Ibidem
parut dans un petit imprimé : « la Réponse à la lettre adressée par un militaire... », qui dut être rédigé par un avocat en faveur de l’ordre dont il faisait partie !. Un avocat du nom de Lécurel publia, tout en conservant l'anonymat, une « Histoire des révolutions et de la discipline du barreau français, notamment de celui du parlement de Franche-Comté, considéré sous ses rapports de droit politique, d'ordre moral et de bien public ?. » Les différents démêlés des avocats avec le parlement, et spécialement ceux de 1784, s’y trouvaient largement commentés. Les conclusions, que lauteur en tirait, étaient naturellement tout à l'honneur des avocats.
Dans certains autres factums, qui virent le jour à la même époque, on ne se contentait point de discuter s’il fallait accorder ou refuser la censure aux avocals, mais on attaquait ouvertement le parlement. L'un, intitulé : « Le magistrat converti, conte moral », dépeignait les conseillers, sous un jour peu flatteur, comme de vaniteux ignorants, préoccupés, en toutes circonstances, de leurs intérêts plutôt que du bien public *. Un autre écrit : « Les plaintes de la province au roi sur la retraite du barreau », réclamait les sévérilés du roi sur ce parlement, qui, à ce qu'on y lisait, était aussi bien l'ennemi du roi que des avocats, puisqu'il refusait au roi, après une guerre ruineuse, les secours demandés, et accordés volontiers par la province #.