‹ Les Avocats du Parlement de Franche-ComtéChapitre 48 sur 117 · Archives départementales, B · texte numérisé non relu

Archives départementales, B

2 Livre des délibérations de l’Université, man, 988, B. B.

Ar ess

satisfaire, en subrogeant quelqu'un pour faire leur garde. Cependant on leur fera des avertissements polis et distingués pour les engager au service ou par euxmémes où par des subrogés. <

Les avocals d'alors, qui n'avaient point hérité des vertus guerrières de leurs ancêtres de Dole, refusèrent de servir à la garde bourgeoise.

Le premier président, d’abord favorable au projet de l'incorporation des avocals, s'y opposa ensuile. Après réceplion d’une lettre du comte d’Argenson, ministre et secrétaire d'État de Ja guerre, lintendant, tranchant le différend, rendit une ordonnance obligeant les avocals à monter la garde, le 27 juillet 4746 !. Le barreau dut se soumettre, mais il le fil de mauvais gré, en s’en vengeant par les épigrammes qu'ildécocha à la municipalité. Un avocat même, du nom de Bauquier, en publia tout un volume ?.

L'avocat d’Auxiron nous rapporte aussi, Sans préciser la date, qu'à un certain moment les avocats refusèrent au chapitre leurs services, el cela aussi bien aux membres du chapitre en particulier qu’au corps luiméme. La raison en était que le chapitre avait fermé son entrée aux gradués, qui de tout temps y avaient place et droit acquis. Le chapitre, en effet, par une délibéralion injurieuse pour les avocats, les avait privés des places destinées à leurs enfants *.

Aux avocats de Besançon, comme à ceux de Dole,

1, Délibérations municipales de Besançon, registre 159, B. B.

2, Estignard, Le parlement de Franche-Comté, 1. I, p. 281.

3. Manuscrits d'Auxiron, B. B. Réflexions de d'Auxiron sur les affaires entre le parlement et les avocats.

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