Livre des délibérations de l'Université, man. 987, B. B
Au commencemenl de 1708, TUniversilé s^émul à nouveau des dispositions des avocats à son égard '. Le 7 janvier 1708, le recteur informait la compagnie que les avocats de Besançon avaient rédigé des statuts contre les privilèges de l'Université. Il denianda une copie des statuts au greffier du parlement. Mais le premier président fit défense au greffier de les communiquer. En possession des statuts, oldenus par ailleurs, les professeurs décidéreni, le ^2i janvier 1708. de faire des remontrances sur ces statuts et de les envoyer au chancelier et cà toutes les universités. C'était Tobligation de l'inscription pour tous les avocats, qui les émouvail
si fort dans ces statuts.
Les professeurs chargèrent en même temps une personne de leurs amis de soumettre Tatraire au chancelier. Le chancelier, consulté, répondit que l'Université n*avail qu'à suivre les moyens ordinaires. Elle les suivit en s'adressantau parlement. Le parlement, assez mal disposé contre l'Université, ainsi que nous l'avons déjà vu, repoussa ses prétentions dans un arrêt du 30 juin 1708, déclarant que les professeurs ont assez à faire avec leurs leeons, sans vouloir se livrer aux travaux du barreau ; que, du reste, la Cour de Toulouse a interdit, en 1538, ce cumul aux professeurs, et qu1l n'y a rien dans l'ordonnance qui di>pense les professeurs de s'inscrire -.
L'Université ne s'en tint pas là. Elle obtint contre la communauté des avocats un arrêt du Conseil d'Etat por
1. Son émotion fut d'autant plus vive, qu'un avocat du nom de Hu?uenet avait été rayé du tableau pour un an, parce qu'il avait signé les con sultations du professeur Bret. son oncle (Fonds Droz, à M. de Vregille;.