‹ Les Avocats du Parlement de Franche-ComtéChapitre 47 sur 117 · Archives départementales, B · texte numérisé non relu

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trouvantsans doute qu'ils s'étaient assez fait désirer, que flaités de la distinction dont on les honorait, ils étaient prêts à remplir ces fonctions. Leur décision intervenait à temps; par une lettre du 20 juillet, le chancelier demandait à ce qu'on les remplace par trois officiers du parlement !. En 1756 encore, les avocats eurent un nouveau dissentiment avec les professeurs. Ils reprochaient à ces derniers de ne point vouloir se rendre en consultation chez les avocats plus anciens qu'eux en grade et d'exiger qu'ils se présentent chez eux.

Comme le chancelier semblait donner raison aux avocats, l'Université décida de se pourvoir au Conseil d'État pour faire respecter l'arrêt de 1711. Mais l'affaire n'alla pas plus Ioin ; deux professeurs délégués près du premier président conclurent un arrangement qui convenait que les avocats rayeraient de leurs livres les délibérations concernant les professeurs, et que, pour les consultations, on en userait de part el d'autre suivant chaque cas particulier ?.

Les avocats n’eurent point des rapports difficiles qu'avec l'Université. Avec.la municipalité aussi ils furent en conflit. En 1746, l’intendant avait demandé cent hommes de garde bourgeoise pour assurer la défense de la place. Le conseil de la cité discuta, dans une séance qu'il tint le 30 juin, si l'on comprendrait Îles avocats dans la garde bourgeoise. Il décida que, malgré la considération due à cet ordre, on ne pourrait dégager les avocats de ce Service, parce que c'est une charge personnelle, à laquelle il leur sera d’ailleurs aisé de

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