‹ Les avocats du Parlement de Franche-Comté [microform]Chapitre 4 sur 112 · La Brayère, t. I, chap. vm · texte numérisé non relu

La Brayère, t. I, chap. vm

pemeni, le plein épanouissenienl de sa personnalité, el là comme ailleurs, nous rencontrerons quelquefois cette lutte sourde, faite de jalousie et d'envie, entre la magistrature et le barreau, ces deux grands corps judiciaires, entre lesquels, pour le bien de la justice, l'accord devrait toujours être parfait.

Notre étude s'attachera plutôt à la vie générale de Tordre des avocats du parlement de Franche-Comté, qu'à la vie personnelle et particulière des membres qui composent cet ordre. Aussi nous nous étendrons peu sur l'histoire des avocats du parlement de Dole, dans un temps où le barreau en était encore à sa période d'organisation, pour donner plus de développement à l'histoire des avocats du parlement de Besancon. L'ordre des avocats possède alors son plein épanouissement; son histoire, qui peut être plus facilement suivie sur des documents moins rares, nous intéresse davantage parce qu'elle nous touche de plus près, et que Ton trouve aisément des traces des règles que les avocats se donnèrent à celte époque dans Torganisalion qu'ils possèdent de nos jours.

Dans la première partie de cette étude, qui comprendra l'histoire des avocats de Dole dès la fondation du parlement el sous la première domination française d'abord, puis sous la domination des ducs de Bourgogne, et enfin sous celle de l'Autriche, nous assisterons à l'apparition du barreau franc-comtois. Nous découvrirons dans son premier développement l'origine de nombre de ses usages, qui se sord perpétués par la suite au parlement de Besancon, et riue nous aurions eu peine à comprendre sans nous reporter aux circonstances qui leur ont donné naissance.

Dans une secomle parlie qui coninieucera à la conquête (le ia Fraiiche-Conilê par Louis XIV, nous [lasserons à rélude des avocats au parlement deBesanron, en retraçant, dans Tordre chronologique, la vie même du ])arreau jusiju'à la veille de la dévolution.

Avec la troisième partie, qui s'intéressera en (luelque sorte au c(Mê technique de la question, nous examinerons les conditions de l'exercice de la profession de l'avocat à Besançon.

La quatrième partie, eniln, nous fera assister dans les premières crises de la Révolution à la disparition de l'ordre des avocats. Plus brève que les autres, parce qu'elle embrasse une moins loijgue époque, ce sera, somme toute, l'épilogue de cette étude.

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