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séance dans le barreau, en date de leurs lettres de docteurs, sans préjudice du droit de ceux qui se trouveraient plus anciens, qui ont prêlé le serment au parlement et ont pris antérieurement possession en l’audience d'iceluy !....» Mais le barreau ainsi composé était sans doute formé de trop jeunes talents aux yeux des vieux parlementaires, coutumiers de l’éloquence des avocats dolois, ou peut-être les avocats plus anciens boudaientils un peu aux institutions nouvelles, puisque, par un arrêt du 20 avril 1679, « pour obliger les vieux avocats à reprendre la plaidoyrie qu'ils ont abandonnée aux jeunes, et afin de rendre l'audience plus célèbre et plus fréquentée, la cour -résolut qu'on plaiderait à l'avenir non seulement les causes d’appel et de seconde instance, mais encore les supplicatoires et celles de première instance, qui ne seront pas embarrassées de trop de faits ou de trop de titres ?....»
Le transfert de l’Université de Dole à Besançon, en 1691, amena de nouveaux éléments au barreau bisontin. C'étaient d'abord les avocats qui étaient restés atlachés au sort de la ville de Dole, tant qu'elle conservait un peu de son antique splendeur. Pour eux, sans doute, cette éclipse n’était, ils l’espéraient du moins, que passagère, etils étaient restés à Dole, attendant des jours meilleurs. Mais quand ils avaient vu, après le parlement, l'Université disparaitre à son tour, ils avaient perdu leurs deruières illusions sur le retour possible des beaux jours d'antan, eux aussi avaient quitté Dole pour Besançon. L'Université allait, en outre, fixer à Besançon toute une
1. Actes importants du parlement de Franche-Comté. 2. Actes importants du parlement de Franche-Comté.