Sur toute cette affaire, cf. Histoire des révolutions
. du barreau français, op. cit.
naient les usages des avocats d’une manière générale, sans en faire trop particulièrement application aux événements de.Besançon. Dans ce nombre on peut citer : les « Nouvelles réflexions sur les usages, la discipline et l’indépendance des avocats », qui contenaient une apologie pompeuse de l'ordre des avocats !. Une autre brochure, s'intéressant à un point plus spécial de la discipline des avocais, traitait, ainsi que son titre l'indique, de « l'utilité publique de la censure 2. » Cetle question du droit de censure de l’ordre des avocats à l'égard de ses membres avait encore donné naissance à plusieurs petits opuscules; dans l’un, intitulé : « La calamilé publique ou lettre d’un citoyen à un ancien bâtonnier de MM. les avocats de Besançon », la censure des avocats était comparée à rien moins qu'une Calamité publique, qui répand le désordre dans l'État. La répliquene s'était pas fait attendre ; elle avait paru, spirituelle et documenliée, dans la « Réponse d’un ancien avocat à la lettre d’un citoyen 5. »
D’autres de ces libelles discutaient plus particulièrement au sujet du conflit pendant entre le parlement et les avocats. L'un de ces libelles : « la Lettre d’un militaire retiré à la campagne à M. de ‘**, magistrat à Besançon », prenant le parti du parlement, rappelait les arrêts rendus à diverses époques contre les avocats ; il prétendait même trouver dans le droit romain la condamnation des avocats. La contre-partie de ce factum
1. Affaire des avocats. Recueil, n° 4154, B. B. Nous avons vu plus haut que ce libelle avait été condamné par la Cour.