LA SITUATION DE L'AVOCAT (SES PRÉROGATIVES
Si la discipline des avocats se montrait assez sévère pour exiger d'eux qu'ils fréquentent le barreau et qu'ils résident à Besançon, si elle leur demandait une probité au-dessus de tout soupçon, c’est que les avocats du parlement de Besançon jouissaient d’une situation privilégiée tant à cause des prérogatives attachées à leur titre, qu à cause de l’honorabilité même qu'il valait à ceux qui en étaient revêtus. On comprend que, dans ces conditions, les avocats aient eu souvent à défendre leur tableau contre l’intrusion de gens qui, sans plaider ni fréquenter les audiences, prétendaient s’y glisser, uniquement pour jouir des prérogatives que la situation pouvait leur conférer, sans avoir à en supporter les charges.
Un des privilèges les plus importants des avocats du parlement de Besançon était le droit de committimus. Nous avons vu, en étudiantl’histoire des avocats de Dole, que ce droit leur avait été accordé en 1646, par Philippe IV, et qu'il leur permettait de faire juger en premier ressort devant la Cour les causes où en matière personnelle ils étaient défendeurs ?.