DE BESANÇON
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CllAPlTUE UNIQUE
LES AVOCATS A LA VEILLE DE LA REVOLUTION LA DLSSOLLTION DE l'oRDRE
Si le calme s'êlail rélahli peu a peu dans le parlement et <laiis le barreau après les ailaires de 178i et IT<So, ce nV'înil poiîi! pour loiii'Iemps. IVienlf^l allaient se i)récipiter les événements qui enlraineraient à la ruine les instilutionsdu régime el, avec elles, lebarreau aussi bien que le paiiemenl.
En ITcST. 1(^ parlemenl avait réclamé avec insistance la réunion d(\s Etals généraux il avait encore, dc[>uis, adressé plusieurs remontrances au pouvoir royal quand, au moi> d'avril IT<SS, il reçut Tordre de ne [irendre aurune vacance sans l'autorisation du roi. Le parlement protesta contre celle manière de faire, illégale et inusitée. Ses protestations étaient vaincs : le 9 mai, il élait obligé de se retirer devant la force armée ; rinlendanl avait lu aux conseillers une déclaration leur ordonnant d'entrer en vacances, en môme temps qu'il leur avait donné connaissance de toute une série d'édits restreignant les pouvoii's du parlement. Le palais de justice fut gardé par la troupe pour empêcher les conseillers de s'y rénnir.
La population bisoidine prit fait et cause pour son parlement. Elle éleva de violentes réclamations contre le
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iiiiiiistre Brienne et contre .M. de Lainoigrioii, ({u'ulle accusait de tout le mal. Les avocats, à leur tour, se pronoiicèrenl pour le pailemcul ; ils y mirent sans doute moins de fougue qu'ils ne Teussenl fail en un autre lemps; les mauvais jours de 1785, où le [»arlemenl leur avait relire leurs droits auxquels ils tenaieni le plus, n'étaient point encore eiiacés de leur mémoire. Leur confiance dans le [larlemenl avait du s^en ressentir. L'un d'eux, cependanl, Tavocat Rouget, fui conduit au fort Griffon le 10 juillet et mis au secret, pour avoir tenu des |>ropos hostiles a M. de Lamoignon ^ Rouget éprouvait peut-être le besoin de se signaler |)lus bruynimnent que lesaulres en faveur du [larlement, qui, envers et contre tous ses confrères, avait décidé, en 178i, de l'inscrire a nouveau >ur le tableau dunl il avait été exclu.
La disgrâce du parlement ne fui [loiid de loîigue durée; le 20 octobre, il se réinstallait à Besancon nu fnilieu de la joie de la populnticn Le barreau s'associa dans une juste mesure aux démonsirntions de Li foule.
Le parlement fut grisé par les manifeslnlions enthousiastes ipii avaient accueilli son retour et que, pourtant, il ne devait ptus connaître. II en piolita pour se montrer intraitable vis-à-vis de lautorite royale, refusaid TeruM^gisli efiient de tous les édits et de toutes les ordoiniances, sans distinction, repoussant les mesures les plus justes, les réformes les [ilus nécessaires.
Les États de Franche-Comté se réunirent le "21 novembre 1788. Là, comme ailleuis, fut discutée la question de savoir à quelle représentation chaque ordre avait