‹ Les Avocats du Parlement de Franche-ComtéChapitre 68 sur 117 · PA MES · texte numérisé non relu

PA MES

On répandit dans le public, après les avoir fait imprimer, les mémoires concernant les affaires des avocats. Ainsi se publièrent lesmémoires de Marguet et de Rougel. Les réponses à ces mémoires et des réfutalions à ces réponses parurent à la suite, Les avocats voulaient ainsi faire juge de leur différend le public, puisque les magistrats, prévenus contre eux, fermaient les oreilles à leurs réclamations.

Les avocats de Besançon saisirent même de la queslion leurs confrères du parlement de Paris. S'appuyant sur ce qu'en 1775 la Cour de Paris avait reconnu à ceuxci le droit de censure, ils s’en autorisèrent pour leur demander leur appui dans le différend qui les mettait en guerre avec le parlement. Les avocats de Paris qui, sans doute, regardaient de haut leurs confrères de province, répondirent que {° le cas n’était point le même que celui soumis au parlement de Paris en 1775 ; 2° que les avocats de Besançon avaient été trop fermes sur leurs prétentions ; 3° qu'ils auraient dù rentrer quand le parlement, par son arrêt du 20 juillet 178%, leur avait ouvert une porte ; 4 que s’il y avait eu, de part et d’autre, précipitation, il y avait, de la part des avocats, un entêtement inexcusable ‘. On avait sans doute, à Paris, l'échine plus souple qu’à Besançon.

L'année suivante, les avocats essayèrent, mais en vain, d'obtenir de la Cour qu'elle se rende à leur raison. Le 2 août 1785, ils s’assemblèrent au nombre de cinquante-six, avec l’aulorisation du premier président, chez l'avocat Lebeaux, qui était le dernier bâtonnier

Page 1