Ibidem
On comprend aisémentque les officiers des bailliages ne souffraient qu'avec difficulté de se voir dessaisis, au profit de la Cour, de nombre d’affaires qui, sans le committimus, auraient dù passer devant eux. Mais les avocats au parlement, dans des procès où souvent la sollicitation des juges, avant les audiences, tenait une grande part, préféraient de beaucoup être soumis à la juridiction de juges qui les connaissaient bien, puisqu'ils élaient en rapports journaliers avec eux dans l'enceinte du parlement.
Un second privilège de l’ordre des avocats concernait la répartition de la capitation. La capitation était un impôt personnel, qui se payait par tête, comme son nom l'indique. Elle avait été créée en 1685, pour subvenir aux dépenses de la guerre. Elle fut suspendue à partir de 1697 et fut rétablie en 1701 ft.
La capitation serépartissait, pour son application, entre vingt et une classes différentes, dont la première partait des princes du sang, pour aboutir aux valets de ferme avec la dernière ; le taux de l'imposition suivait une progression décroissante d’après l’ordre des classes.
Les avocats jouissaient de l'avantage de n'être taxés que dans la dix-septième classe, pour un prix assez minime par conséquent. Ils venaient ainsi bien après les bourgeois des grandes villes, compris dans la treizième classe, catégorie où ils auraient, la plupart du temps, été rangés s'ils n'avaient été avocats. Ils passaient même après les bourgeois de second ordre qui faisaient partie de la quinzième classe, et les marchands de blé, de vin,