléter le parlement. A l'Université, près de maitres au savoir distingué, les futurs avocats pouvaient désormais s’instruire très avant dans la doctrine et dans les lois. Le parlement était là pour compléter leur éducation, comme le dit Gollut : « afin que les escholiers puissent adjoindre à la théorie l’usage et practique judiciaire qui est la plus certaine explicatrixe des loix !. »

L'enseignement du droit comprit cinq chaires dans la nouvelle Université : deux pour le droit civil, deux pour le droit canon et une pour la lecture des Instilutes. Les leçons des professeurs devinrent vite célèbres, et un peuple nombreux d'étudiants les suivaient.

Aussi, rien d'étonnant, maintenant qu'il existe dans la ville même de Dole un enseignement officiel du droit,

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